Mois : juin 2017

  • Edito de l’été

    Quelques conseils pour les vacances que vous partiez ou non de Paris

     

    Prenez le temps de penser,

    C’est la source de la sagesse.

    Prenez le temps de jouer,

    C’est le secret de l’éternelle jeunesse.

    Prenez le temps de lire,

    C’est la source du savoir.

    Prenez le temps d’aimer et d’être aimé,

    C’est une grâce de Dieu.

    Prenez le temps de vous faire des amis,

    C’est la voie du bonheur.

    Prenez le temps de rire,

    C’est la musique de l’âme.

    Prenez le temps de donner,

    La vie est trop courte pour être égoïste.

    Prenez le temps de travailler,

    C’est le prix du succès.

    Prenez le temps de prier,

    C’est notre plus grande force sur la terre.

     

    (Lu sur une affiche à Ouagadougou)

     

  • Remerciements du P. Christophe

     

    J’ai vu comment toute la paroisse s’est impliquée pour guider mes premiers pas : quelques-uns se sont proposés pour m’orienter dans les transports communs, d’autres pour me faire découvrir les lieux indispensables à visiter dans Paris. Je n’oublie pas toute cette générosité qui s’est manifestée en m’invitant à partager vos repas chez vous ; ce furent de vrais moments d’échanges fraternels où j’ai pu connaitre vos familles.

    Cette générosité va bien au-delà de l’aspect individuel. Un prêtre étudiant dépend entièrement de la paroisse qui l’accueille pour vivre. Votre contribution représente largement plus que l’apport des organismes qui nous octroient les bourses d’études. Par ma présence ici, vous avez participé à la grande mission de l’Église d’annoncer la Bonne Nouvelle aux contrées lointaines. Vous avez manifesté un intérêt certain pour ma région d’origine au Cameroun, en prenant de nouvelles ; c’est arrivé que plusieurs parmi vous me donnent des informations sur cette région qu’ils ne connaissaient pas jusque-là. L’année dernière, le partage de carême a été orienté pour aider les familles déplacées de mon diocèse suite aux attaques de Boko Haram…

    (Extraits de son  mot de dimanche dernier)

     

  • Edito du 12ème dimanche du temps ordinaire

    Des vacances pour le temps ordinaire

     Le temps pascal, puis les différentes solennités (Pentecôte, Sainte Trinité, Saint Sacrement, Sacré-Cœur, Nativité de saint Jean-Baptiste) nous conduisent cette année jusqu’au seuil de l’été. En prenant les vacances, la tentation peut être grande de lier toutes ces fêtes à nos activités de l’année et de vouloir marquer la grande pause pour tout.

    Simplement à sa manière, Dieu a voulu nous manifester qu’il est jusqu’au bout présent dans chacune de nos activités. Conscient de nos fatigues, il est le premier à nous rappeler de ne pas « tuer le corps ». C’est dire combien les vacances sont importantes pour pouvoir nous entretenir et être à nouveau efficaces.

    Si le temps ordinaire de la liturgie revient juste au moment de partir, Dieu nous invite à une autre manière de le comprendre. Sans s’imposer, il apprécie encore mieux de partager discrètement avec nous cette vie que nous menons sans pression et loin des regards critiques qui ne nous jugent que sur notre apport, nos compétences. C’est ce moment qu’il choisit pour nous ressourcer et nous rappeler combien nous avons du prix à ses yeux.

    P. Christophe Idrissa

  • Edito du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ


    L’Eglise fait l’eucharistie et l’eucharistie fait l’Eglise.

    « Si vous êtes le corps du Christ et ses membres, c’est le sacrement de ce que vous êtes qui est disposé sur la table du Seigneur ; c’est le sacrement de ce que vous êtes que vous recevez. C’est à ce que vous êtes que vous répondez « Amen » et cette réponse est votre signature. Sois un membre du Corps du Christ, pour que cet Amen soit vrai.«   (St Augustin, Sermon 27,2)

     

    Le concile Vatican II a voulu rappeler cette dimension ecclésiale de la fête du Saint Sacrement, que l’on trouvait déjà dans les grands écrits des premiers Pères de l’Eglise, et qui a été formulée par le P. de Lubac : L’Église fait l’Eucharistie et l’Eucharistie fait l’Église.

     

    Cela signifie que la célébration de la messe n’a pas pour unique fin la Présence réelle de son Seigneur sous les aspects du “Corps Eucharistique“, mais aussi la vie, la croissance, la construction de son « Corps ecclésial » qui devient alors signe et sacrement de Dieu dans le monde.

     

    Ainsi, dans les Prières Eucharistiques, nous trouvons une double invocation à l’Esprit Saint ; après avoir prié le Seigneur afin qu’il « sanctifie ces offrandes pour qu’elles deviennent le Corps et le Sang de ton Fils... », le prêtre poursuit la prière en disant : « accorde à tous ceux qui vont partager ce pain et boire à cette coupe d’être rassemblés par l’Esprit Saint en un seul Corps… » (P.E.IV).

     

    En ce dimanche où nous voulons remercier le P. Christophe de sa présence parmi nous pendant ces deux années, ainsi que tous ceux qui ont donné de leur temps et de leur force au service de notre paroisse, que notre eucharistie soit un appel pour que de nouveaux membres continuent à faire grandir notre Église ensemble, et être signes de la présence du Christ ressuscité dans notre quartier.

     

  • Edito de la Sainte Trinité

    Un Dieu à la portée de tous …

    Une hymne priée par les prêtres, les diacres, les religieux et bien des chrétiens se pose avec émerveillement cette question au sujet de Dieu : « Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ? »

    Ce dimanche, lorsque nous ferons le signe de la croix en entrant à l’église, au début de la messe ou à une autre occasion dans la journée, rappelons-nous que nous avançons toujours dans la connaissance de Dieu, lui qui est Père, Fils et Esprit Saint. Oser l’appeler ainsi par tous ses noms et mener nos activités en son nom montre ce degré de familiarité qu’il a tissée avec nous.

    Professer la Trinité, c’est reconnaître Dieu qui refuse d’être enfermé dans une définition rigide qui met l’accent sur sa transcendance, sa toute-puissance et toutes ces autres qualités au superlatif qui nous fascinent et que nous redoutons aussi en quelque sorte. Dieu n’est pas un mystère inaccessible. Un mystère est une vérité qui se laisse progressivement appréhender, « une réalité tellement belle qu’on n’a jamais fini de la connaitre. »

    Dieu est simplement ce Père aimant, inquiet quand ses enfants s’éloignent et en même temps capable de dépêcher le seul Fils fidèle vers ses frères pour les rassembler et les ramener à la maison. Il est aussi cette présence discrète qui accompagne et soutient tous ses enfants.

     

  • HORS PAROISSE

    Ce week-end, 400 adultes sont confirmés à Notre-Dame de Paris, et parmi eux Agnès et Nicolas de notre paroisse.

     

    Ce week-end de la Pentecôte, 11400 collégiens (dont certains de notre paroisse accompagnés par le P. Christophe et Anne-Dorothée Péreau) sont rassemblés à Jambville pour le FRAT, sur le thème « Souffle sur eux et qu’ils vivent » (Ez 37,9).

     

     

  • Edito de la Pentecôte

    “C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous nous avons été baptisés pour former un seul corps. “

    Souvenez-vous : dans ce temps de préparation à Pâques, le Conseil Pastoral avait proposé à ceux qui le désiraient de constituer des petits groupes de partage autour de l’exhortation apostolique du pape François “Amoris Laetitia“. Quatre groupes se sont alors constitués dont certains continuent à se retrouver encore aujourd’hui. Les échos qu’ils ont bien voulu nous partager de leurs échanges est un beau signe de l’Esprit Saint toujours à l’œuvre : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Mt 18, 20).

     “C’est une expérience très fraternelle que nous avons vécue, d’un point de vue du groupe c’est la première fois que la majorité d’entre nous pouvions vivre quelques choses de personnel avec la communauté de Bercy en dehors de l’eucharistie dominicale. La majorité, pratiquants réguliers de la paroisse, ne peuvent s’impliquer dans les propositions personnelles de par leurs rythmes de vies et leurs vies familiales. D’autres notent que c’est la première fois que l’on se sent de la paroisse car sollicités à ce titre.

    C’est donc sur la joie de vivre quelque chose en communauté que nous nous sommes retrouvés. Nous avons tous eu énormément de plaisir de découvrir l’exhortation du pape et sa simplicité de lecture sans oublier l’exigence de son message dans notre vie de tous les jours. Mais c’est le message de Dieu qui nous demande, à son image, la fraternité, l’amour de notre prochain. C’est sur l’accueil de la vie et le bon sens de l’éducation que nous avons partagé et que nous nous sommes interrogés.

    Lors de notre 1ère rencontre c’est sur la famille élargie que nous avons beaucoup échangé. Sur la seconde rencontre c’est le thème de l’accompagnement des familles en difficultés dans l’éducation et dans le respect de tous que nous avons cherché des idées. Un groupe type « foi et éducation » pour prolonger les échanges a tenté quelques-uns.

    Nous avons eu de très beaux témoignages et l’envie de continuer à se connaître et échanger… De beaux échanges et de nouvelles rencontres avec des gens que l’on voit régulièrement.

    Nous avions dans notre groupe une personne plus loin de l’Eglise et actuellement en recherche. Elle nous a partagé sa joie de voir une paroisse avec beaucoup d’ouverture et capable de répondre à ses interrogations. Elle nous a partagé ses doutes et nous a livré un témoignage rayonnant de ses découvertes que nous avons du mal à percevoir nous, chrétiens depuis longtemps. “

     

    Dans un autre groupe : “Au niveau du l’encyclique, nous avons été « épatées » de la parole vraie, simple et bienveillante de ce texte accessible à tous (croyants ou non) et très concret. Tout est dit dans ce texte qui veut coller au réel, bien rassemblé et qui ouvre des pistes de réflexion sur l’évolution de chaque personne et de chaque couple (étapes, crises…). 

    Ce texte est une vraie source à laquelle on peut puiser pour accompagner, expliquer, soutenir, se référer, au sein de l’Eglise, dans notre entourage, notre vie personnelle.  Il est facilement recommandable pour tout public.

    Il y a dans ce texte très respectueux pour tous beaucoup de propositions d’accompagnement à toutes les étapes de la vie.

    Quant aux échanges : que du positif ! Tout d’abord avant chaque séance, nous lisions chacune le chapitre concerné et faisions donc une préparation personnelle du texte. Puis nous avons pu mieux nous connaître, nous apprécier, et partager nos expériences très différentes dans des discussions dynamiques et passionnantes. De ces réunions, une belle amitié a jailli entre nous cinq, certaines ne se connaissant pas du tout avant. Par ces moments de partage, nous avons appris à nous connaître « en vérité ».

    Un troisième groupe a retenu des extraits substantiels du chapitre 4, qui “nous a le plus enthousiasmés par son commentaire de l’épître aux Corinthiens et de son hymne à l’amour. La reprise de chaque formule, son éclairage théologique ou concret, enrichissent considérablement notre réflexion, notre prière et notre façon de vivre l’amour dans les liens du mariage.

    L’ensemble du texte offre des formules bien ciselées, ou permet de redécouvrir des textes antérieurs, bibliques ou plus récents, et fournit d’admirables citations à méditer. Morceaux choisis :

     – dans Evagelii Gaudium, cité au n° 305 (p. 237) : « Un petit pas, au milieu de grandes limites humaines, peut-être plus apprécié de Dieu que la vie extérieurement correcte de celui qui passe ses jours sans avoir à affronter d’importantes difficultés. »

    – « Nous sommes appelés [le pape songe aux prêtres mais cela peut s’appliquer à tous les chrétiens] à former les consciences, mais non à prétendre nous substituer à elles [n° 37, p. 28]

    – « Le couple qui aime et procrée est la vraie « sculpture vivante » (non pas celle de pierre ou d’or que le Décalogue interdit), capable de manifester le Dieu créateur et sauveur. » [n°11, p. 11]

     

    Ces quelques extraits pour manifester que tout le texte que le pape tire du synode est comme une infusion (ou plutôt effusion) d’amour, écartant tout comportement trop doctrinal et rigide et s’inspirant de l’attitude du Christ, qui propose un idéal élevé, exigeant, mais se montre ensuite accueillant et compréhensif aux pécheurs. “

    Père Luc de Saint Basile