Catégorie : Édito

  • Edito du 5 février 2023

    La Journée mondiale du malade et le Dimanche de la santé : 11 et 12 février 2023 

    C’est depuis l’an 1992 que l’Église universelle célèbre tous les 11février, fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale du malade. 

    Cette Journée se décline, dans les diocèses français, en un Dimanche de la Santé, souvent le dimanche proche du 11 février, pour rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes et la préservation du don de santé sont des priorités évangéliques qu’il ne faut pas perdre de vue dans la pastorale globale des communautés de foi. 

    Le week-end prochain, nous sommes donc tous appelés à porter notre attention et notre prière sur le monde de la santé et sur ce qui se vit au nom de l’Église pour prendre soin des personnes malades, âgées ou handicapées, des proches-aidants, sans oublier les soignants. 

    Sur notre paroisse, la messe du samedi 11 février à 10 h sera dite à l’intention de tous nos malades, leurs proches, ceux qui les soi assistent et les soignent ; pendant la messe de 11 h le dimanche 12 février, ceux et celles qui se sont inscrits et qui ont été préparés par le père Bois, recevront le sacrement de l’onction des malades. 

    Prière pour le Dimanche de la Santé :

    Seigneur, 

    Tu veux pour moi la Vie, 

    Toujours plus de Vie avec toi, 

    Mais ma vie, à certaines heures est tellement complexe… 

    Que me dis-tu ? 

    A quoi Seigneur m’invites-tu ? 

    Chaque jour et chaque heure ? 

    Pour simplement garder vivante, quoi qu’il arrive, la lumière de ton
    amour, 

    Chantal Lavoillotte, une fidèle du Christ 


    Anatole DEDEGBE

  • Edito du 29 Janvier 2023

    « Faire entrer Jésus chez nous »

     Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Osée, Amos nous sont des prophètes bien connus. 

    Moins sans doute Sophonie dont la lecture, proposée ce dimanche, peut trouver cependant écho dans le cœur des chrétiens d’aujourd’hui : Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit ; il prendra pour abri le nom du Seigneur. 

    Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice ; ils ne diront plus de mensonge. 

    Beaucoup d’infidélités du Peuple de l’Alliance, de ses responsables religieux et politiques, avait conduit, en effet, du temps de Sophonie à la création d’un nouveau courant spirituel : les pauvres de Yahvé. 

    On peut penser que Marie et Joseph étaient habités par cette spiritualité et que l’enfant Jésus en a très tôt été imprégné. 

    Cela transparait dans son enseignement et particulièrement dans les Béatitudes que nous sommes invités à méditer, ce dimanche. L’une ou l’autre des Béatitudes a la préférence de chacun. 

    Mais comment prennent-elles forme dans nos existences est une question qui nous est toujours posée. Notamment pour les parents et familles qui ont fait, ces dernières années, baptiser un enfant et pour qui nous prieront  spécialement ce dimanche. 

    Les Béatitudes imprègnent-elles l’esprit familiale ? Comment et lesquelles plus particulièrement ? 

    Bien sûr, dans chaque famille, les parents font tout leur possible pour éduquer leurs enfants en les enseignant à vivre de manière saine, digne, fraternelle et heureuse mais sans oublier que Jésus est notre maitre de vie à tous. 

    Dans l’évangile de Mathieu, les Béatitudes sont en quelques sorte une introduction à l’enseignement de Jésus. 

    La mise en scène en témoigne. Jésus choisit le lieu de sa prédication : la montagne symbole divin par excellence. 

    Il s’assoit comme les sages pour s’adresser aux apôtres et à la foule qui l’a accompagné pour l’écouter. 

    Que cela soit dans la région de Capharnaüm, lieu de brassage des peuples et des cultures, n’est pas non plus sans signification. 

    Cela vaut pour nous aussi particulièrement à notre époque. 

    Jésus vient pour tout le monde. Son message est pour tous. 

    Même s’il y a moins de chrétiens qu’à d’autres époques, on est sans doute loin du petit reste d’Israël dont parle Sophonie et c’est à tous que les chrétiens doivent proposer, sans découragement, le message des Béatitudes.

     Heureux sommes-nous s’il en est ainsi dans nos familles et notre communauté paroissiale. 

    Heureux sommes-nous d’être invité au repas du Seigneur !

    Père Edouard Bois

  • Edito du 22 Janvier 2023

    Des ténèbres à la lumière 

    Les textes bibliques de ce dimanche nous parlent d’un monde complexe. 

    C’est le cas des territoires de Zabulon et de Nephtali au Nord de la Galilée. 

    Il faut savoir que c’est un lieu de passage proche des régions païennes. 

    On parle de “Galilée des nations” parce qu’elle est influencée et contaminée par le monde païen. 

    Cependant le prophète réagit ; il annonce que ces territoires vont bénéficier, eux aussi, du salut que le Seigneur prépare : “Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. 

    Sur les pays des habitants de l’ombre, une lumière a resplendi.” 

    C’est là, dans ce lieu de honte, que Jésus entreprend sa première évangélisation. 

    Tout commence loin de Jérusalem, dans un monde païen où l’on ne cesse de s’affronter et de se diviser. 

    Sa priorité va donc vers ceux qui sont le plus loin de Dieu, ces terres dites maudites, terres de péché et de ténèbres. 

    Jean Baptiste l’a désigné comme l’Agneau de Dieu, celui qui fait “sauter” le péché du monde.

    C’est un défi lancé au péché, au mal et au prince du mal. 

    Et c’est en même temps un acte de foi extraordinaire en l’homme. 

    Il aurait pu se dire qu’au point où ils en étaient, il ne pouvait pas compter sur eux. Or c’est exactement le contraire qui se passe : il va jusqu’à choisir ses premiers collaborateurs parmi  les habitants de cette région. 

    Il n’appelle pas des champions de la Bible ou de la liturgie mais des gens tout-à-fait ordinaires, de simples pêcheurs. Le Seigneur n’appelle pas les plus capables mais il les rend capables.
    Il nous appartient d’en tirer les conséquences pour notre foi : nous sommes tous appelés tels que nous sommes. 

    C’est la bonne nouvelle de l’Évangile : aucun être, aucune situation n’échappe à la proximité et à l’amour de Dieu. 

    C’est aussi l’appel que nous lance l’apôtre saint Paul à l’occasion de cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens. 

    S’adressant à la communauté de Corinthe, il leur rappelle que les rivalités missionnaires sont sans intérêt : il n’y a qu’un seul Seigneur qui envoie Apollos, Paul et Pierre. 

    Les divisions entre chrétiens restent toujours un contretémoignage. 

    En ce dimanche, nous entendons l’appel du Christ. 

    C’est avec lui et forts de son amour que nous deviendrons pêcheurs d’hommes. 

    Seigneur, « Toi qui es la Lumière du monde, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour. 

    Anatole DEDEGBE

  • Edito du 15 Janvier 2023

    Jésus, Agneau de Dieu 

    Dans l’Evangile de ce dimanche, Jean proclame, en voyant Jésus, que celui-ci est « l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde». 

    Dans la célébration eucharistique nous prions tous « Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, prends pitié de nous/donne nous la paix ». 

    Et le prêtre invite les fidèles à la communion en disant «Voici l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde».
    Lorsque Jean a dit «Voici l’Agneau de Dieu…», ses contemporains ont compris exactement ce qu’il voulait dire, puisque « Agneau » est une métaphore à caractère messianique qu’avaient utilisé les prophètes, surtout Isaïe, et qui était connu de tout Israélite.

     Par ailleurs, l’agneau est le petit animal que les israélites offraient en sacrifice pour commémorer la Pâque, la libération de l’Égypte ; le repas de Pâque consistait en un agneau.

     Aussi, les Apôtres et les Pères de l’Église nous disent que l’Agneau est un symbole de
    pureté, de simplicité, de bonté, de mansuétude, d’innocence… et le Christ est la Pureté, la Simplicité, la Bonté, la Mansuétude, l’Innocence. 

    Saint Pierre nous le dit : « Vous avez été affranchis (…) mais par un sang précieux, celui de l’agneau sans défaut et sans tache, le sang du Christ » (1P 1,18.19). 

    Le Christ est vraiment l’Agneau qui enlève le péché du monde, qui a été immolé pour que nous ayons la grâce. 

    Combattons donc le péché pour vivre toujours dans la grâce. 

    La beauté d’une âme en grâce de Dieu est telle qu’aucun trésor ne peut l’égaler. 

    Elle nous rend agréables et dignes d’être aimés. 

    C’est pour cette raison que dans le « Gloire à Dieu » de la Messe on parle de la Paix qui est
    propre aux hommes que Dieu aime. 

    Saint Jean Paul II nous exhortait à vivre dans la paix que l’Agneau a obtenue pour nous : «
    Engagez-vous à vivre en état de grâce. »

    Jésus est né à Bethléem précisément pour cela (…), vivre en état de grâce est la dignité
    suprême, c’est la joie ineffable, c’est la garantie de paix, c’est un idéal merveilleux ». 

    C’est bien Jésus, l’Agneau de Dieu, qui est offert en action de grâce par nos jubilaires pour exprimer leur reconnaissance au Seigneur et recevoir de nouvelles grâces. 

    Nous félicitons et souhaitons les bonnes grâces de Dieu pour nos heureux jubilaires. 

     Anatole DEDEGBE

  • Edito du 8 Janvier 2023

    « Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui ». (Mt 2, 2). 

    La fête de l’Epiphanie manifeste ce paradoxe : Dieu s’incarne dans une famille humble et cachée, loin du bruit du monde, dans le petit village de Nazareth. On pourrait dire qu’il cache sa divinité derrière son humanité. 

    Cette visite des Mages a dû bien surprendre Marie et Joseph ! En ce début d’année où les vœux sont multiples et traditionnels, adressons nos prières au Seigneur pour obtenir le don de la foi, réponse de l’homme à ce « Dieu caché » qui se révèle. 

    Prions aussi pour que tous les hommes de ce monde soient disposés à connaître le Seigneur. 

    Et nous, frères et sœurs de Notre-Dame de la Nativité, quelle joie ressentons-nous lors de la proclamation toujours nouvelle de l’Evangile ? Sommes-nous émus par l’humilité de Dieu comme les Rois Mages ? 

    Avons-nous conscience du salut apporté par Jésus ? 

    Notre cœur est-il rempli de joie lorsque nous partageons les Ecritures dans les différents groupes de la paroisse ou lorsque nous venons assister à la messe ? 

    Qui n’a pas fait l’expérience de la « résistance » à Dieu ? 

    Ce mystère traverse le cœur de chacun d’entre nous à un moment ou à un autre. 

    Apprenons à recevoir, à écouter, à persévérer dans notre Foi et surtout à nous mettre en marche dans la confiance, à l’image des Rois Mages. 

    Laissons-nous guider dans nos vies par le mystère de Celui qui est Lumière du monde. 

    La naissance de Jésus est à la fois l’accomplissement des signes et le commencement d’une nouvelle époque, celle du temps de l’Eglise, de l’annonce de l’Evangile. 

    Le mystère de l’Epiphanie nous invite à voir dans notre histoire personnelle, dans notre situation actuelle, les signes de la présence de Dieu dans nos vies. 

    En cette année si particulière, que notre communauté se mette en marche car nous aurons de beaux signes : bicentenaire de la 1ère pierre de l’église, retour de notre orgue, …. 

    Alors, chers frères et sœurs, que cette fête de l’Epiphanie nous apporte la vraie Lumière pour nous guider, celle qui émane du visage du Christ, plein de miséricorde et de fidélité. 

    Belle fête à tous ! François LALAU 

  • Edito des vacances de Noël

    BON NOEL ! BONNE ANNEE ! 

     Noël, c’est le mystère de l’enfant-Dieu ; ce mystère est si grand que chaque Noël est une occasion de le penser à nouveau, de le méditer (c’est-à-dire de laisser parler en nous les images de la crèche, de la
    Vierge Marie, de Joseph, des bergers, les mages, la vie des gens de l’époque, avec les guirlandes, les anges …) pour recevoir de Dieu des grâces (c’est-à-dire des aides spirituelles,  psychologiques et même physiques)  nouvelles, pour comprendre, petit à petit, le salut opéré grâce la divinisation de la nature humaine par le mystère de Noël.

    Car le salut, au sens salvifique du mot (sauveur) ne peut venir que de Jésus (qui signifie « Dieu sauve ») : c’est notre foi.


    L’évangile est sa parole, les sacrements sont ses gestes, toutes perpétrées par l’Eglise, en nos Eglises si différentes les uns des autres, mais avec un même fond ; c’est le sauveur : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison », avait dit Jésus à Zachée (Luc 19,9).

    Nous entrons donc dans les fêtes : Noël 2022 et Nouvel An 2023 !

    Puissent ces célébrations être pour tous une oasis de paix et, peut-être de réflexion pour retrouver le goût de reconstruire une fraternité, un vivre-ensemble heureux. 

    Que nos vœux soient aussi prière :

    Donne-nous, Seigneur, la joie de Dieu ; comme les bergers devant la crèche

    Remplis notre cœur de ta joie

    Donne-nous la paix de Dieu ; comme Marie et Joseph à la naissance de l’enfant

    Fais-nous goûter la paix de ta présence

    Jésus, tu es le Fils de Dieu ; ta naissance est un cadeau pour tous les habitants de la terre

    Guide-nous tout au long de l’année nouvelle !

    AMEN.
    Anatole DEDEGBE 

  • Édito du 3ème dimanche de l’avent, 11 décembre 2022

    Edito FIP dimanche 11 décembre 2022 

    Est-il celui qui doit venir ? 

    La question que Jean-Baptiste fait poser de sa prison à Jésus « Es tu celui qui doit venir ? », dont se fait l’écho, à quelques jours de Noël, l’évangile de ce 3ème dimanche de l’Avent, est particulièrement opportune tant de nos jours se pose à beaucoup la question du sens de la vie et de la gestion de la présence planétaire des humains.

    Autant dire que la proximité de Noël invite chacun, qu’il soit chrétien ou non, qu’il ait déjà la réponse ou non, à s’interroger sur le sens de son existence aujourd’hui.

    Quelle étoile me guide ? Que peut bien m’apporter la commémoration de cette naissance qui est quand même autre chose qu’une belle légende pour faire rêver les enfants et réveiller chez les adultes la nostalgie de la leur. Mais devenons-nous en attendre un autre ?

    Jésus est bien celui qui devait venir et qui est venu. Nous avons raison de ne pas en attendre un autre. Mais nous avons peut-être raison aussi de lui ouvrir autrement notre porte dans les temps qui sont les nôtres dans le monde et l’Eglise.

    Noël nous invite à regarder cela de près et à voir ce que Jésus et le message évangélique apportent comme réponse profonde aux attentes actuelles de l’humanité.

    Es tu celui qui doit venir ? Une question dans le secret de chaque cœur que les circonstances de rencontres fraternelles permettent, cela arrive, de partager ainsi que la réponse que nous y apportons.

    La question de Jean-Baptiste engage la responsabilité des chrétiens, leur manière de vivre cette fête de Noël.

    Trouver le Messie c’est en effet entendre Dieu nous adresser des appels, là où nous sommes, dans notre vie quotidienne comme les bergers eux-mêmes l’ont entendu.

    Trouver le Messie c’est sans doute aussi lâcher prise dans certains aspects de nos vies pour répondre à l’appel de Dieu et suivre le chemin que Jésus a inauguré.

    Es tu celui qui doit venir ?

    Personne ne peut répondre sans faire la vérité de sa vie. La paroisse y aidera de diverses manières.

    La halte « Prière et Pardon » qui vient de se tenir ce samedi en était une parmi d’autres.

    Oui la marche vers Noël a du sens.

    La joie profonde des chrétiens est à partager. Jésus est celui qui est venu et qui reviendra comme il l’a promis. 

    Père Edouard Bois

  • Halte de prière et de pardon

    Samedi 10 décembre 2022 – 15h-18h

    • Dans le temps de l’Avent, le samedi 10 décembre de 15h à 18h. en préparation à la fête de Noël, vous êtes invité à l’église Notre – Dame de la Nativité à vous associer à une halte de prière et de pardon.
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    • Le but de cette démarche spirituelle est d’offrir à chacun la possibilité de faire, avant Noël, un chemin intérieur pour se retrouver soi-même, vivre la rencontre du Christ en Eglise, accueillir, si on le veut, le signe de la Miséricorde de Dieu, être appelé à témoigner par toute sa vie de l’amour du Christ et éventuellement de la grâce du pardon reçu.
    • C’est aussi l’invitation faite à chacun de faire le point sur ses liens avec la communauté paroissiale, l’Eglise.
    • Y retrouver sa place par le pardon reçu et donné.
    • C’est un moment de prière personnelle pour la vie du monde et de l’Eglise
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    • En quoi va consister cette halte de prière et de pardon ?
    • L’Eglise sera ouverte pour cela de 15h à 18h.
    • Vous y serez accueilli chaleureusement au moment de votre choix et pour une démarche personnelle de votre choix): simplement venir prier, se retrouver soi-même, parler avec un prêtre ou un diacre, ou recevoir le sacrement du pardon.
    • Un livret vous sera proposé pour vous aider dans votre démarche.
    • Des prêtres seront là en permanence à votre disposition pour vous recevoir, vous écouter, vous conseiller et, si vous le désirez, vous permettre de recevoir le sacrement du Pardon.
    • Chaque démarche est personnelle mais vous n’êtes pas seul.
    • Les groupes paroissiaux, des communautés religieuses se relayeront dans l’église de 15h à 18h et, par leur prière silencieuse, soutiendront votre démarche de conversion et votre recherche. De plus, après votre rencontre éventuelle avec un prêtre ou la prière personnelle, vous pourrez déposer une veilleuse sur le chemin de lumière.
    • Ce sera l’un des signes de la dimension communautaire de cette halte de prière et de Pardon sur le chemin de Noël.
    • Un «point d’intentions de prière» vous permettra aussi de déposer vos intentions qui seront portées ensuite par la prière de la communauté paroissiale et de partager votre cheminement par cette halte de prière et de pardon.
    • Un «point partage» vous permettra, si vous le désirez, de faire un geste de solidarité en lien avec la conférence saint Vincent de Paul de la paroisse.
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    • A bientôt pour cette démarche de préparation à Noël.
    • Bonne fête de Noël.
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  • Édito du 2ème dimanche de l’avent, 4 décembre 2022

    Quelle communauté, quels croyants Jésus va-t-il trouver à sa naissance ?

    A la lumière de l’Evangile, nous savons que c’est Jésus le Roi idéal attendu par Israël dont nous parle Isaïe dans la première lecture de ce dimanche (Is, 11, 1-10), et que le Royaume appelé à s’étendre à tous les hommes, c’est l’Eglise. Saint Matthieu nous fait entendre la voix prophétique de Jean-Baptiste qui annonce la venue du Messie en citant l’exhortation d’Isaïe : « Préparez le chemin du Seigneur ». (Is 40, 3). Jean est ainsi fidèle à sa vocation de précurseur qui s’efface devant le Messie ; et les prophéties s’effacent devant la vérité. C’est exactement l’atmosphère de l’Avent où le temps des préparations va céder la place à celui de la naissance.

    Jean-Baptiste nous parle de « conversion » : ce terme nous dérange ; il semble exiger de nous des ruptures fortes, un « retournement » radical pour prendre une nouvelle direction. L’Avent, avec le Carême, est par excellence le temps de la conversion. En fait, il s’agit avant tout de changer de manière d’envisager les choses, d’avoir un regard neuf.

    L’apostrophe vigoureuse de Jean-Baptiste s’adresse aujourd’hui à nous tous, qui sommes déjà croyants et disciples de Jésus. Chaque année, chaque jour, il est nécessaire d’entendre son message pour ne pas nous croire « déjà convertis ».

    Mais ce discours est-il audible au XXIème siècle ? Nos contemporains peuvent-ils en percevoir l’urgence, la beauté et la nécessité ? Saint Jean-Paul II soulignait le problème : « L’homme d’aujourd’hui semble avoir plus de peine que jamais à reconnaître ses propres erreurs et à décider de revenir sur ses pas pour prendre le chemin après avoir rectifié sa marche ; il semble très réticent à dire : « Je me repens » ou « Je regrette ». (Réconciliation et pénitence, 1984, n°26)

    Jésus vient de nouveau à Noël. Quelle communauté, quels croyants va-t-il trouver à sa naissance ? Comment puis-je préparer mon cœur à le recevoir comme il le mérite ? Ma vie est-elle centrée sur la rencontre avec celui qui m’a aimé plus que tout et qui reviendra ?

    Ce chemin vers Noël est l’occasion d’une conversion toujours plus profonde.

    Notre paroisse propose une « Halte de Prière et de Pardon » le samedi 10 décembre pour faire une démarche spirituelle. Profitons de ce temps privilégié pour aller à la rencontre du Christ.

    En ce temps de l’Avent, laissons donc résonner les paroles de Jean-Baptiste en notre cœur pour y provoquer la conversion, afin de penser, vivre et agir différemment. Exprimons au Seigneur au moins notre désir de conversion, et c’est lui qui l’accomplira.

    François LALAU

    Diacre permanent

  • Édito du 29ème dimanche du temps ordinaire, 16 octobre 2022

    « A quoi cela sert-il que je Te prie Seigneur ? »

    Dans les difficultés multiples que nous rencontrons (santé, économie, situation internationale…), il nous est sans doute parfois arrivé de nous décourager en l’absence de réponse de la part du Seigneur alors que dans notre prière, nous Lui avions demandé de l’aide.

    Quand nous n’obtenons pas tout de suite ce que nous demandons, nous n’avons pas confiance en la puissance de la prière, et nous pouvons en arriver à nous écarter de Dieu.

    Que nous apprend cette pauvre veuve de l’Evangile sur l’attitude à avoir dans la prière ?

    La première condition pour participer au Royaume de Dieu, c’est de reconnaître notre pauvreté. Une des Béatitudes au chapitre 6 de Luc est d’ailleurs là pour nous le rappeler : « Heureux, vous les pauvres, le Royaume de Dieu est à vous ! ».  Et pour durer dans la prière, il est plus utile et efficace de s’appuyer sur notre faiblesse et notre pauvreté que sur nos capacités et richesses, humaines ou spirituelles.

    La deuxième condition, c’est d’avoir confiance en Dieu et de persévérer car le Seigneur est déjà présent ; il s’agit de nous tourner vers Lui et de demeurer le cœur et les mains ouvertes, prêts à L’accueillir. Moïse, pendant la bataille contre les Amalécites (première lecture), se tient au sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main. C’est sa foi qui donnera la victoire aux combattants, ses deux mains levées sans relâche vers le ciel et soutenues par ses frères. Prier, comme aimer, c’est un don et une expérience de relation. La prière augmente notre foi et notre espérance.

    Attendre et tenir bon, voilà ce qui nous est demandé ; les choses prennent du temps, les améliorations sont parfois imperceptibles, les échecs sont nombreux, la tournure des événements n’est pas ce que nous avions anticipé, et la foi est mise à rude épreuve. C’est pourquoi la persévérance dans la prière est un signe de foi et d’une véritable confiance.


    Enfin, la prière est un lieu de conversion. Celui qui sait garder la pauvreté et l’humilité de cœur saura accueillir ce que le Seigneur souhaite lui donner. Ayons en mémoire l’enseignement de Saint Augustin : « Ne t’afflige pas si tu ne reçois pas immédiatement de Dieu ce que tu Lui demandes ; c’est qu’Il veut te faire plus de bien encore par ta persévérance à demeurer avec Lui dans la prière ».

    La fidélité est la qualité essentielle pour celui qui s’engage sur le chemin de la prière. On pourrait presque dire qu’il n’est pas difficile de commencer à prier, mais que la difficulté commence lorsqu’il faut persévérer dans la prière. Alors courage !

    François Lalau, diacre.