Mois : octobre 2021

  • Edito du 30ème dimanche du temps ordinaire, 24 octobre 2021

    « Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous
    avons vu et entendu »

    Telle est la phrase des Ecritures Saintes (Ac 4, 20) choisie cette année par le Saint
    Père pour la Semaine Missionnaire Mondiale et sur laquelle nous sommes
    invités à méditer en ce dimanche qui la clôture.
    Si en effet l’Evangile est vraiment Bonne Nouvelle pour nous, si nous
    croyons que le salut du monde passe par le Christ, nous ne pouvons rester
    muets et devons aller vers celles et ceux qui ne connaissent pas notre
    Seigneur. Inviter quelqu’un hors de son cercle habituel à connaître Jésus
    d’une manière ou d’une autre, voilà notre mission : peut-être que cette
    personne entrera dans une relation d’amitié avec Jésus. Nous n’en verrons
    sans doute pas les fruits mais au moins, nous lui aurons permis de choisir
    de répondre ou non à l’appel du Christ. Malgré la foule qui cherche à faire
    taire Bartimée, c’est ce que les disciples et l’assemblée de celles et ceux
    qui suivent déjà le Messie ont fait en lui disant dans l’Evangile de ce jour :
    « Confiance, lève-toi ; Il t’appelle ! » (Marc 10, 49). En effet, le mendiant
    aveugle a besoin d’être encouragé même si de son côté, il a déjà l’intime
    conviction que Jésus de Nazareth peut accomplir quelque chose pour lui
    puisqu’il L’implore à deux reprises.
    Nous aussi, puissions-nous relayer l’appel lancé par le Seigneur afin que
    tout homme sur la Terre puisse reconnaître son amour et répondre en
    liberté à Son désir d’entrer en relation avec Lui.


    PRIERE proposée par les Œuvres pontificales missionnaires pour
    cette année :
    Dieu notre Père,
    Tu as donné à Pierre et aux autres apôtres
    Le courage de témoigner de Ton Fils,
    Mort et ressuscité pour révéler ton Amour.
    Ils ne pouvaient pas taire ce qu’ils avaient vu et entendu.
    Nous Te prions d’envoyer de nombreux missionnaires
    Afin que Jésus soit connu et servi dans le monde entier.
    Répands sur nous Ton Esprit,
    Qu’il fasse de nous des témoins de ta Parole,
    Joyeux et audacieux.

    François Lalau, diacre

  • Édito du 29ème dimanche du temps ordinaire, 17 octobre 2021

    Qui sera le plus grand ?

    Qui sera le plus grand ? Cette question est, parmi bien d’autres, au cœur de l’actualité avec l’élection présidentielle qui approche et les sondages qui s’en font le reflet.

    Qui sera le plus grand ? C’est aussi une question qui préoccupait les disciples surtout après l’annonce, une nouvelle fois par Jésus de son départ.

    On discute ferme parmi les disciples pour savoir qui va avoir les premières places auprès de Jésus. Jacques et Jean les fils de Madame Zébédée jouent des coudes pour cela ?  Mais que veut dire être le plus grand ?  

    La grandeur est-ce de dominer ?  Est-ce d’être au-dessus des autres ?

    La grandeur est-ce d’avoir des sujets, une foule à ses pieds, du pouvoir ?

    « L’humain n’a jamais pu comprendre autrement la grandeur que sous la forme de la domination » dit Maurice Zundel

    C’est cette grandeur-là qui est la tentation de Jésus au désert. « Saute du haut du temple et tu auras les foules à tes pieds » lui dit Satan. 

    Jésus laisse donc Jacques et Jean et les autres parler entre eux de la place de chacun dans l’avenir. Le ton monte. Les apôtres sont quand même bien gênés quand Jésus se mêle à leur conversation. Jésus ne leur reproche pas d’avoir parlé de cela et à ce moment-là où l’avenir s’assombrit pour lui. 

    Simplement le plus grand doit se faire le serviteur de tous. Il se doit de respecter les autres, ne pas se croire supérieur. Le lavement des pieds des apôtres par Jésus dans l’évangile de Jean dira avec force la même chose. 

    Jésus leur montre, et nous montre où est la véritable grandeur. Il ne dit pas qu’il ne faut pas avoir d’ambition, qu’il ne faut pas faire fructifier ses talents, prendre des responsabilités. Les vocations sont diverses. Mais dans le Royaume de Dieu si quelqu’un veut être le premier qu’il se fasse le serviteur de tous. 

    Evidemment, avec les événements qu’elle traverse, on ne peut pas ici ne pas penser à l’Eglise et à l’attitude de ses responsables quels qu’ils soient et particulièrement ceux qui ont reçu mission de manifester qu’être chrétien cela se reçoit du Christ qui déjà nous rassemble et invite à se faire serviteur les uns des autres. (Rm1/1-7).

    « Que ton amour Seigneur soit sur nous comme notre espoir est en toi ! » (Ps.32)

    Père Édouard Bois

  • Édito du 28ème dimanche du temps ordinaire, 10 octobre 2021

    « Jésus posa son regard sur lui et il l’aima… »

    Les Évangiles font plusieurs fois mention des regards du Christ. André présente son frère Simon à Jésus : Celui-ci « le regarda » (Jn 1, 42). Pierre vient de renier son Maître : Celui-ci, « s’étant retourné, fixa son regard sur Pierre », et Pierre pleura amèrement (Lc 22, 61). Un jeune homme vertueux demande au Christ le chemin de la Vie éternelle : « Jésus le regarda et l’aima », nous dit l’évangile de Marc aujourd’hui.

    Jésus, à l’instar de ce jeune homme de l’Évangile, nous regarde avec amour. Son regard n’est pas un regard « conditionné » par ce qu’il faut faire ou être. C’est un regard d’amour désintéressé, sans limite avec, aussi bien nos qualités que nos défauts, nos péchés… Un amour qui nous saisit tel que nous sommes, au plus profond de nous-mêmes, envers et contre tout. C’est une qualité de regard et d’amour qui n’existe qu’en Dieu. Et qui s’appelle : amour inconditionnel toujours offert même s’il peut parfois nous arriver d’éprouver le sentiment de devoir produire quelque chose ou d’être digne de cet amour.

    Pécheurs et imparfaits, Dieu, le Parfait, le Juste, le Saint nous aime de manière inconditionnelle et nous invite à une vie plus belle, plus convertie, plus pure, plus joyeuse et plus utile.  C’est pourquoi je veux continuer de bénir ce Dieu, de le glorifier et de lui rendre son amour, si imparfait soit-il.

    C’est ce Dieu d’amour qui nous demande de toujours trouver des raisons d’aimer, d’accepter les autres malgré le fait qu’ils nous chicanent, car nous sommes tous compagnons de route vers la perfection.

    « Et le monde verra l’amour que nous nous portons les uns aux autres »

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 27ème dimanche du temps ordinaire, 3 octobre 2021

    « C’est l’os de mes os et la chair de ma chair ! »

    En ce dimanche, nous célébrons la fin du temps de la Création pour cette année 2021. La saison se terminera plus exactement demain le 4 octobre, jour de la fête de St François d’Assise.

    Comme le dit la Parole de Dieu dans la Genèse, Dieu est à l’origine de tout et il se manifeste en toute chose. En créant le monde c’est un acte d’amour que fait Dieu. 

    Après la création du ciel et de la terre, Dieu crée l’homme et la femme à son image. Dieu l’a établi dans son amitié.

    L’homme et la femme sont voulus par Dieu l’un pour l’autre. Le texte d’aujourd’hui nous le fait entendre : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que Je lui fasse une aide qui lui soit assortie ».  (Gn 2,18) La femme que Dieu façonne de la côte tirée de l’homme et qu’Il amène à l’homme, provoque de la part de l’homme un cri d’admiration, d’émerveillement, une exclamation d’amour et de communion : « C’est l’os de mes os et la chair de ma chair ! ».(Gn 2,23).

    Aujourd’hui donc l’Eglise nous invite à réfléchir sur la Création.

    Le Pape François s’inscrit dans cette réflexion avec l’encyclique « Laudato Si » en nous invitant à convertir notre regard comme celui de l’homme qui s’émerveille en voyant la femme.

    Au Conseil pastoral, nous avons commencé à entamer une réflexion sur la création : Quelle est la place de la création dans notre quotidien mais plus largement, quelle est la place de la création dans la liturgie et dans notre vie de prière ?

    La saison de la création est un temps très favorable pour redécouvrir la joie de célébrer la création mais pas le seul ! À nous de nous en saisir, personnellement, et mieux encore en communauté !

    François Lalau, diacre