Auteur/autrice : ParoisseNDB

  • Par-delà la barrière de la mort

               Existe-t-il une vie après cette vie? Est-il raisonnable de croire à une autre existence au-delà de la mort? Le ciel est-il une utopie ou une réalité? Voilà d’éternelles questions qu’un jour ou l’autre tout homme se pose inévitablement. Croyants et incroyants, hommes de sciences et illettrés, jeunes et vieux, tous, nous sommes confrontés à cette interrogation inéluctable que le mystère de la mort rend encore plus dramatique. Cette question n’a rien d’une simple curiosité intellectuelle; elle est sérieuse et grave puisque, d’une certaine manière, elle détermine nos choix et nos engagements ici-bas. Chacun vit, en effet, selon les convictions qu’il se fait au sujet de la vie après la mort.

    Nous qui professons la foi chrétienne, croyons en la résurrection des morts. Le fait de la résurrection n’appartient pas au domaine de l’évidence mathématique ou de la démonstration, mais plutôt à celui de la foi. Il n’existe pas de preuve incontestable de la vie éternelle, mais uniquement des signes offerts au jugement libre de l’homme. Si Dieu est effectivement le Dieu des vivants, comme nous le confirme Jésus, il est tout à fait normal de croire que ceux qu’il appelle ses amis partagent eux aussi son éternité. La résurrection est donc le couronnement de la foi en Dieu, car la nier revient à nier l’éternité même de Dieu. Cette conviction en la résurrection est fondée sur la promesse du Seigneur. Certes, elle ne décrit pas en quoi consistera cette vie après la mort, mais elle donne une sécurité profonde à ceux qui y croient.

    Demandons au Seigneur, en ce temps où nous honorons nos défunts, de renforcer notre foi en la résurrection pour qu’elle ne soit pas une simple question intellectuelle, mais une conviction qui nous engage à vivre pleinement pour lui et pour nos frères.

     

    P. Anatole DEDEGBE

     

  • Novembre : mois des saints, mois des défunts

               Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ. Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « béatification-canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi à la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.
    Cette fête est par ailleurs l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.

    La Toussaint est aussi inséparable du jour de prière pour les défunts, que l’Eglise commémore le 2 novembre. La solennité du 1er novembre est vécue dans la joie ; celle du 2 novembre est plus en lien avec les souvenirs envers ceux et celles que nous avons aimés et qui sont partis de cette terre.

    N’oublions pas de prier pour les défunts, ceux de nos familles, bien sûr, mais également ceux qui n’ont personne qui prie pour eux. L’Eglise nous y encourage, particulièrement en ces jours après la Toussaint. Le plus beau signe d’espérance et d’amour que nous pouvons poser est d’offrir des intentions de Messe pour eux, car nous les plongeons ainsi dans le Sang précieux du Seigneur Jésus immolé sur la Croix, seule source du salut pour tous. Nous prions également en nous engageant dans la conversion par la confession, en communiant, et en priant aux intentions du Saint-Père. Ces trois actions de foi obtiennent, par la Miséricorde divine confiée au ministère de l’Eglise, la rémission de toutes les conséquences des péchés. C’est ce qu’on appelle une indulgence ! N’en privons pas nos défunts.

    Entrons dans l’espérance par cette somptueuse et réconfortante fête de la Toussaint, célébration des prémices de l’inextinguible joie de la vie éternelle, dans la communion avec le Vivant, Dieu Saint qui nous aime et qui nous attend !

     

    P. Anatole DEDEGBE

     

  • « Dis merci au monsieur… »

               Chacun dans son enfance a pu entendre ses parents lui seriner ces paroles alors qu’un monsieur bienveillant lui proposait un bonbon, un morceau de chocolat ou je ne sais quel bon produit de l’Aveyron.

    Ce fait divers nous le retrouvons sous une autre forme dans l’Évangile de ce jour où l’évangéliste Luc nous narre la rencontre d’un groupe de lépreux que Jésus guérit et envoie, selon la tradition, se montrer aux prêtres du Temple pour faire le constat de leur guérison. Un seul fait demi-tour pour dire à Jésus sa reconnaissance de l’avoir guéri.

    Pour les chrétiens, la reconnaissance de ce qu’on doit à Jésus s’appelle action de grâce. C’est d’un autre ordre qu’un phénomène naturel même si c’est tout notre être qui vient à la messe dire merci à celui qui nous sauve et accueillir son salut par sa mort sur la croix et sa résurrection.

    La fête de l’Aveyron nous invite bien sûr à de nombreux achats tant il y a de bons produits dans cette région. Ils méritent bien plus que de la consommation gourmande puisque c’est la tradition pour ceux et celles qui se retrouvent à la messe de 10h30 de remercier le Seigneur pour sa création, la libération qu’il nous apporte et la vie divine qu’il nous donne dont le baptême est déjà la signe.

    Alors merci pour le travail accompli et la joie de se retrouver ainsi.

    Comme le dit si bien le père Michel Quoist : la symphonie a besoin de chaque note, comme le livre a besoin de chaque mot, comme la rivière a besoin de chaque goutte d’eau, comme la moisson a besoin de chaque grain de blé, l’humanité tout entière a besoin de toi, là où tu es, unique et donc irremplaçable.

     

    Père Édouard BOIS

     

  • Octobre : mois de la mission, mois du Rosaire

               A l’orée de ce mois d’octobre, l’Église nous éveille davantage au sens de la mission et nous rappelle que, mus par la grâce de l’Esprit Saint reçu au Baptême et à la Confirmation, nous devons être dans le monde « les ouvriers de la mission divine, les hérauts de la vérité divine, les artisans de la grâce divine » (Document conciliaire, Ad Gentes n°23). Aussi, sommes-nous invités par le Pape dans son message adressé à tous les chrétiens à l’occasion de la Journée Mondiale des Missions 2025 à « transmettre la Bonne Nouvelle en partageant les conditions de vie concrètes de ceux que nous rencontrons et en devenant ainsi porteurs et constructeurs d’espérance (n°2). En agissant ainsi, nous réalisons la vocation universelle des baptisés qui consiste, selon le pape François, de vénérée mémoire, à « devenir parmi les peuples, par la force de l’Esprit Saint et l’engagement quotidien, des missionnaires de la grande espérance que nous donne le Seigneur Jésus » (idem). C’est à travers nous que le Seigneur poursuit sa mission dans l’Église et dans le monde d’aujourd’hui.

    Avec Marie, Notre-Dame du Rosaire, la première en chemin et en mission, à qui ce mois est dédié, allons avec confiance sur les chemins de la mission à la rencontre de nos frères et sœurs qui sont à la périphérie de nos communautés chrétiennes vivantes. Sortons donc de nos conforts et apportons à tout homme, toute femme la joie de l’Évangile. Car notre humanité blessée et déchirée a bien besoin de la grâce de l’Évangile du Christ, message de paix et d’amour, pour panser ses plaies et retrouver sa joie originelle. En prenant pour modèle la Vierge Marie qui n’hésita pas à franchir monts et collines pour aller apporter la joie de l’Évangile à sa cousine Elisabeth, bravons, nous aussi, dans la force de l’Esprit Saint, les obstacles et les intempéries pour porter plus haut l’étendard de l’Évangile du Christ.

    Que Sainte Thérèse de Lisieux, docteur de l’Église et patronne des missions, en ce centenaire de sa canonisation, intercède aussi et soutienne nos œuvres et pas missionnaires.

    P. Anatole DEDEGBE

     

  • Chemin de vie, chemin d’éternité

             Une lecture rapide de l’évangile de la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare peut interpréter le « renversement des sorts » comme une punition de l’homme coupable de posséder des biens matériels et, au contraire, un relèvement du pauvre Lazare qui n’avait d’autre richesse que son nom, Lazare, qui veut dire : « Dieu vient en aide » ; puis en généraliser la compréhension à partir de la parabole de dimanche dernier selon laquelle on ne peut servir deux maîtres en même temps, à la fois Dieu et l’argent…

    Une telle lecture fait l’impasse sur le contexte dans lequel Jésus s’exprime. Car il fait allusion à un conte populaire bien connu de son auditoire. La pointe du message de Jésus dans cette parabole vise moins la thématique de la richesse ou de la pauvreté comme telle, que l’auto-suffisance égocentrique qui peut résulter d’un certain rapport aux richesses, que celles-ci soient extérieures ou intérieures.

    Le lecteur peut en repérer la trace dans la première requête de l’homme riche à Abraham. Celui qui délibérément centré sur lui-même, a fait bombance toute sa vie, est engagé sur un chemin irréversible auquel est opposé celui que la pauvreté rend disponible à autre que lui-même : « Un grand abîme [infranchissable] a été établi entre vous et nous. » Sous l’angle du rapport à Dieu qui en découle, indissociable du rapport à autrui et du rapport au monde, les effets irréversibles de l’auto-suffisance réclament notre vigilance.

    Un conseil pourrait nous être donné par l’homme riche de l’évangile : « Ne faites pas comme moi ! Dans votre court passage sur la terre vous fabriquez votre éternité ».

     

    P. Anatole DEDEGBE

     

  • Le mystérieux gérant à la fois sage et malhonnête

               Des histoires d’intendants qui dilapident les biens de leurs maîtres, nous en écoutons souvent : des affaires de documents falsifiés, de détournement de fonds, d’usage de faux, de factures falsifiées, de corruption ingénieuse défraient la chronique. Sur ce plan les hommes n’ont pas beaucoup changé. Ce qui, par contre, surprend dans la parabole de l’évangile de ce dimanche, c’est la conclusion que Jésus en tire, car au lieu de blâmer l’escroquerie de cet intendant malhonnête, il le donne en modèle à ses disciples.

    Comprenons bien : ce n’est pas de la corruption que Jésus fait l’éloge, mais plutôt la sagacité avec laquelle l’intendant agit, même dans une circonstance difficile. En effet, le voilà désormais sans travail, puisque son maître, le licencie. Et afin d’assurer son avenir, l’ancien gérant cherche à se faire des amis parmi les anciens clients de son patron.

    L’Évangile dit qu’il est « habile » ; en fait, le grec n’hésite pas à employer le terme « sage » : Jésus évoque la sagesse de cet homme. Qu’y a-t-il dans sa démarche qui puisse être empreint de sagesse et à quoi Jésus a pu être sensible ? Il y a bien une raison… En considérant de plus près l’agir du gérant et la manière dont il se tire d’affaire, on voit qu’il se préoccupe de son avenir sur cette terre et fais preuve d’ingéniosité pour l’assurer. En quoi les fils de la lumière, que nous sommes, font-ils preuve d’ingéniosité ou d’habileté pour entretenir et assurer la vie céleste, la communion parfaite de vie avec Dieu ?

    Aussi, la technique de cet intendant consiste à effacer des dettes : à qui cent barils d’huile, cinquante ; à qui cent sacs de blé, quatre-vingts.

    En effet, le vocabulaire du débiteur et de la dette pardonnée est bien présent dans l’Évangile de Luc. On le trouve aussi au chapitre 7, 41-50. Le vocabulaire est employé dans l’évangile pour exprimer le pardon des péchés. Bien entendu, le mauvais gérant ne fait que pardonner des dettes matérielles. Mais, à travers cette petite histoire, Jésus semble percevoir quelque chose de sa mission à lui. Ce mauvais gérant, aussi malhonnête soit-il, semble rappeler à Jésus quelle est la raison de sa venue parmi les hommes ainsi que le sens du sacrifice suprême qu’il accomplira à la fin de sa vie en offrant son corps et son sang sur la croix pour payer la dette de l’humanité pécheresse.  En effet, le pardon des péchés, l’effacement de la dette qui séparait l’humanité du Père, voilà ce que Jésus est venu réparer.

     

    P. Anatole DEDEGBE

     

  • Continue à avancer dans la foi

    « Mon enfant, sois sans crainte, continue à avancer dans la foi. Tu reconnaîtras que tu es sur la bonne voie par Ma Paix en toi.

    C’est également par cette paix ressentie que tu pourras continuer à avancer et à prendre des décisions conformes à la volonté de Mon Père ».

     Méditation extraite du livre de Léandre Lachance,

                   Volume 2, numéro 2

     

    Notre vie paroissiale est une invitation à incarner cette paix du Seigneur et sa sollicitude envers tous, à chaque rencontre et à chaque célébration.

    Je nous invite donc à reprendre la vie paroissiale, chacun apportant ce qu’il peut donner, comme disciple et témoin de Jésus-Christ qui nous fait cette confiance qu’ensemble nous pouvons vivre comme communauté de croyants en ce monde et dans notre quartier.

    Dans la feuille d’information paroissiale, vous trouverez les rendez-vous de la rentrée, de l’année, les appels, les dates pour ensemble continuer à faire vivre notre paroisse.

     

    Père Anatole DEDEGBE, curé

     

  • Bonnes vacances ! Vive l’été !

    Les vacances d’été sont une période de l’année que nous attendons tous avec impatience. Les enfants sont libérés de l’école, les familles planifient les déplacements, les entreprises ralentissent leur rythme de travail et la plupart d’entre nous profitent de cette période pour se reposer et se détendre. Mais comment pouvons-nous profiter de ces vacances tout en restant fidèles à notre baptême, éveillés dans la prière et en tenue de service ?

    Tout d’abord, nous devons garder à l’esprit que même si nous sommes en période estivale, notre vie spirituelle ne devrait pas s’arrêter. Car les vacances d’été demeurent une période de connexion ou de reconnexion avec Dieu. Elles peuvent, en effet, nous permettre d’approfondir ou de renouer une relation avec le Seigneur. Par exemple, en fréquentant les églises locales où nous serons en vacances ou bien, simplement, en prenant le temps de prier, seul ou avec quelqu’un, et de méditer la Parole de Dieu.

    De plus, les vacances d’été peuvent être une occasion de servir les autres et de pratiquer la charité. Nous pouvons ainsi donner de notre temps et de nos ressources aux personnes dans le besoin : une organisation caritative un voisin ou un ami.

    Les vacances d’été peuvent également être une période de réflexion et de renouveau spirituel. Nous pouvons, par exemple, utiliser ce temps pour évaluer notre vie et nos actions, pour nous repentir de nos erreurs et pour nous rapprocher davantage de Dieu. Nous pouvons aussi chercher des moyens de grandir dans notre foi en lisant la Bible, en participant à la messe et en écoutant des enseignements spirituels.

    Enfin, les vacances d’été sont une période pour profiter de la création de Dieu et pour apprécier la beauté de son œuvre. Nous pouvons passer du temps dans la nature, en admirant les paysages, en profitant des activités extérieures et en remerciant Dieu pour sa bonté et sa générosité.

    En définitive, les vacances d’été sont une période merveilleuse de l’année, mais nous devons nous rappeler que notre vie spirituelle ne devrait jamais prendre de pause. Utilisons ce temps pour demeurer proche de Dieu, pour servir les autres, pour réfléchir et pour grandir dans notre foi. Profitons également de la création de Dieu et de la beauté qui nous entoure. Que Dieu nous bénisse et nous guide tout au long des vacances.

     

    P. Anatole DEDEGBE

  • Pierre et Paul en partenariat

                  Pierre est désigné comme chef des apôtres suite à sa profession de foi. C’est alors que Jésus « commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait s’en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter ».

    Paul ne s’est jamais élevé contre l’élément institutionnel représenté par l’apostolat historique des Onze apôtres.  Il a reçu l’imposition des mains de ceux qui étaient déjà reconnus comme possédant le Saint-Esprit. Il a soumis à l’approbation de l’église réunie à Jérusalem ses propres méthodes d’apostolat. Mais il n’a jamais admis ni que sa vocation fût inférieure à la vocation des autres apôtres ; ni que sa connaissance de Dieu fût moindre que la connaissance qu’avaient de Jésus ses premiers disciples.

    Une synthèse doit s’établir entre la tradition et l’inspiration. Pierre et Paul ne peuvent pas être dissociés. L’Église a été fondée par les deux apôtres. Le fondement de l’Église, c’est la foi de Pierre, comme la doctrine de Paul en est le soutien. Pierre est un pasteur et un guide. Paul par ses enseignements, nous fortifie et nous anime. Attacher Pierre avec Paul, c’est attacher un bouton avec la mauvaise boutonnière. Mais faire travailler Pierre et Paul en partenariat, c’est notre défi. L’Église dont nous faisons partie, n’est pas une réalité abstraite, mais une communauté faite de personnes, d’être vivants, avec des histoires particulières, des caractères, des défauts aussi. Ce qui est au cœur de la vie de l’Église, ce qui la fait vivre, ce n’est pas une seule personne, ce n’est pas un modèle, mais plutôt la relation, la communion. Il y a Église, parce qu’il existe des relations entre des personnes ; des relations qui sont avant tout une question d’amour.

    Fêter Pierre et Paul, c’est regarder Dieu vivant en eux, dans les Apôtres, dans l’Église, en chacun de nous et de nos frères et sœurs.  Posons un regard neuf sur Pierre et Paul. Ils ne pouvaient garder pour eux ce soleil qui avait illuminé leur vie, ils avaient un feu à partager. Paul comme Pierre ont toujours eu le souci de relier les communautés les unes aux autres. Être chrétien, ce n’est surtout pas être replié sur notre communauté, indifférents à ce que peuvent vivre les autres.

    Toute action parmi les chrétiens qui n’est pas guidée par l’amour et le service ne correspond pas aux intentions de Jésus. Toute action, toute autorité qui s’exprime en termes de prestige, ou de possession matérielle, ou de domination est étrangère et hostile à l’action pastorale de Jésus, telle que Pierre et Paul l’ont menée.

    Le pouvoir de Jésus n’est pas un pouvoir selon les modalités de ce monde. C’est le pouvoir du bien, de la vérité et de l’amour, ce pouvoir est plus fort que la mort. C’est le seul pouvoir que nous pouvons exercer.

     

    P. Modeste MEGNANOU

     

  • Retour sur la visite pastorale de Monseigneur Gonon du 1er au 6 avril 2025

    I/ Un territoire paroissial agréable, largement réhabilité dans les années 90, avec
    beaucoup d’espaces verts et très bien desservi par la ligne 14

    II/ Une implantation paroissiale sobre et cohérente au centre du territoire mais peu visible par manque de signalétique dans les rues avoisinantes


    1/ Une petite église de village, avec de belles œuvres d’art et un parvis accueillant
    2/ Des locaux paroissiaux proches de l’église, simples et fonctionnels

    III/ Une communauté paroissiale à taille humaine, simple, fraternelle, bienveillante et
    dynamique mais vieillissante et manquant de renouvellement

    1/ Une communauté paroissiale fraternelle édifiée par l’eucharistie et la prière

    Nous avons ressenti une bonne ambiance entre paroissiens et une grande bienveillance entre eux. Malgré cela peu de nouveaux paroissiens rejoignent la communauté.


    2/ De – trop ? – nombreuses propositions paroissiales
    Nous avons rencontré des équipes d’animation dévouées et fidèles, heureuses d’éprouver la force de l’engagement, mais parfois fatiguées ou dispersées et en attente de suivi, d’encouragement et de sang neuf. D’où l’importance de favoriser une culture de l’appel personnel, à porter conjointement par les prêtres et les responsables, notamment pour renouveler les équipes. Il serait également fécond de continuer la collaboration ou la mutualisation avec le doyenné en termes de formation, d’échanges d’expérience et d’activités.

    Par ailleurs, nous avons ressenti une certaine nostalgie du temps de l’Emmanuel qui semble s’être réveillée récemment mais que le conseil pastoral ne perçoit pas avec autant de force.

    IV/ Une gouvernance honorant la complémentarité des états de vie

        Sans offices communs et en absence d’espace partagé la vie fraternelle entre les trois prêtres est limitée. Les repas pris en commun ne sont pas réguliers; il serait précieux qu’ils deviennent plus réguliers tout comme des moments de partage d’évangile, de prière commune, de réflexion de fond au niveau spirituel et pastoral.
                En ce qui concerne le conseil pastoral composé d’une douzaine de membres, nous avons noté des souffrances et des incompréhensions qu’il sera important de mettre à plat pour y remédier.
                Enfin le site internet de Notre-Dame de Bercy mériterait d’être retravaillé pour plus de clarté, de convivialité, d’actualisation et de liens notamment avec le diocèse. Les réseaux sociaux semblent absents alors qu’ils constituent désormais un relais d’information et d’évangélisation essentiel.

    Résumé pour vous,

                                                       Jérôme DELHOMME, membre du conseil pastoral