Catégorie : Édito

  • Edito du 19 mars 2023

    Va te laver à la piscine de Siloé 

    Nous venons tout juste de passer la mi-carême et le printemps n’est plus loin au moins sur le calendrier des jours. 

    Il nous reste donc un peu de temps pour vivre ce carême si nous avions oublié de le faire. 

    Dans le carême il s’agit moins de faire des actions en plus et de vouloir arriver parfait le jour de Pâques mais plutôt de faire la vérité sur ce que nous sommes. 

    C’est là que nous rejoignent la mort et la résurrection du Seigneur. 

    La Journée du Pardon, la soirée paroissiale de rencontre et de prière et d’autres initiatives,  comme les trois panneaux dans notre église, sont là pour cela ainsi que les appels à la  solidarité et la méditation de la Parole de Dieu. 

    Ainsi ce dimanche nous sommes invités à méditer la rencontre de Jésus, avec un mendiant aveugle. 

    Un mendiant, qui est aveugle de naissance. 

    Il vit au bord d’une route. 

    Cela ne fait pas une belle carte de visite ! 

    Les gens le lui font sentir et le regardent de travers. 

    Pour cet aveugle le plus douloureux ce ne sont sans doute pas des conditions de vie matérielles médiocres mais ce regard des autres où il devine à travers telle ou telle réflexion saisie au vol un regard de suspicion et de jugement : s’il est comme cela c’est qu’il a péché
    lui ou ses parents ! 

    C’est un châtiment de Dieu ! 

    Mais voilà. Dieu ne raisonne pas comme nous. 

    Dieu a soif de nous et Jésus est passé par là. Il est attentif à tout et à tous et il repère ce pauvre homme aveugle. 

    Jésus entre en dialogue avec lui, écoute sa souffrance et son aspiration à vivre. Il lui barbouille les yeux et l’invite à aller se laver à la piscine de Siloé. 

    Mieux que cela, la relation que Jésus noue avec cet aveugle lui fait comprendre, à travers sa guérison, que Jésus vient lui partager une autre lumière : la lumière de la vie divine. 

    Quelque part dans ce carême, à un moment que nous ne pouvons prévoir, notre Dieu a rendez-vous avec chacun de nous et attend notre réponse, une réponse du fond du cœur et en vérité. 

    Alors comme nous y invite Saint Paul conduisons-nous en enfant de lumière. 

    Ainsi dit-il dans l’épitre aux Ephésiens la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité. 

    Sachons donc reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. 

    Un beau programme de carême. 

    Et si c’était nous qui disions aussi comme l’aveugle : Je crois Seigneur, tu es source de vie ! 

     Père Edouard Bois

  • Edito du 12 mars 2023

    Avons-nous conscience de l’immense soif de Dieu pour nous ? 

    Ce 3ème dimanche de carême, le thème qui traverse toutes les lectures est la vie divine apportée le Christ. 

    Dans l’Exode (17, 3-7), l’eau était déjà venue désaltérer le peuple accablé par la soif au désert. 

    Saint Paul, quant à lui, voit l’Esprit Saint répandu dans nos cœurs comme une source rafraichissante et bienfaisante. 

    Enfin, au 4ème chapitre de l’évangile de saint Jean, Jésus offre à la Samaritaine une eau  mystérieuse, « jaillissant en vie éternelle » (v.14). 

    Grâce à Jésus, la Samaritaine parcourt cet itinéraire, depuis le désert de mort jusqu’à la vie en plénitude. 

    Le Christ conduit la Samaritaine vers le désir de s’élever, d’adorer « en Esprit et en vérité » (v.24). 

    Le dialogue montre aussi la recherche intérieure de cette femme, animée par cette soif d’une véritable eau vive. 

    Comme pour la Samaritaine, Dieu veut répandre son Esprit en nos cœurs, obtenir de nous la foi comme réponse  confiante et nous donner la vie éternelle. 

    Le Seigneur connait notre faiblesse et nos existences blessées ; mais il n’arrête pas son attention sur nos seuls péchés, il vient les guérir. 

    Parallèlement, il existe un autre désir, bien plus profond, qui précède le nôtre de toute éternité : celui de Dieu. 

    Ce qui est premier, c’est la soif de Dieu pour tout homme qu’il a créé : il veut lui dire son amour, et être aimé en retour. 

    Jésus dit : « Donne-moi à boire » (v.10). 

    Tout ce passage témoigne de la patience du Christ pour obtenir la conversion de la Samaritaine. Jésus a soif de cette âme. Lorsque le Christ apparaîtra à Sainte Marguerite-Marie en 1673, il exprimera la même soif d’amour :

    « J’ai soif, d’une soif si ardente d’être aimé des hommes au Saint-Sacrement que cette soif me consume. » 

    Avons-nous conscience de cette immense soif de Dieu pour nous ? 

    C’est une perspective qui devrait changer notre prière. Dans son Testament spirituel, Mère Teresa exprime la même chose : « Jésus vous désire ardemment. 

    Vous lui manquez quand vous ne vous approchez pas de lui.


    Il a soif de vous. Il vous aime en permanence, même quand vous ne vous en sentez pas dignes. » 

    Une des propositions du conseil pastoral pour ce carême est de faire l’expérience de l’adoration « qui poursuit en nous l’œuvre de la messe », comme le souligne le Pape François. Accueillons la grâce et laissons-nous transformer par le Christ présent dans l’Hostie consacrée. 

    Comme
    lors de la rencontre avec la Samaritaine, le Seigneur dit à chacun : « j’ai soif » et « je suis avec toi ».

    François LALAU
    Diacre

  • Edito du 5 mars 2023

    Que la montagne est belle ! 

    Que la montagne est belle ! Les bénéficiaires des récentes vacances d’hiver ont pu le constater malgré parfois le manque de neige. 

    Cela doit évoquer aussi, pour beaucoup encore, la célèbre chanson de Jean Ferrat. 

    Mais c’est aussi ce que peuvent penser les lecteurs de l’évangile de ce 2ème dimanche de carême avec le récit de la Transfiguration sur le Mont Thabor. 

    Jésus en effet invite ses trois plus proches, Pierre, Jacques et Jean, à y venir prier avec lui.

    Il ne s’agit pas là dans doute d’une montagne aussi haute que les nôtres mais quand même.

    Les pèlerins de Terre Sainte qui y montent pour commémorer ce qui s’y ait passé le savent bien. 

    Mais là-haut encore faut-il ne pas oublier que, peu de temps avant, Jésus a annoncé à ses proches ce qui allait lui arriver et que les chrétiens commémorent dans la Semaine Sainte. 

    Les apôtres sont sous le choc. 

    Nous serons là pour te protéger avait même dit Pierre avant de se faire remettre à sa place. 

    Le cadre de la Transfiguration fait partie du message que Jésus veut alors leur donner. 

    La montagne dans la Bible est un lieu symbolique des plus importants dans la tradition juive. Ainsi le mont Sion qui porte Jérusalem, la cité de David et le Sinaï sur lequel ont séjourné Moïse et Elie et où ont eu lieu les révélations que l’on sait. 

    Que Moise et Elie, représentants la Loi et les Prophètes, soient là au moment de la Transfiguration de Jésus confirme bien ce qu’il avait dit : je ne suis pas venu abolir la loi et l’enseignement des prophètes mais l’accomplir c’est-à-dire les réaliser. 

    C’est ce qui se passe et que nous méditons tout au long du carême où il s’agit moins de se regarder que de regarder Jésus un peu mieux et un peu plus vivre ce qu’il doit vivre pour notre salut. 

    La réaction de Pierre souligne son attachement à Jésus mais aussi qu’il a encore du chemin à faire spirituellement pour entrer dans la démarche de Jésus et accepter les événements qui s’annoncent. 

    « Celui-ci est mon Fils bien aimé écoutez-le » ces paroles adressées aux disciples s’adressent aussi à chacun de nous et particulièrement dans les événements difficiles personnels ou de
    société voir planétaires que nous pouvons vivre et qui font parfois aussi de nous des mal-croyants. 

    Tout homme est aimé de Dieu, tout homme est une histoire sacrée, tout homme est à l’image de Dieu. Tout homme a en lui cette lumière de Dieu qui peut transfigurer sa vie. 

    Oui que la montagne a dû être belle ! 

     Père Edouard Bois

  • Edito du 12 février 2023

    Abolir ou accomplir ?

    « Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu abolir mais accomplir » dit Jésus dans l’évangile de ce dimanche. Une parole un peu énigmatique à rapprocher de la question que pose ailleurs Jésus à un scribe : quel est le plus important des articles de la loi ? 

    « Tu aimeras Dieu et ton prochain comme toi-même » lui est-il répondu suscitant ses félicitations.


    C’est là pour Jésus le cœur des 10 commandements de la loi de Moïse augmentés au fil des siècles par les autorités religieuses jusqu’à 613 préceptes qui devaient être respectés minutieusement. 

    Mais Jésus ne dit pas que la loi mosaïque serait insuffisante.

    L’enseignement des prophètes non plus. 

    Ce qui est essentiel c’est d’aimer Dieu et son prochain et de ne pas oublier que c’est Jésus qui nous sauve.

    « Accomplir » en effet dans l’évangile de Mathieu ne veut pas dire changer mais réaliser. C’est ce que fait Jésus au long de sa vie mais la loi et les prophètes restent, de bien des manières, des repères nécessaires.

    A nous donc de mettre nos pas dans ceux de Jésus. 

    En particulier à l’égard des malades sur lesquelles le pape François attire notre attention à l’occasion de la Journée des malades et de la santé. « La maladie, dit-il fait partie de l’expérience humaine. 

    Mais elle peut devenir inhumaine si elle est vécue dans l’isolement et dans l’abandon, si elle n’est pas accompagnée de soins et de compassion. 

    L’expérience de l’égarement de la maladie et de la faiblesse fait naturellement partie de notre chemin, souligne aussi  le Pape, ils ne nous excluent pas du Peuple de Dieu, au contraire, ils nous placent au centre de l’attention du Seigneur, qui est Père et ne veut perdre en chemin pas même un seul de ses enfants. 

    Et ajoute-il : « Nous sommes tous fragiles et vulnérables ; nous avons tous besoin de cette attention remplie de compassion qui sait s’arrêter, s’approcher, soigner et soulager. 

    Les personnes malades sont au centre du peuple de Dieu et de l’humanité où chacun est précieux et où personne n’est à exclure ». 

    Une attention que nous retrouvons dans notre communauté paroissiale chez les personnes et dans les groupes attentifs aux malades et aux souffrants. 

    « Prends soin de lui » recommande le Samaritain à l’aubergiste. Une recommandation que Jésus fait aussi à chacun d’entre nous.

    « Soyez bon et on vous croira » disait saint Vincent de Paul. 

    Père Edouard Bois

  • Edito du 5 février 2023

    La Journée mondiale du malade et le Dimanche de la santé : 11 et 12 février 2023 

    C’est depuis l’an 1992 que l’Église universelle célèbre tous les 11février, fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale du malade. 

    Cette Journée se décline, dans les diocèses français, en un Dimanche de la Santé, souvent le dimanche proche du 11 février, pour rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes et la préservation du don de santé sont des priorités évangéliques qu’il ne faut pas perdre de vue dans la pastorale globale des communautés de foi. 

    Le week-end prochain, nous sommes donc tous appelés à porter notre attention et notre prière sur le monde de la santé et sur ce qui se vit au nom de l’Église pour prendre soin des personnes malades, âgées ou handicapées, des proches-aidants, sans oublier les soignants. 

    Sur notre paroisse, la messe du samedi 11 février à 10 h sera dite à l’intention de tous nos malades, leurs proches, ceux qui les soi assistent et les soignent ; pendant la messe de 11 h le dimanche 12 février, ceux et celles qui se sont inscrits et qui ont été préparés par le père Bois, recevront le sacrement de l’onction des malades. 

    Prière pour le Dimanche de la Santé :

    Seigneur, 

    Tu veux pour moi la Vie, 

    Toujours plus de Vie avec toi, 

    Mais ma vie, à certaines heures est tellement complexe… 

    Que me dis-tu ? 

    A quoi Seigneur m’invites-tu ? 

    Chaque jour et chaque heure ? 

    Pour simplement garder vivante, quoi qu’il arrive, la lumière de ton
    amour, 

    Chantal Lavoillotte, une fidèle du Christ 


    Anatole DEDEGBE

  • Edito du 29 Janvier 2023

    « Faire entrer Jésus chez nous »

     Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Osée, Amos nous sont des prophètes bien connus. 

    Moins sans doute Sophonie dont la lecture, proposée ce dimanche, peut trouver cependant écho dans le cœur des chrétiens d’aujourd’hui : Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit ; il prendra pour abri le nom du Seigneur. 

    Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice ; ils ne diront plus de mensonge. 

    Beaucoup d’infidélités du Peuple de l’Alliance, de ses responsables religieux et politiques, avait conduit, en effet, du temps de Sophonie à la création d’un nouveau courant spirituel : les pauvres de Yahvé. 

    On peut penser que Marie et Joseph étaient habités par cette spiritualité et que l’enfant Jésus en a très tôt été imprégné. 

    Cela transparait dans son enseignement et particulièrement dans les Béatitudes que nous sommes invités à méditer, ce dimanche. L’une ou l’autre des Béatitudes a la préférence de chacun. 

    Mais comment prennent-elles forme dans nos existences est une question qui nous est toujours posée. Notamment pour les parents et familles qui ont fait, ces dernières années, baptiser un enfant et pour qui nous prieront  spécialement ce dimanche. 

    Les Béatitudes imprègnent-elles l’esprit familiale ? Comment et lesquelles plus particulièrement ? 

    Bien sûr, dans chaque famille, les parents font tout leur possible pour éduquer leurs enfants en les enseignant à vivre de manière saine, digne, fraternelle et heureuse mais sans oublier que Jésus est notre maitre de vie à tous. 

    Dans l’évangile de Mathieu, les Béatitudes sont en quelques sorte une introduction à l’enseignement de Jésus. 

    La mise en scène en témoigne. Jésus choisit le lieu de sa prédication : la montagne symbole divin par excellence. 

    Il s’assoit comme les sages pour s’adresser aux apôtres et à la foule qui l’a accompagné pour l’écouter. 

    Que cela soit dans la région de Capharnaüm, lieu de brassage des peuples et des cultures, n’est pas non plus sans signification. 

    Cela vaut pour nous aussi particulièrement à notre époque. 

    Jésus vient pour tout le monde. Son message est pour tous. 

    Même s’il y a moins de chrétiens qu’à d’autres époques, on est sans doute loin du petit reste d’Israël dont parle Sophonie et c’est à tous que les chrétiens doivent proposer, sans découragement, le message des Béatitudes.

     Heureux sommes-nous s’il en est ainsi dans nos familles et notre communauté paroissiale. 

    Heureux sommes-nous d’être invité au repas du Seigneur !

    Père Edouard Bois

  • Edito du 22 Janvier 2023

    Des ténèbres à la lumière 

    Les textes bibliques de ce dimanche nous parlent d’un monde complexe. 

    C’est le cas des territoires de Zabulon et de Nephtali au Nord de la Galilée. 

    Il faut savoir que c’est un lieu de passage proche des régions païennes. 

    On parle de “Galilée des nations” parce qu’elle est influencée et contaminée par le monde païen. 

    Cependant le prophète réagit ; il annonce que ces territoires vont bénéficier, eux aussi, du salut que le Seigneur prépare : “Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. 

    Sur les pays des habitants de l’ombre, une lumière a resplendi.” 

    C’est là, dans ce lieu de honte, que Jésus entreprend sa première évangélisation. 

    Tout commence loin de Jérusalem, dans un monde païen où l’on ne cesse de s’affronter et de se diviser. 

    Sa priorité va donc vers ceux qui sont le plus loin de Dieu, ces terres dites maudites, terres de péché et de ténèbres. 

    Jean Baptiste l’a désigné comme l’Agneau de Dieu, celui qui fait “sauter” le péché du monde.

    C’est un défi lancé au péché, au mal et au prince du mal. 

    Et c’est en même temps un acte de foi extraordinaire en l’homme. 

    Il aurait pu se dire qu’au point où ils en étaient, il ne pouvait pas compter sur eux. Or c’est exactement le contraire qui se passe : il va jusqu’à choisir ses premiers collaborateurs parmi  les habitants de cette région. 

    Il n’appelle pas des champions de la Bible ou de la liturgie mais des gens tout-à-fait ordinaires, de simples pêcheurs. Le Seigneur n’appelle pas les plus capables mais il les rend capables.
    Il nous appartient d’en tirer les conséquences pour notre foi : nous sommes tous appelés tels que nous sommes. 

    C’est la bonne nouvelle de l’Évangile : aucun être, aucune situation n’échappe à la proximité et à l’amour de Dieu. 

    C’est aussi l’appel que nous lance l’apôtre saint Paul à l’occasion de cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens. 

    S’adressant à la communauté de Corinthe, il leur rappelle que les rivalités missionnaires sont sans intérêt : il n’y a qu’un seul Seigneur qui envoie Apollos, Paul et Pierre. 

    Les divisions entre chrétiens restent toujours un contretémoignage. 

    En ce dimanche, nous entendons l’appel du Christ. 

    C’est avec lui et forts de son amour que nous deviendrons pêcheurs d’hommes. 

    Seigneur, « Toi qui es la Lumière du monde, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour. 

    Anatole DEDEGBE

  • Edito du 15 Janvier 2023

    Jésus, Agneau de Dieu 

    Dans l’Evangile de ce dimanche, Jean proclame, en voyant Jésus, que celui-ci est « l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde». 

    Dans la célébration eucharistique nous prions tous « Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, prends pitié de nous/donne nous la paix ». 

    Et le prêtre invite les fidèles à la communion en disant «Voici l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde».
    Lorsque Jean a dit «Voici l’Agneau de Dieu…», ses contemporains ont compris exactement ce qu’il voulait dire, puisque « Agneau » est une métaphore à caractère messianique qu’avaient utilisé les prophètes, surtout Isaïe, et qui était connu de tout Israélite.

     Par ailleurs, l’agneau est le petit animal que les israélites offraient en sacrifice pour commémorer la Pâque, la libération de l’Égypte ; le repas de Pâque consistait en un agneau.

     Aussi, les Apôtres et les Pères de l’Église nous disent que l’Agneau est un symbole de
    pureté, de simplicité, de bonté, de mansuétude, d’innocence… et le Christ est la Pureté, la Simplicité, la Bonté, la Mansuétude, l’Innocence. 

    Saint Pierre nous le dit : « Vous avez été affranchis (…) mais par un sang précieux, celui de l’agneau sans défaut et sans tache, le sang du Christ » (1P 1,18.19). 

    Le Christ est vraiment l’Agneau qui enlève le péché du monde, qui a été immolé pour que nous ayons la grâce. 

    Combattons donc le péché pour vivre toujours dans la grâce. 

    La beauté d’une âme en grâce de Dieu est telle qu’aucun trésor ne peut l’égaler. 

    Elle nous rend agréables et dignes d’être aimés. 

    C’est pour cette raison que dans le « Gloire à Dieu » de la Messe on parle de la Paix qui est
    propre aux hommes que Dieu aime. 

    Saint Jean Paul II nous exhortait à vivre dans la paix que l’Agneau a obtenue pour nous : «
    Engagez-vous à vivre en état de grâce. »

    Jésus est né à Bethléem précisément pour cela (…), vivre en état de grâce est la dignité
    suprême, c’est la joie ineffable, c’est la garantie de paix, c’est un idéal merveilleux ». 

    C’est bien Jésus, l’Agneau de Dieu, qui est offert en action de grâce par nos jubilaires pour exprimer leur reconnaissance au Seigneur et recevoir de nouvelles grâces. 

    Nous félicitons et souhaitons les bonnes grâces de Dieu pour nos heureux jubilaires. 

     Anatole DEDEGBE

  • Edito du 8 Janvier 2023

    « Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui ». (Mt 2, 2). 

    La fête de l’Epiphanie manifeste ce paradoxe : Dieu s’incarne dans une famille humble et cachée, loin du bruit du monde, dans le petit village de Nazareth. On pourrait dire qu’il cache sa divinité derrière son humanité. 

    Cette visite des Mages a dû bien surprendre Marie et Joseph ! En ce début d’année où les vœux sont multiples et traditionnels, adressons nos prières au Seigneur pour obtenir le don de la foi, réponse de l’homme à ce « Dieu caché » qui se révèle. 

    Prions aussi pour que tous les hommes de ce monde soient disposés à connaître le Seigneur. 

    Et nous, frères et sœurs de Notre-Dame de la Nativité, quelle joie ressentons-nous lors de la proclamation toujours nouvelle de l’Evangile ? Sommes-nous émus par l’humilité de Dieu comme les Rois Mages ? 

    Avons-nous conscience du salut apporté par Jésus ? 

    Notre cœur est-il rempli de joie lorsque nous partageons les Ecritures dans les différents groupes de la paroisse ou lorsque nous venons assister à la messe ? 

    Qui n’a pas fait l’expérience de la « résistance » à Dieu ? 

    Ce mystère traverse le cœur de chacun d’entre nous à un moment ou à un autre. 

    Apprenons à recevoir, à écouter, à persévérer dans notre Foi et surtout à nous mettre en marche dans la confiance, à l’image des Rois Mages. 

    Laissons-nous guider dans nos vies par le mystère de Celui qui est Lumière du monde. 

    La naissance de Jésus est à la fois l’accomplissement des signes et le commencement d’une nouvelle époque, celle du temps de l’Eglise, de l’annonce de l’Evangile. 

    Le mystère de l’Epiphanie nous invite à voir dans notre histoire personnelle, dans notre situation actuelle, les signes de la présence de Dieu dans nos vies. 

    En cette année si particulière, que notre communauté se mette en marche car nous aurons de beaux signes : bicentenaire de la 1ère pierre de l’église, retour de notre orgue, …. 

    Alors, chers frères et sœurs, que cette fête de l’Epiphanie nous apporte la vraie Lumière pour nous guider, celle qui émane du visage du Christ, plein de miséricorde et de fidélité. 

    Belle fête à tous ! François LALAU 

  • Edito des vacances de Noël

    BON NOEL ! BONNE ANNEE ! 

     Noël, c’est le mystère de l’enfant-Dieu ; ce mystère est si grand que chaque Noël est une occasion de le penser à nouveau, de le méditer (c’est-à-dire de laisser parler en nous les images de la crèche, de la
    Vierge Marie, de Joseph, des bergers, les mages, la vie des gens de l’époque, avec les guirlandes, les anges …) pour recevoir de Dieu des grâces (c’est-à-dire des aides spirituelles,  psychologiques et même physiques)  nouvelles, pour comprendre, petit à petit, le salut opéré grâce la divinisation de la nature humaine par le mystère de Noël.

    Car le salut, au sens salvifique du mot (sauveur) ne peut venir que de Jésus (qui signifie « Dieu sauve ») : c’est notre foi.


    L’évangile est sa parole, les sacrements sont ses gestes, toutes perpétrées par l’Eglise, en nos Eglises si différentes les uns des autres, mais avec un même fond ; c’est le sauveur : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison », avait dit Jésus à Zachée (Luc 19,9).

    Nous entrons donc dans les fêtes : Noël 2022 et Nouvel An 2023 !

    Puissent ces célébrations être pour tous une oasis de paix et, peut-être de réflexion pour retrouver le goût de reconstruire une fraternité, un vivre-ensemble heureux. 

    Que nos vœux soient aussi prière :

    Donne-nous, Seigneur, la joie de Dieu ; comme les bergers devant la crèche

    Remplis notre cœur de ta joie

    Donne-nous la paix de Dieu ; comme Marie et Joseph à la naissance de l’enfant

    Fais-nous goûter la paix de ta présence

    Jésus, tu es le Fils de Dieu ; ta naissance est un cadeau pour tous les habitants de la terre

    Guide-nous tout au long de l’année nouvelle !

    AMEN.
    Anatole DEDEGBE