Mois : mai 2022

  • Édito du dimanche 29 mai, 7ème dimanche de Pâques

    De l’Ascension à la Pentecôte, allons à la rencontre de l’Esprit de Dieu !

    Apprends-nous Seigneur, jour après jour, à désirer ton Esprit Saint pour notre vie de communion avec toi et avec nos frères. Que le chemin vers la Pentecôte nous aide à être des instruments de paix et à gravir joyeusement la montagne de la sainteté. Nous te prions de continuer d’envoyer ton Esprit Saint sur chacun de nous, sur nos familles et sur notre communauté :

    Veni Creator

    Viens, Esprit Créateur, 
    Visite l’âme de tes fidèles, 
    Emplis de la grâce d’En-Haut 
    Les cœurs que tu as créés. 

    Toi qu’on nomme le Conseiller, 
    Don du Dieu Très-Haut, 
    Source vive, feu, charité, 
    Invisible consécration. 

    Tu es l’Esprit aux sept dons, 
    Le doigt de la main du Père,
     L’Esprit de vérité promis par le Père, 
    C’est toi qui inspires nos paroles. 

    Allume en nous ta lumière, 
    Emplis d’amour nos cœurs, 
    Affermis toujours de ta force 
    La faiblesse de notre corps. 

    Repousse l’ennemi loin de nous, 
    Donne-nous ta paix sans retard, 
    Pour que, sous ta conduite et ton conseil, 
    Nous évitions tout mal et toute erreur. 

    Fais-nous connaître le Père, 
    Révèle-nous le Fils, 
    Et toi, leur commun Esprit, 
    Fais-nous toujours croire en toi. 

    Gloire soit à Dieu le Père, 
    au Fils ressuscité des morts, 
    à l’Esprit Saint Consolateur, 
    maintenant et dans tous les siècles. Amen.

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 6ème dimanche de Pâques, 22 mai 2022

                            Le don de la paix qui se transforme en joie

    Les paroles de Jésus rapportées dans l’évangile de ce dimanche nous orientent vers ce qui rend belle et précieuse la vie en église avec Jésus : la paix reçue et partagée entre nous et autour de nous. « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas  bouleversés et effrayés ».

    Une paix qui n’est pas le confort béat et le laisser faire. C’est une paix remplie de présence, d’attention et de partage. Une paix qui assume les deuils et les départs, les craintes et les échecs et qui engendre la joie ; une joie qui ne se câble pas sur les possessions et les sentiments uniquement, mais une joie qui vient du fond de l’âme qui aime, où Dieu est toujours présent, où il demeure. « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ». Laissons notre cœur s’ouvrir à ce don de la paix tout particulièrement aujourd’hui au moment de l’échange d’un signe de cette paix que nous recevons du Seigneur dans chaque Eucharistie lorsque le célébrant nous dit, plus d’une fois, dans la célébration : « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous » et lorsqu’il nous invite à transmettre autour de nous cette paix reçue du Seigneur par une signe ou par un geste : regard, sourire, accolade, salutation etc.

    Prions l’Esprit Saint de nous garder dans la bonne voie et de nous inspirer le bon geste à faire et la bonne attitude à avoir dans notre vie de tous les jours pour répondre avec générosité et fidélité aux appels du Seigneur. Qu’avec les cinq enfants du catéchisme ( Lucas, Lysa, Mathis, Nelson et Vadim) qui reçoivent, ce dimanche, le baptême, ainsi que la petite Louane, leurs parents, parrain et marraine ainsi que notre communauté rassemblée autour de la Parole de Dieu, de l’Eau baptismale, autour du Pain et du Vin, Corps et Sang de Jésus, nous nous laissions emporter dans le mystère de l’Église, Corps du Christ, en union avec Lui qui est toujours vivant et intercédant pour nous dans la gloire du ciel.

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 5ème dimanche de Pâques, 15 mai 2022

    Faire silence

    Ce dimanche, à Rome, Charles de Foucauld sera reconnu saint par l’Eglise au regard de son chemin de foi et des fruits spirituels que sa vie a portés de bien des manières.

    Tout le monde ne connait pas tous les détails de cette vie. Mais personne n’ignore l’importance pour lui qu’a été la rencontre d’un prêtre à l’église Saint Augustin et de sa vie d’ermite à Tamanrasset, ultime étape tragiquement achevée d’une vie marquée par bien des recherches, des doutes, des événements qui nous le rendent très contemporain. 

    Tout le monde n’est pas ermite mais n’oublions pas que vivre au désert veut dire faire silence pour aller à la rencontre du Christ. Il y a bien des exemples de cela sans aller dans un désert ou dans un monastère. 

    Faire silence c’est savoir vérifier où est l’essentiel de nos vies.

    Jean-Louis Etienne, qui a traversé seul le pôle Nord, le disait fort justement :« Nous sommes trop sollicités dans ce monde qui va trop vite. Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter, de faire silence pour qu’enfin nous puissions nous poser la question de savoir si la vie que nous menons est bien accrochée à l’essentiel »

    Telle est bien la question qui a été la recherche de Charles de Foucauld toute sa vie et qui devrait être la nôtre aussi. Pourquoi pas dans le métro sinon dans des temps d’adoration ou de prière à l’église, à la sortie du travail ou autre. 

    Aujourd’hui vérifions notre capacité à faire silence en faisant nôtre, au-delà de la curiosité, la belle prière de Charles de Foucauld : « Mon Père je m’abandonne à toi…fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi je te remercie. Je suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toute tes créatures, je ne désire rien d’autre mon Dieu , je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur parce que je t’aime et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre tes mains sans mesure avec une infinie confiance car tu es mon Père. »

    Père Édouard Bois