Catégorie : Édito

  • Édito du 3ème dimanche de l’avent, 11 décembre 2022

    Edito FIP dimanche 11 décembre 2022 

    Est-il celui qui doit venir ? 

    La question que Jean-Baptiste fait poser de sa prison à Jésus « Es tu celui qui doit venir ? », dont se fait l’écho, à quelques jours de Noël, l’évangile de ce 3ème dimanche de l’Avent, est particulièrement opportune tant de nos jours se pose à beaucoup la question du sens de la vie et de la gestion de la présence planétaire des humains.

    Autant dire que la proximité de Noël invite chacun, qu’il soit chrétien ou non, qu’il ait déjà la réponse ou non, à s’interroger sur le sens de son existence aujourd’hui.

    Quelle étoile me guide ? Que peut bien m’apporter la commémoration de cette naissance qui est quand même autre chose qu’une belle légende pour faire rêver les enfants et réveiller chez les adultes la nostalgie de la leur. Mais devenons-nous en attendre un autre ?

    Jésus est bien celui qui devait venir et qui est venu. Nous avons raison de ne pas en attendre un autre. Mais nous avons peut-être raison aussi de lui ouvrir autrement notre porte dans les temps qui sont les nôtres dans le monde et l’Eglise.

    Noël nous invite à regarder cela de près et à voir ce que Jésus et le message évangélique apportent comme réponse profonde aux attentes actuelles de l’humanité.

    Es tu celui qui doit venir ? Une question dans le secret de chaque cœur que les circonstances de rencontres fraternelles permettent, cela arrive, de partager ainsi que la réponse que nous y apportons.

    La question de Jean-Baptiste engage la responsabilité des chrétiens, leur manière de vivre cette fête de Noël.

    Trouver le Messie c’est en effet entendre Dieu nous adresser des appels, là où nous sommes, dans notre vie quotidienne comme les bergers eux-mêmes l’ont entendu.

    Trouver le Messie c’est sans doute aussi lâcher prise dans certains aspects de nos vies pour répondre à l’appel de Dieu et suivre le chemin que Jésus a inauguré.

    Es tu celui qui doit venir ?

    Personne ne peut répondre sans faire la vérité de sa vie. La paroisse y aidera de diverses manières.

    La halte « Prière et Pardon » qui vient de se tenir ce samedi en était une parmi d’autres.

    Oui la marche vers Noël a du sens.

    La joie profonde des chrétiens est à partager. Jésus est celui qui est venu et qui reviendra comme il l’a promis. 

    Père Edouard Bois

  • Halte de prière et de pardon

    Samedi 10 décembre 2022 – 15h-18h

    • Dans le temps de l’Avent, le samedi 10 décembre de 15h à 18h. en préparation à la fête de Noël, vous êtes invité à l’église Notre – Dame de la Nativité à vous associer à une halte de prière et de pardon.
    •  
    • Le but de cette démarche spirituelle est d’offrir à chacun la possibilité de faire, avant Noël, un chemin intérieur pour se retrouver soi-même, vivre la rencontre du Christ en Eglise, accueillir, si on le veut, le signe de la Miséricorde de Dieu, être appelé à témoigner par toute sa vie de l’amour du Christ et éventuellement de la grâce du pardon reçu.
    • C’est aussi l’invitation faite à chacun de faire le point sur ses liens avec la communauté paroissiale, l’Eglise.
    • Y retrouver sa place par le pardon reçu et donné.
    • C’est un moment de prière personnelle pour la vie du monde et de l’Eglise
    •  
    • En quoi va consister cette halte de prière et de pardon ?
    • L’Eglise sera ouverte pour cela de 15h à 18h.
    • Vous y serez accueilli chaleureusement au moment de votre choix et pour une démarche personnelle de votre choix): simplement venir prier, se retrouver soi-même, parler avec un prêtre ou un diacre, ou recevoir le sacrement du pardon.
    • Un livret vous sera proposé pour vous aider dans votre démarche.
    • Des prêtres seront là en permanence à votre disposition pour vous recevoir, vous écouter, vous conseiller et, si vous le désirez, vous permettre de recevoir le sacrement du Pardon.
    • Chaque démarche est personnelle mais vous n’êtes pas seul.
    • Les groupes paroissiaux, des communautés religieuses se relayeront dans l’église de 15h à 18h et, par leur prière silencieuse, soutiendront votre démarche de conversion et votre recherche. De plus, après votre rencontre éventuelle avec un prêtre ou la prière personnelle, vous pourrez déposer une veilleuse sur le chemin de lumière.
    • Ce sera l’un des signes de la dimension communautaire de cette halte de prière et de Pardon sur le chemin de Noël.
    • Un «point d’intentions de prière» vous permettra aussi de déposer vos intentions qui seront portées ensuite par la prière de la communauté paroissiale et de partager votre cheminement par cette halte de prière et de pardon.
    • Un «point partage» vous permettra, si vous le désirez, de faire un geste de solidarité en lien avec la conférence saint Vincent de Paul de la paroisse.
    •  
    • A bientôt pour cette démarche de préparation à Noël.
    • Bonne fête de Noël.
    •  
    •  
  • Édito du 2ème dimanche de l’avent, 4 décembre 2022

    Quelle communauté, quels croyants Jésus va-t-il trouver à sa naissance ?

    A la lumière de l’Evangile, nous savons que c’est Jésus le Roi idéal attendu par Israël dont nous parle Isaïe dans la première lecture de ce dimanche (Is, 11, 1-10), et que le Royaume appelé à s’étendre à tous les hommes, c’est l’Eglise. Saint Matthieu nous fait entendre la voix prophétique de Jean-Baptiste qui annonce la venue du Messie en citant l’exhortation d’Isaïe : « Préparez le chemin du Seigneur ». (Is 40, 3). Jean est ainsi fidèle à sa vocation de précurseur qui s’efface devant le Messie ; et les prophéties s’effacent devant la vérité. C’est exactement l’atmosphère de l’Avent où le temps des préparations va céder la place à celui de la naissance.

    Jean-Baptiste nous parle de « conversion » : ce terme nous dérange ; il semble exiger de nous des ruptures fortes, un « retournement » radical pour prendre une nouvelle direction. L’Avent, avec le Carême, est par excellence le temps de la conversion. En fait, il s’agit avant tout de changer de manière d’envisager les choses, d’avoir un regard neuf.

    L’apostrophe vigoureuse de Jean-Baptiste s’adresse aujourd’hui à nous tous, qui sommes déjà croyants et disciples de Jésus. Chaque année, chaque jour, il est nécessaire d’entendre son message pour ne pas nous croire « déjà convertis ».

    Mais ce discours est-il audible au XXIème siècle ? Nos contemporains peuvent-ils en percevoir l’urgence, la beauté et la nécessité ? Saint Jean-Paul II soulignait le problème : « L’homme d’aujourd’hui semble avoir plus de peine que jamais à reconnaître ses propres erreurs et à décider de revenir sur ses pas pour prendre le chemin après avoir rectifié sa marche ; il semble très réticent à dire : « Je me repens » ou « Je regrette ». (Réconciliation et pénitence, 1984, n°26)

    Jésus vient de nouveau à Noël. Quelle communauté, quels croyants va-t-il trouver à sa naissance ? Comment puis-je préparer mon cœur à le recevoir comme il le mérite ? Ma vie est-elle centrée sur la rencontre avec celui qui m’a aimé plus que tout et qui reviendra ?

    Ce chemin vers Noël est l’occasion d’une conversion toujours plus profonde.

    Notre paroisse propose une « Halte de Prière et de Pardon » le samedi 10 décembre pour faire une démarche spirituelle. Profitons de ce temps privilégié pour aller à la rencontre du Christ.

    En ce temps de l’Avent, laissons donc résonner les paroles de Jean-Baptiste en notre cœur pour y provoquer la conversion, afin de penser, vivre et agir différemment. Exprimons au Seigneur au moins notre désir de conversion, et c’est lui qui l’accomplira.

    François LALAU

    Diacre permanent

  • Édito du 29ème dimanche du temps ordinaire, 16 octobre 2022

    « A quoi cela sert-il que je Te prie Seigneur ? »

    Dans les difficultés multiples que nous rencontrons (santé, économie, situation internationale…), il nous est sans doute parfois arrivé de nous décourager en l’absence de réponse de la part du Seigneur alors que dans notre prière, nous Lui avions demandé de l’aide.

    Quand nous n’obtenons pas tout de suite ce que nous demandons, nous n’avons pas confiance en la puissance de la prière, et nous pouvons en arriver à nous écarter de Dieu.

    Que nous apprend cette pauvre veuve de l’Evangile sur l’attitude à avoir dans la prière ?

    La première condition pour participer au Royaume de Dieu, c’est de reconnaître notre pauvreté. Une des Béatitudes au chapitre 6 de Luc est d’ailleurs là pour nous le rappeler : « Heureux, vous les pauvres, le Royaume de Dieu est à vous ! ».  Et pour durer dans la prière, il est plus utile et efficace de s’appuyer sur notre faiblesse et notre pauvreté que sur nos capacités et richesses, humaines ou spirituelles.

    La deuxième condition, c’est d’avoir confiance en Dieu et de persévérer car le Seigneur est déjà présent ; il s’agit de nous tourner vers Lui et de demeurer le cœur et les mains ouvertes, prêts à L’accueillir. Moïse, pendant la bataille contre les Amalécites (première lecture), se tient au sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main. C’est sa foi qui donnera la victoire aux combattants, ses deux mains levées sans relâche vers le ciel et soutenues par ses frères. Prier, comme aimer, c’est un don et une expérience de relation. La prière augmente notre foi et notre espérance.

    Attendre et tenir bon, voilà ce qui nous est demandé ; les choses prennent du temps, les améliorations sont parfois imperceptibles, les échecs sont nombreux, la tournure des événements n’est pas ce que nous avions anticipé, et la foi est mise à rude épreuve. C’est pourquoi la persévérance dans la prière est un signe de foi et d’une véritable confiance.


    Enfin, la prière est un lieu de conversion. Celui qui sait garder la pauvreté et l’humilité de cœur saura accueillir ce que le Seigneur souhaite lui donner. Ayons en mémoire l’enseignement de Saint Augustin : « Ne t’afflige pas si tu ne reçois pas immédiatement de Dieu ce que tu Lui demandes ; c’est qu’Il veut te faire plus de bien encore par ta persévérance à demeurer avec Lui dans la prière ».

    La fidélité est la qualité essentielle pour celui qui s’engage sur le chemin de la prière. On pourrait presque dire qu’il n’est pas difficile de commencer à prier, mais que la difficulté commence lorsqu’il faut persévérer dans la prière. Alors courage !

    François Lalau, diacre.

  • Édito du 29ème dimanche du temps ordinaire, dimanche 09 octobre 2022

    Ta foi t’a sauvé !

    L’épidémie du Covid n’est pas encore si loin que chacun ait oublié qu’elle nous a éloignés les uns des autres pour éviter la multiplication des contaminations. Il en est de même dans l’Évangile de ce dimanche mais au sujet de la lèpre. Il y est question en effet d’une dizaine de lépreux. A cette époque, ils étaient tenus à l’écart de la société et devaient se déplacer en se signalant avec une clochette ou en criant impur ! impur ! La maladie, croyait-on, avait une dimension religieuse. Ils devaient donc aller aussi se montrer aux prêtres pour se faire reconnaître guéris quand cela arrivait. Jésus curieusement envoie les dix lépreux dont il s’approche se montrer aux prêtres sans être guéris. Ils le seront en cours de route. Un seul, parmi les dix, revient alors immédiatement vers Jésus reportant à plus tard son passage chez les religieux.  Si tant est qu’il y aille puisqu’il est un samaritain. Seul ce samaritain semble avoir vu en Jésus plus qu’un guérisseur. Mais la parole de Jésus : « ta foi t’a sauvé » est un peu malgré tout énigmatique. C’est autre chose de dire : « va, tu es guéri » ou « ta foi t’a sauvé ». Ce samaritain semble avoir mis sa confiance en Jésus mais aussi il rend gloire au Dieu dont Jésus se fait le porte-parole. La guérison qu’apporte Jésus n’est pas une pure guérison du corps, laissée depuis longtemps, le plus souvent, à la science, elle est fondamentalement une guérison spirituelle. Ce que semble avoir perçu ce samaritain et ce que les chrétiens appellent « le salut ». Cette scène nous pose donc la question du sens et de la place du salut chrétien dans la vie humaine.  Qu’est-ce que cela change pour moi de me savoir sauvé ? Avons-nous besoin d’être sauvé ? pensent beaucoup de nos contemporains. Être sauvé, c’est bien plus que de dire à son médecin après une grave maladie : « Merci docteur vous m’avez sauvé la vie ! ». Ne perdons donc pas de vue la double dimension du salut apporté par le Christ qui est à la fois divinisation et libération.  « Va ta foi t’a sauvé ». Chaque être humain est invité à donner sens à sa vie mais la connaissance de Jésus et la confiance en lui donne à cette vie une autre dimension par l’ouverture salvifique qu’elle reçoit de lui. N’oublions pas que ces guérisons ont eu lieu sur la route de Jérusalem où Jésus se rend pour donner sa vie pour le salut du monde. Va ta foi t’a sauvé ! La foi chrétienne est la forme la plus élaborée de l’existence humaine. « Fais-nous voir, Seigneur ton amour et donne-nous ton salut » (Ps 84). 

    Père Edouard Bois

  • Édito du 27ème dimanche du temps ordinaire, 02 octobre 2022

    La foi et la fidélité dans le service

    Le passage d’Évangile proposé ce dimanche se compose de deux parties bien distinctes : un court dialogue entre Jésus et ses apôtres sur la foi (v. 5-6) et une parabole de Jésus au sujet du service (v. 7-10).

     La première partie couvre la question des apôtres qui demandent à Jésus d’augmenter leur foi (v. 5) et la réponse du maître : « la foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde… » L’image sous-jacente est celle d’une réalité quantifiable et mesurable. La représentation visuelle qu’on peut s’en faire ne rend évidemment que d’une manière imparfaite la réalité de la foi ; cependant la formule exprime bien le désir des apôtres d’entrer toujours plus profondément dans le mystère de Jésus. Est-ce aussi mon désir de voir grandir ma foi ? Et s’il se réalisait, en quoi une foi à transporter les montagnes serait-elle utile à la communauté ? Saint Paul n’écrivait-il pas : Quand j’aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien (1 Corinthiens 13,2).

    On comprend alors que Jésus enchaîne son propos au sujet de la foi avec la parabole du maître et son serviteur. L’évangéliste a réuni les deux propos de Jésus de telle manière que la parabole apparaît comme l’explication de l’énoncé du v. 6. Comme dans la parabole de la brebis perdue (Luc 15,4), Jésus met directement en cause ses interlocuteurs en les faisant entrer dans l’histoire qu’il raconte : Qui d’entre vous ayant un serviteur… (v. 7). La scène racontée se situe dans le contexte des relations sociales communément admises entre maître et serviteur. Le serviteur doit accomplir certaines tâches, et il n’a pas à attendre de son maître une récompense spéciale pour avoir fait simplement ce qu’il avait à faire. Le fait d’avoir rempli ses obligations ne lui confère aucun droit spécial ni aucun privilège. De même, les apôtres qui sont les serviteurs de Dieu et de la communauté ne doivent pas souhaiter de privilèges. Ils trouvent leur récompense dans l’accomplissement même de leur service. Ils sont inutiles (v. 10) non parce que ce qu’ils font est sans importance, mais parce que chacun doit accepter de s’effacer derrière le service qu’il est appelé à rendre. Ce qui est premier, c’est que le service soit assuré au sein de la communauté et les serviteurs doivent faire passer leurs attentes personnelles au second plan.

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 25ème dimanche du temps ordinaire, 18 septembre 2022

    Parlons du caté

    La catéchèse, c’est la formation donnée aux enfants, aux adolescents et aux adultes (dans ce cas, on l’appelle le catéchuménat des adultes) qui se préparent à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne que sont le baptême, la confirmation et l’Eucharistie.

    Au caté, les enfants découvrent la Parole de Dieu. Pour cela ils peuvent étudier un texte d’Évangile puis l’illustrer par le dessin, le découvrir en vidéo, par le jeu ou le mime. 

    Le caté c’est aussi rencontrer d’autres croyants, des témoins, découvrir ensemble l’histoire de la vie d’un saint, ou de mouvements chrétiens agissants au quotidien. C’est aller voir une exposition, visiter une église, participer à la messe avec les familles et tous les paroissiens. C’est vivre des temps fort solidaires.

    Le caté c’est découvrir la prière, la méditation et la vie en église ; les enfants développent leur intériorité, le goût du silence. Ils sont invités à participer à des rassemblements et à prier ensemble.

     Au caté, les enfants expérimentent la richesse de la tradition chrétienne, ses fêtes, les temps liturgiques et leurs célébrations. Avec d’autres, ils grandissent dans la foi et sont initiés aux sacrements.

    Le caté, ou le catéchisme, ne se réduit pas à la transmission d’un savoir. Il permet aux enfants de faire une expérience de Dieu, de rencontrer Jésus, de découvrir qu’ils sont aimés du Christ tels qu’ils sont. 

    Les parents sont invités à inscrire leurs enfants sans trop tarder. Les portes de notre paroisse sont grandes ouvertes ; prêtres, paroissiens et catéchistes vous donnent rendez-vous pour « faire Eglise » ensemble. « Laissez venir à moi les enfants », dit Jésus.

    Sommes-nous prêts à entrer dans cette démarche ?

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 24ème dimanche du temps ordinaire, 11 septembre 2022

    Nativité de la Vierge Marie, notre fête patronale

    La fête de la Nativité de la Vierge Marie est célébrée chaque année le 8 septembre. Si ce jour est un jour Marial pour toute l’église, il est surtout notre fête patronale et inaugure notre nouvelle année pastorale. En effet, l’actuelle église qui est érigée à Bercy depuis bientôt 200 ans, est dédiée à la Vierge Marie, Notre-Dame de la Nativité célébrée le 8 septembre et solennisée sur la paroisse le dimanche suivant quand cette fête tombe en semaine.

    C’est depuis le début du Vème siècle qu’on a commencé à vénérer à Jérusalem, près de la piscine de Bethzatha, le lieu où serait née la Vierge Marie. Et c’est dans la Basilique de la Nativité-de-Marie, devenue au XIIe siècle l’église Sainte-Anne, que Saint Jean Damascène a célébré le mystère de cette fête : « Venez, tous : avec allégresse ; fêtons la naissance de l’allégresse du monde entier ! Aujourd’hui, à partir de la nature terrestre, un ciel a été formé sur la terre. Aujourd’hui est pour le monde le commencement du salut. » La liturgie fait écho à ces paroles. Si « l’origine du salut » tient, en propres termes, à « la maternité de la bienheureuse Vierge Marie. (prière d’ouverture), on peut dire que la naissance de l’Immaculée Mère de Dieu a fait « lever sur le monde entier l’espérance et l’aurore du salut » (prière post-communion). Dès son apparition sur terre, Marie occupe une place privilégiée dans le dessein de Dieu. C’est pourquoi nous célébrons sa naissance dans la joie, attendant pour le monde « un surcroît de paix » et pour notre paroisse une vie de communion de plus en plus fraternelle et missionnaire dans le respect de tous et de la création.

    Alors que nous reprenons les activités de notre vie paroissiale, que la fête de la Nativité de la Vierge nous aide à progresser dans la connaissance du Christ et de l’Évangile pour toujours mieux servir le Seigneur et nos frères dans notre beau quartier de Bercy.

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 23ème dimanche du temps ordinaire, 4 septembre 2022

    La rentrée…Un état d’esprit.

    C’était, ce jeudi, la rentrée scolaire; mais début septembre, c’est aussi la reprise dans bien des domaines de la vie sociale.

    Pour la paroisse, le dimanche de rentrée sera le 18 septembre.

    Ce temps de rentrée est un temps où chacun fait des projets, prend des décisions. Un moment aussi de reprise de contacts aussi bien pour les jeunes que pour les adultes.

    La paroisse ainsi va aussi peu à peu retrouver son rythme de vie habituel avec la joie de revoir des visages familiers et de reprendre la vie des groupes et les célébrations qui jalonnent la vie chrétienne. Sans oublier notre attention aux nouveaux qui arrivent dans le quartier de la paroisse.

    Mais la vie chrétienne de chacun, notre relation au Christ, « notre rentrée chrétienne » ne doit pas attendre le dimanche de rentrée de la paroisse. Jésus ne doit pas être la dernière roue du carrosse de notre rentrée.

    Les textes de la Parole de Dieu de la messe de ce dimanche, pas choisis pour cela, éclairent cependant cette rentrée pour la vivre chrétiennement et ils nous interrogent sur la place que nous faisons au Christ dans tous les aspects de notre vie. Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus s’adresse à une foule nombreuse et à nous de surcroît en prenant une comparaison qui devait parler à l’époque et qui le peut aussi pour notre temps, celle de la construction d’une grande tour. « Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?  Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :  ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !’ « 

    Jésus invite par là chacun à s’interroger sur ses choix et à mettre réellement ses pas dans les siens non pour ignorer sa famille ou tout autre responsabilité, mais pour s’inspirer de son Esprit.

    La rentrée est ainsi un moment décisif pour vérifier nous aussi nos choix de vie et quelle place je vais tenir dans ma vie familiale, sociale, ecclésiale. Un bon moment pour se demander si le Christ est réellement la clef de voûte de notre vie et comment notre relation  à Lui irrigue la diversité des situations dans lesquelles la vie nous plonge. Puisse en ce temps de rentrée Jésus considéré l’ouvrage de nos mains.

    Bonne rentrée à tous et à la communauté paroissiale!

    Père Édouard Bois.

  • Édito de l’été 2022

    Répondras-tu à l’appel du Christ et de la paroisse ?

    Cette fin d’année est pour nous tous l’occasion de rendre grâce pour tout ce qui a été vécu cette année. Chaque équipe fait son bilan et se projette dans l’année pastorale qui commencera en septembre, après une pause estivale méritée et salutaire !

    Parmi les événements marquants de cette année, il y aura eu nos très belles célébrations de l’accueil du nouveau curé, les grandes fêtes de Noël et de Pâques, avec l’accueil de nouveaux baptisés et confirmés, la première communion d’enfants du caté, la session des fiancés, la visite du vicaire général, Mgr François GONON, nos assemblées paroissiales, nos veillées de louange et de prières autour d’un bol de riz, nos journées d’amitié, le parcours biblique sur Saint Luc. Merci à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour que tout cela se passe bien !

    La prochaine année pastorale sera, elle aussi, riche en événements qui seront pour nous autant d’occasions de nous retrouver pour faire grandir en nous, entre nous et autour de nous l’amour du Christ. Il y aura les grands classiques et quelques nouveautés dont nous vous dévoilons l’essentiel progressivement. Le planning général qui vous sera communiqué sur un calendrier détaillera les propositions. Il y aura un programme pastoral commun à tous les enfants et leurs parents, un autre pour les jeunes et un autre encore pour les adultes de la paroisse.

    La liste des services qui ont besoin d’être pris en charge pour que notre paroisse reste dynamique, fraternelle et missionnaire figure sur notre livret paroissial actualisé. Je vous invite à vous poser sérieusement et en conscience la question de votre disponibilité pour le service de l’Evangile dans notre quartier : le Christ et l’Eglise ont besoin de chacun de nous, sans exception. Une paroisse, c’est une grande famille, dans laquelle tout est mis en commun et où tout repose sur l’engagement de chacun pour les différents services qui concourent au bien de tous. Je fais le catéchisme pour tes enfants pendant que tu t’occupes de préparer et d’animer la messe à laquelle j’assisterai avec les miens. Je prépare tes enfants au baptême, à la première communion ou au mariage pendant que tu accompagnes mes parents dans la maladie ou le grand âge. Je rends aux plus jeunes ce que j’ai moi-même reçu… Voilà ce qu’est une paroisse. Alors je compte sur vous tous pour répondre favorablement et généreusement à cet appel du Christ pour notre paroisse et vous souhaite une belle fin d’année scolaire et un bel été.

    Père Anatole Dédégbé