Mois : octobre 2025

  • Novembre : mois des saints, mois des défunts

               Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ. Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « béatification-canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi à la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.
    Cette fête est par ailleurs l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.

    La Toussaint est aussi inséparable du jour de prière pour les défunts, que l’Eglise commémore le 2 novembre. La solennité du 1er novembre est vécue dans la joie ; celle du 2 novembre est plus en lien avec les souvenirs envers ceux et celles que nous avons aimés et qui sont partis de cette terre.

    N’oublions pas de prier pour les défunts, ceux de nos familles, bien sûr, mais également ceux qui n’ont personne qui prie pour eux. L’Eglise nous y encourage, particulièrement en ces jours après la Toussaint. Le plus beau signe d’espérance et d’amour que nous pouvons poser est d’offrir des intentions de Messe pour eux, car nous les plongeons ainsi dans le Sang précieux du Seigneur Jésus immolé sur la Croix, seule source du salut pour tous. Nous prions également en nous engageant dans la conversion par la confession, en communiant, et en priant aux intentions du Saint-Père. Ces trois actions de foi obtiennent, par la Miséricorde divine confiée au ministère de l’Eglise, la rémission de toutes les conséquences des péchés. C’est ce qu’on appelle une indulgence ! N’en privons pas nos défunts.

    Entrons dans l’espérance par cette somptueuse et réconfortante fête de la Toussaint, célébration des prémices de l’inextinguible joie de la vie éternelle, dans la communion avec le Vivant, Dieu Saint qui nous aime et qui nous attend !

     

    P. Anatole DEDEGBE

     

  • « Dis merci au monsieur… »

               Chacun dans son enfance a pu entendre ses parents lui seriner ces paroles alors qu’un monsieur bienveillant lui proposait un bonbon, un morceau de chocolat ou je ne sais quel bon produit de l’Aveyron.

    Ce fait divers nous le retrouvons sous une autre forme dans l’Évangile de ce jour où l’évangéliste Luc nous narre la rencontre d’un groupe de lépreux que Jésus guérit et envoie, selon la tradition, se montrer aux prêtres du Temple pour faire le constat de leur guérison. Un seul fait demi-tour pour dire à Jésus sa reconnaissance de l’avoir guéri.

    Pour les chrétiens, la reconnaissance de ce qu’on doit à Jésus s’appelle action de grâce. C’est d’un autre ordre qu’un phénomène naturel même si c’est tout notre être qui vient à la messe dire merci à celui qui nous sauve et accueillir son salut par sa mort sur la croix et sa résurrection.

    La fête de l’Aveyron nous invite bien sûr à de nombreux achats tant il y a de bons produits dans cette région. Ils méritent bien plus que de la consommation gourmande puisque c’est la tradition pour ceux et celles qui se retrouvent à la messe de 10h30 de remercier le Seigneur pour sa création, la libération qu’il nous apporte et la vie divine qu’il nous donne dont le baptême est déjà la signe.

    Alors merci pour le travail accompli et la joie de se retrouver ainsi.

    Comme le dit si bien le père Michel Quoist : la symphonie a besoin de chaque note, comme le livre a besoin de chaque mot, comme la rivière a besoin de chaque goutte d’eau, comme la moisson a besoin de chaque grain de blé, l’humanité tout entière a besoin de toi, là où tu es, unique et donc irremplaçable.

     

    Père Édouard BOIS

     

  • Octobre : mois de la mission, mois du Rosaire

               A l’orée de ce mois d’octobre, l’Église nous éveille davantage au sens de la mission et nous rappelle que, mus par la grâce de l’Esprit Saint reçu au Baptême et à la Confirmation, nous devons être dans le monde « les ouvriers de la mission divine, les hérauts de la vérité divine, les artisans de la grâce divine » (Document conciliaire, Ad Gentes n°23). Aussi, sommes-nous invités par le Pape dans son message adressé à tous les chrétiens à l’occasion de la Journée Mondiale des Missions 2025 à « transmettre la Bonne Nouvelle en partageant les conditions de vie concrètes de ceux que nous rencontrons et en devenant ainsi porteurs et constructeurs d’espérance (n°2). En agissant ainsi, nous réalisons la vocation universelle des baptisés qui consiste, selon le pape François, de vénérée mémoire, à « devenir parmi les peuples, par la force de l’Esprit Saint et l’engagement quotidien, des missionnaires de la grande espérance que nous donne le Seigneur Jésus » (idem). C’est à travers nous que le Seigneur poursuit sa mission dans l’Église et dans le monde d’aujourd’hui.

    Avec Marie, Notre-Dame du Rosaire, la première en chemin et en mission, à qui ce mois est dédié, allons avec confiance sur les chemins de la mission à la rencontre de nos frères et sœurs qui sont à la périphérie de nos communautés chrétiennes vivantes. Sortons donc de nos conforts et apportons à tout homme, toute femme la joie de l’Évangile. Car notre humanité blessée et déchirée a bien besoin de la grâce de l’Évangile du Christ, message de paix et d’amour, pour panser ses plaies et retrouver sa joie originelle. En prenant pour modèle la Vierge Marie qui n’hésita pas à franchir monts et collines pour aller apporter la joie de l’Évangile à sa cousine Elisabeth, bravons, nous aussi, dans la force de l’Esprit Saint, les obstacles et les intempéries pour porter plus haut l’étendard de l’Évangile du Christ.

    Que Sainte Thérèse de Lisieux, docteur de l’Église et patronne des missions, en ce centenaire de sa canonisation, intercède aussi et soutienne nos œuvres et pas missionnaires.

    P. Anatole DEDEGBE