Le sacrement des malades, marqué par l’onction d’huile bénie, est le sacrement de la tendresse de Dieu dans les méandres de la maladie. Ce sacrement peut concerner aussi les personnes âgées dont les forces déclinent sans qu’une maladie spécifique ait été détectée. Le sacrement pourra être réitéré dans l’évolution de la maladie devant un phénomène nouveau, une décision chirurgicale grave, ou une nouvelle complication. L’Église offre ce sacrement, qui rejoint tout l’homme : corps, âme, et esprit ; il est l’expression éminente de la corporéité de la foi qui embrasse l’homme tout entier.
La parole du rituel prononcée par le célébrant est la suivante : « N., par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l’esprit Saint ; Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève. »
Et, pour finir : « N. désormais la force de Dieu agit dans votre faiblesse ». Tout ceci dit bien comment Dieu rejoint l’homme dans sa vulnérabilité. Et comme l’a exprimé Benoît XVI dans son homélie de la messe chrismale du jeudi saint 2011, « la guérison première et fondamentale advient dans la rencontre avec le Christ qui nous réconcilie avec Dieu et guérit notre cœur brisé ». Cette guérison intérieure rend l’homme capable d’accueillir ensuite toutes les forces de guérison non seulement spirituelles, mais également corporelles, que Dieu peut accorder.
Les célébrations communautaires, au cœur d’une Eucharistie dominicale, manifestent que le malade est un membre actif de sa communauté et que c’est d’abord l’Église toute entière qui est guérie par le Christ dans les sacrements. C’est pourquoi, les paroissiens qui le désirent peuvent recevoir l’onction des malades lors d’une célébration liturgique communautaire.
P. Anatole DEDEGBE

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