Mois : septembre 2018

  • Edito du 26ème dimanche du temps ordinaire, 30 septembre 2018

    « Ce dimanche, le catéchisme et l’aumônerie font leur rentrée, et les équipes St Vincent fêtent leur St patron (jeudi dernier nous célébrions la St Vincent de Paul).

    C’est donc Sylvie Bénac, responsable des équipes St Vincent sur la paroisse, qui nous partage sa méditation sur l’évangile d’aujourd’hui.

     

     

    « Celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. »

     

    Jésus veut montrer à ses disciples que tous ceux qui font le bien agissent selon son désir.

    Il utilise des images très marquantes pour nous inciter à faire preuve d’amour envers notre prochain.

     

    Il n’attend pas de nous d’être irréprochables ou de faire des choses extraordinaires, mais simplement, de faire de petits gestes envers ceux qui nous entourent : sourire à une personne sans domicile, prendre le temps d’écouter un ami en difficulté, appeler une personne isolée, rendre visite à une personne malade, proposer de rendre service à une maman très occupée…

    De telles occasions d’être présents, tout simplement, ne manquent pas.

     

    Sur la paroisse, les membres de la Société Saint Vincent de Paul visitent des personnes isolées, malades ou handicapées qui souhaitent un soutien moral, spirituel et parfois une aide matérielle. En les voyant chez elles, à l’hôpital ou en maison de retraite régulièrement, ils créent une relation de confiance et d’amitié réciproque.

     

    Si vous disposez d’un peu de temps à offrir à une personne qui en a besoin, vous pouvez rejoindre ce groupe. Vous découvrirez que c’est une expérience très enrichissante et qui apporte beaucoup de joie.

    Si vous connaissez des personnes dans votre immeuble qui souhaiteraient être visitées, merci de les signaler à l’accueil de la paroisse.

    Si vous souhaitez connaître un peu mieux les activités de ce groupe, vous pouvez venir à la prochaine rencontre le vendredi 28/09 à 18h30 au presbytère, vous y serez accueillis avec joie.

     

    « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mat 25, 40).

     

    Sylvie Bénac

  • Edito du 25ème dimanche du temps ordinaire, 23 septembre 2018

    “Ils discutaient entre eux

    pour savoir qui était le plus grand « .

     

    Toute personne a besoin d’être reconnue ; c’est cette reconnaissance par les autres qui nous permet tout simplement d’exister.

    Mais autant ce désir est légitime, autant vouloir être au-dessus des autres est anti évangélique. Or la soif du pouvoir est un instinct bien ancré au cœur de l’homme.

    Et cela ne concerne pas seulement les grands responsables. Malheureusement, chacun à sa place, si petite soit-elle, entend souvent exprimer son pouvoir, que ce soit le modeste employé qui manifeste qu’il possède le pouvoir d’accéder ou non à une demande, que ce soit celui qui a la chance d’avoir quelques connaissances et qui écrase les autres de sa science ou  monopolise la parole dans une réunion, et même au sein d’une famille, entre conjoints ou vis-à-vis des enfants. Vouloir dominer est, hélas, un instinct naturel qu’il nous faut combattre pour suivre le Christ et devenir plus humains.

     

    L’évangile de ce dimanche commence par une nouvelle annonce de la passion et de la mort de Jésus et Marc souligne que les disciples ne comprenaient pas ces paroles.

    Bien plus il nous avoue qu’ils ont discuté sur la route pour savoir qui était le plus grand.

     

    Jésus va remettre les choses à leur place :  » Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. «  Par cette parole, Jésus ne dénie pas la nécessité d’une autorité ni la nécessité de prendre des responsabilités avec le pouvoir qu’exige l’exercice d’une responsabilité. Ce qu’il demande, c’est d’exercer une autorité, une responsabilité dans un certain esprit. Celui-ci se définit par deux mots : l’humilité et le service. Et pour illustrer cela, il prend un enfant comme exemple. Qu’est ce que cette comparaison évoque pour nous ?

     

    La première raison, et peut-être la plus importante, c’est que l’enfant est appelé à grandir : on ne nait pas grand, on devient grand, mais pour cela il nous faut accepter de recevoir. Celui qui se croit le plus grand, celui qui croit tout savoir, s’enferme et ne grandira jamais. Par contre, celui dont le cœur et l’esprit sont ouverts, celui qui sait qu’il ne sait rien ou pas grand-chose, celui qui accepte de recevoir des autres, alors celui-là pourra grandir comme l’enfant.

    Mais recevoir suppose la confiance. Si l’enfant reçoit de ses parents, c’est aussi parce qu’il a une totale confiance en eux. De même, nous grandirons dans l’intériorité, nous grandirons dans notre foi dans la mesure où, avec une totale confiance comme l’enfant, nous accepterons de recevoir des autres et particulièrement du Christ et de son évangile.

     

     » Le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir  » (Mt 20, 28). Laissons-nous entrainer sur le chemin de Celui qui s’est agenouillé aux pieds de ses apôtres au cours de la dernière Cène pour leur laver les pieds.

     

    P. Luc de Saint Basile

     

  • Edito du 24ème dimanche du temps ordinaire, 16 septembre 2018

    Pour vous qui suis-je ?

     

    Croire c’est quoi quand on est chrétien ? Il peut arriver qu’un interlocuteur, sachant que nous sommes chrétien, nous pose la question.

     

    Il nous arrive aussi de nous la poser à nous-même.

     

    L’évangile de ce dimanche est une aide précieuse pour répondre à cette question.

    Nous sommes en effet à un tournant de la vie et la mission de Jésus.

    Jésus pressent maintenant la forme tragique que va prendre son avenir. Il l’assume, Lui donne sens librement. Il marche vers Jérusalem, c’est-à-dire vers son terrible destin.

     

    Oui mais encore faut-il que derrière les troupes suivent !

    Aussi Jésus pose-t-il la question à Pierre et aux autres disciples. « Que dîtes-vous, pour vous qui suis-je ? ».

    La réponse de Pierre ne sort pas d’un manuel de catéchisme, de théologie où il aurait été chercher la bonne réponse comme nous serions tentés de le faire.

    Il n’avait pas le Catéchisme de l’Eglise Catholique dans sa poche.

     

    La question de Jésus n’est pas une question d’école, de savoir, de vérification de connaissance.

    Pour toi…en ton for intérieur tu dis quoi de moi, tu engages quoi de ta vie avec moi ?

     

    « Tu es le Messie ! ».

    La réponse de Pierre vient du plus profond de lui-même.

    Croire c’est dire « je », engager toute sa vie.

    Pierre ainsi reconnaît que Jésus est plus que Jean Baptiste, Elie ou d’autres prophètes.

    Il est celui que les prophètes ont annoncé, le Messie : l’envoyé attendu par le peuple depuis des années, voir des siècles, pour la libération, pour rassembler, relier à Dieu.

    Alors cela vaut la peine de le suivre, de jouer sa vie sur lui.

     

    Mais voilà. Dans l’euphorie de la bonne réponse c’est la douche écossaise.

    Pierre tombe de haut.

    Jésus précise quelque chose d’inattendu : le messie devra subir la passion, être mis à mort avant de ressusciter.

    Pierre a encore du chemin à faire pour croire vraiment à cela et accepter un Messie, non comme il l’imagine, mais tel que lui se donne, se présente.

     

    Le chemin de Pierre est aussi le nôtre pour entrer peu à peu dans le mystère du Christ et en vivre

    Ce n’est jamais achevé car le Messie est toujours plus grand que ce que nous avons découvert de lui et nous changeons nous aussi. Il y a notre histoire qui évolue, notre âge à assumer, des événements nouveaux parfois douloureux qui se présentent.

    Comme celui de Pierre notre «Je» au Christ est en perpétuel mouvement.

    Marc, en ce temps de rentrée, nous invite à explorer un peu plus le mystère du Christ.

    Il est grand le mystère de la foi.

     

    P. Edouard Bois

     

  • Edito du 24ème dimanche du temps ordinaire, 16 septembre 2018

    Pour vous qui suis-je ?

     

    Croire c’est quoi quand on est chrétien ? Il peut arriver qu’un interlocuteur, sachant que nous sommes chrétien, nous pose la question.

     

    Il nous arrive aussi de nous la poser à nous-même.

     

    L’évangile de ce dimanche est une aide précieuse pour répondre à cette question.

    Nous sommes en effet à un tournant de la vie et la mission de Jésus.

    Jésus pressent maintenant la forme tragique que va prendre son avenir. Il l’assume, Lui donne sens librement. Il marche vers Jérusalem, c’est-à-dire vers son terrible destin.

     

    Oui mais encore faut-il que derrière les troupes suivent !

    Aussi Jésus pose-t-il la question à Pierre et aux autres disciples. « Que dîtes-vous, pour vous qui suis-je ? ».

    La réponse de Pierre ne sort pas d’un manuel de catéchisme, de théologie où il aurait été chercher la bonne réponse comme nous serions tentés de le faire.

    Il n’avait pas le Catéchisme de l’Eglise Catholique dans sa poche.

     

    La question de Jésus n’est pas une question d’école, de savoir, de vérification de connaissance.

    Pour toi…en ton for intérieur tu dis quoi de moi, tu engages quoi de ta vie avec moi ?

     

    « Tu es le Messie ! ».

    La réponse de Pierre vient du plus profond de lui-même.

    Croire c’est dire « je », engager toute sa vie.

    Pierre ainsi reconnaît que Jésus est plus que Jean Baptiste, Elie ou d’autres prophètes.

    Il est celui que les prophètes ont annoncé, le Messie : l’envoyé attendu par le peuple depuis des années, voir des siècles, pour la libération, pour rassembler, relier à Dieu.

    Alors cela vaut la peine de le suivre, de jouer sa vie sur lui.

     

    Mais voilà. Dans l’euphorie de la bonne réponse c’est la douche écossaise.

    Pierre tombe de haut.

    Jésus précise quelque chose d’inattendu : le messie devra subir la passion, être mis à mort avant de ressusciter.

    Pierre a encore du chemin à faire pour croire vraiment à cela et accepter un Messie, non comme il l’imagine, mais tel que lui se donne, se présente.

     

    Le chemin de Pierre est aussi le nôtre pour entrer peu à peu dans le mystère du Christ et en vivre

    Ce n’est jamais achevé car le Messie est toujours plus grand que ce que nous avons découvert de lui et nous changeons nous aussi. Il y a notre histoire qui évolue, notre âge à assumer, des événements nouveaux parfois douloureux qui se présentent.

    Comme celui de Pierre notre «Je» au Christ est en perpétuel mouvement.

    Marc, en ce temps de rentrée, nous invite à explorer un peu plus le mystère du Christ.

    Il est grand le mystère de la foi.

     

    P. Edouard Bois

     

  • Edito du 23ème dimanche du temps ordinaire, 7 septembre 2018

    “ Effata “

     

    Même si un certain nombre d’entre nous reviennent de vacances reposés, pleins d’énergie pour recommencer l’année, nous portons tous au cœur des soucis de santé, de travail, de relations, pour nous-mêmes, dans nos familles, nos proches, sans parler des graves épreuves de tant d’hommes et de femmes dans le monde. Et la Parole de Dieu continue à agir aujourd’hui pour nous redonner espérance.

     

    Par l’intermédiaire du prophète Isaïe, Dieu nous dit : “ Dites aux gens qui s’affolent : prenez courage, ne craignez pas, voici votre Dieu ” (Is 35, 4).

    Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’est-ce que fait ce Dieu pour nous ? En quoi va-t-il nous soutenir ? Est-ce que, miraculeusement, il va aplanir nos difficultés, supprimer nos épreuves ? Non, ce n’est pas son rôle. Alors, quels sont les signes de sa présence aimante, partageante, réconfortante ?

     

    L’Évangile nous le dit à travers la guérison par Jésus de ce sourd-muet. Ne pas entendre, ne pas parler, c’est être enfermé en soi-même. Pour certains, cet enfermement est une terrible maladie qu’on appelle l’autisme. Mais il y a bien des manières d’être enfermé en soi-même : ne sommes-nous pas souvent ces sourds et muets qui tournons nos problèmes en nous-mêmes sans oser sortir par peur, par manque de confiance, par manque d’espérance ?

     

    Et voilà que Jésus s’approche de nous, mieux, il est au cœur de chacun de nous. Et si nous acceptons, dans la foi, de nous mettre en sa présence, alors nous entendons cette parole qui libère : Ephata, ouvre-toi. Ouvre-toi, ouvre tes mains et ton cœur vers la peine et la joie des autres et tu verras que ta propre peine s’adoucit.

    Ouvre tes mains et ton cœur, c’est-à-dire lâche prise. Lâcher prise, c’est abandonner ses idées toutes faites, renoncer à ses idéologies qu’elles soient de type politique, économique ou religieux. Lâche prise dans tes prétentions à tout maîtriser, lâche prise de tes rêves qui t’empêchent de t’investir dans le réel de ta vie.

     

    Ouvre tes mains et ton cœur, c’est-à-dire accueille l’autre différent dans ses manières de penser et de vivre. Ne t’enferme pas dans ta vision de l’homme, du religieux, de la société, mais accepte le dialogue qui éclaire, nuance, rectifie, conforte aussi.

     

    Redécouvrons la pauvreté spirituelle qui accepte de ne pas savoir, de ne pas entendre, de ne pas parler afin que Jésus nous touche comme il a touché le sourd-muet de l’Évangile et nous donne ses paroles de vie. Nous aurons alors l’audace et la joie de communiquer cet amour qu’il a semé en nous et qui ne demande qu’à guérir ceux qui nous entourent.

     

    P. Luc de Saint Basile