Auteur/autrice : ParoisseNDB

  • Édito du 24ème dimanche du temps ordinaire, 11 septembre 2022

    Nativité de la Vierge Marie, notre fête patronale

    La fête de la Nativité de la Vierge Marie est célébrée chaque année le 8 septembre. Si ce jour est un jour Marial pour toute l’église, il est surtout notre fête patronale et inaugure notre nouvelle année pastorale. En effet, l’actuelle église qui est érigée à Bercy depuis bientôt 200 ans, est dédiée à la Vierge Marie, Notre-Dame de la Nativité célébrée le 8 septembre et solennisée sur la paroisse le dimanche suivant quand cette fête tombe en semaine.

    C’est depuis le début du Vème siècle qu’on a commencé à vénérer à Jérusalem, près de la piscine de Bethzatha, le lieu où serait née la Vierge Marie. Et c’est dans la Basilique de la Nativité-de-Marie, devenue au XIIe siècle l’église Sainte-Anne, que Saint Jean Damascène a célébré le mystère de cette fête : « Venez, tous : avec allégresse ; fêtons la naissance de l’allégresse du monde entier ! Aujourd’hui, à partir de la nature terrestre, un ciel a été formé sur la terre. Aujourd’hui est pour le monde le commencement du salut. » La liturgie fait écho à ces paroles. Si « l’origine du salut » tient, en propres termes, à « la maternité de la bienheureuse Vierge Marie. (prière d’ouverture), on peut dire que la naissance de l’Immaculée Mère de Dieu a fait « lever sur le monde entier l’espérance et l’aurore du salut » (prière post-communion). Dès son apparition sur terre, Marie occupe une place privilégiée dans le dessein de Dieu. C’est pourquoi nous célébrons sa naissance dans la joie, attendant pour le monde « un surcroît de paix » et pour notre paroisse une vie de communion de plus en plus fraternelle et missionnaire dans le respect de tous et de la création.

    Alors que nous reprenons les activités de notre vie paroissiale, que la fête de la Nativité de la Vierge nous aide à progresser dans la connaissance du Christ et de l’Évangile pour toujours mieux servir le Seigneur et nos frères dans notre beau quartier de Bercy.

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 23ème dimanche du temps ordinaire, 4 septembre 2022

    La rentrée…Un état d’esprit.

    C’était, ce jeudi, la rentrée scolaire; mais début septembre, c’est aussi la reprise dans bien des domaines de la vie sociale.

    Pour la paroisse, le dimanche de rentrée sera le 18 septembre.

    Ce temps de rentrée est un temps où chacun fait des projets, prend des décisions. Un moment aussi de reprise de contacts aussi bien pour les jeunes que pour les adultes.

    La paroisse ainsi va aussi peu à peu retrouver son rythme de vie habituel avec la joie de revoir des visages familiers et de reprendre la vie des groupes et les célébrations qui jalonnent la vie chrétienne. Sans oublier notre attention aux nouveaux qui arrivent dans le quartier de la paroisse.

    Mais la vie chrétienne de chacun, notre relation au Christ, « notre rentrée chrétienne » ne doit pas attendre le dimanche de rentrée de la paroisse. Jésus ne doit pas être la dernière roue du carrosse de notre rentrée.

    Les textes de la Parole de Dieu de la messe de ce dimanche, pas choisis pour cela, éclairent cependant cette rentrée pour la vivre chrétiennement et ils nous interrogent sur la place que nous faisons au Christ dans tous les aspects de notre vie. Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus s’adresse à une foule nombreuse et à nous de surcroît en prenant une comparaison qui devait parler à l’époque et qui le peut aussi pour notre temps, celle de la construction d’une grande tour. « Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?  Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :  ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !’ « 

    Jésus invite par là chacun à s’interroger sur ses choix et à mettre réellement ses pas dans les siens non pour ignorer sa famille ou tout autre responsabilité, mais pour s’inspirer de son Esprit.

    La rentrée est ainsi un moment décisif pour vérifier nous aussi nos choix de vie et quelle place je vais tenir dans ma vie familiale, sociale, ecclésiale. Un bon moment pour se demander si le Christ est réellement la clef de voûte de notre vie et comment notre relation  à Lui irrigue la diversité des situations dans lesquelles la vie nous plonge. Puisse en ce temps de rentrée Jésus considéré l’ouvrage de nos mains.

    Bonne rentrée à tous et à la communauté paroissiale!

    Père Édouard Bois.

  • Édito de l’été 2022

    Répondras-tu à l’appel du Christ et de la paroisse ?

    Cette fin d’année est pour nous tous l’occasion de rendre grâce pour tout ce qui a été vécu cette année. Chaque équipe fait son bilan et se projette dans l’année pastorale qui commencera en septembre, après une pause estivale méritée et salutaire !

    Parmi les événements marquants de cette année, il y aura eu nos très belles célébrations de l’accueil du nouveau curé, les grandes fêtes de Noël et de Pâques, avec l’accueil de nouveaux baptisés et confirmés, la première communion d’enfants du caté, la session des fiancés, la visite du vicaire général, Mgr François GONON, nos assemblées paroissiales, nos veillées de louange et de prières autour d’un bol de riz, nos journées d’amitié, le parcours biblique sur Saint Luc. Merci à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour que tout cela se passe bien !

    La prochaine année pastorale sera, elle aussi, riche en événements qui seront pour nous autant d’occasions de nous retrouver pour faire grandir en nous, entre nous et autour de nous l’amour du Christ. Il y aura les grands classiques et quelques nouveautés dont nous vous dévoilons l’essentiel progressivement. Le planning général qui vous sera communiqué sur un calendrier détaillera les propositions. Il y aura un programme pastoral commun à tous les enfants et leurs parents, un autre pour les jeunes et un autre encore pour les adultes de la paroisse.

    La liste des services qui ont besoin d’être pris en charge pour que notre paroisse reste dynamique, fraternelle et missionnaire figure sur notre livret paroissial actualisé. Je vous invite à vous poser sérieusement et en conscience la question de votre disponibilité pour le service de l’Evangile dans notre quartier : le Christ et l’Eglise ont besoin de chacun de nous, sans exception. Une paroisse, c’est une grande famille, dans laquelle tout est mis en commun et où tout repose sur l’engagement de chacun pour les différents services qui concourent au bien de tous. Je fais le catéchisme pour tes enfants pendant que tu t’occupes de préparer et d’animer la messe à laquelle j’assisterai avec les miens. Je prépare tes enfants au baptême, à la première communion ou au mariage pendant que tu accompagnes mes parents dans la maladie ou le grand âge. Je rends aux plus jeunes ce que j’ai moi-même reçu… Voilà ce qu’est une paroisse. Alors je compte sur vous tous pour répondre favorablement et généreusement à cet appel du Christ pour notre paroisse et vous souhaite une belle fin d’année scolaire et un bel été.

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito de la solennité du Saint-Sacrement, 19 juin 2022

    Eucharistie, présence de Jésus-Christ

    « Le Seigneur crucifié et ressuscité est vraiment, réellement et substantiellement présent dans l’Eucharistie et le demeure tant que subsistent les espèces du pain et du vin. On lui doit non seulement le plus grand respect mais notre culte et notre adoration. C’est là le Cœur de l’Eglise, le secret de sa vigueur ; elle doit toujours veiller avec un soin jaloux sur ce mystère et l’affirmer dans son intégralité. » (Jean Paul II, message au congrès eucharistique de Lourdes, 21 juillet 1983.)

    On parle de présence « réelle » parce qu’elle est substantielle, et que par elle, le Christ se rend présent tout entier par son corps, son sang, son âme et sa divinité. On ne peut absolument pas dire que cette présence réelle est un symbole. Les apparences sont les mêmes mais la substance (la réalité) a changé : ce n’est plus du pain mais le Corps du Christ qui renouvelle ou réactualise l’offrande de sa vie pour réparer nos péchés, nous sauver et nous donner la vie divine, qui est la vie éternelle : ce miracle se réalise à chaque messe au moment de la consécration !

    Quand l’Église nous invite à célébrer la fête du Saint-Sacrement, appelée aussi fête du Corps et du Sang du Christ ou encore Fête-Dieu, elle veut nous aider à affermir notre foi dans cette présence du Christ ; et parce qu’il est vraiment présent, chacune et chacun d’entre nous peut, lui aussi, devenir vraiment présent au monde et aux autres humains, comme quelqu’un qui est prêt à donner, pas simplement un réconfort moral ou partagé quelque sentiment de solidarité mais surtout quelque chose de ce qu’il reçoit du Christ qui se donne totalement.

    Que les enfants du catéchisme qui se sont bien préparés à cette rencontre eucharistique et d’amitié avec Jésus, et qui communient pour la première fois aujourd’hui, profitent, comme nous, de la grâce de la rédemption qui nous est offerte quand nous communion au corps et au sang du Christ.

    Que cette grâce produise en nous tous ses effets !

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito de la solennité de la Trinité, dimanche 12 juin 2022

    « Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit »

    Ce dimanche, voici une grande fête au cœur du mystère chrétien qui vient célébrer l’unicité de Dieu mais aussi le mystère du Dieu Amour. En effet, elle exprime cette réalité mystérieuse d’un seul Dieu dans l’unité d’amour de trois personnes distinctes, égales et indivisibles.

    Le dogme de la Trinité a été tardivement instauré au XIIIème siècle, entre la Pentecôte et la fête Dieu ou du Saint Sacrement qui aura lieu le 16 juin.

    Mais il faut se souvenir que ce dogme n’est pas le fruit d’une élaboration philosophique. C’est la Révélation elle-même. Dès la prédication évangélique, la Trinité est au cœur de l’annonce. C’est ainsi qu’à la fin de l’évangile de saint Matthieu (Mt, 28, 19), le Christ ordonne aux apôtres : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ».

    En effet, la Sainte Trinité se manifeste dès notre baptême, par le signe de Croix, symbole et prière des chrétiens, mais aussi durant la liturgie eucharistique à plusieurs reprises. 

    Aujourd’hui, saint Jean nous interpelle en affirmant que l’Esprit de Feu, l’Esprit de Vérité, va venir sur nous pour que nous puissions faire l’expérience d’ entrer dans l’intimité de Dieu.

    Soyons à l’écoute et laissons-nous guider par l’amour de Dieu ; l’Esprit de Vérité nous fera entrer peu à peu dans le mystère de la foi, et en particulier dans celui de la Sainte Trinité.

    Cette quête de la Vérité doit nous permettre de nous abandonner dans les mains de Dieu avec confiance. Oui Seigneur, pas ce que je veux mais ce que tu veux !

    Alors, remplis de l’amour de Dieu, nous pourrons être féconds et poursuivre notre mission, notamment auprès de ceux qui ne connaissent pas encore notre Sauveur.

    Que l’Esprit de Vérité nous rende confiants et audacieux !

     Et que la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité nous aide à prier :

    « O mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible comme si mon âme était déjà dans l’éternité ; que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de vous, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre mystère ! Pacifiez mon âme. Faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là, tout entière, tout éveillée en ma foi, livrée à votre action créatrice ».

    François Lalau, diacre permanent

  • Édito du dimanche de la Pentecôte, 5 juin 2022

    La Pentecôte : promesse tenue ! 

    C’est la Pentecôte. Encore un pont pour certains mais surtout la fête du don de l’Esprit Saint promis par Jésus avant de s’élever au ciel. 

    La Bible pour dire la réalité de l’Esprit Saint parle de l’eau, du feu, du vent.  

    En un mot l’Esprit Saint est insaisissable bien que donné et inattendu bien qu’attendu.  

    L’Esprit Saint est présence et pourtant nous ne pouvons mettre la main dessus. On ne le retient pas, pas plus qu’on ne retient l’eau, le vent ou le feu.

    Quand les éoliennes tournent on sait que le vent est là. Là où est l’Esprit Saint cela se reconnait aussi. « Ici il y a un bon esprit entre vous » dit-on parfois d’une classe ou de tout autre groupe  L’esprit c’est ce qu’il y a « entre ».   

    Jésus, habité par l’Esprit est retourné auprès de son Père, mais sans nous laisser seuls aux risques de l’aventure humaine, à ses joies, à ses réussites, à ses ambitions mais aussi à ses errements, à ses doutes et à une finitude planétaire hypothétique.      

    « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » avait-il dit, en payant de sa personne sans se contenter de bonnes paroles ou de vaines promesses. 

    L’Esprit Saint qui unit Jésus à son Père vient nous ajuster à eux de manière profonde et creuser en nous le désir d’être et de vivre de manière heureuse et fraternelle. 

    Les fruits de l’Esprit Saint disent cela : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi.

    En un mot l’Esprit Saint est là quand je vis la rencontre : c’est à dire l’accueil de l’autre sur ma route dans le respect de ce qu’il est.

    L’Esprit Saint est là dans l’écoute : c’est à dire l’accueil de la Parole du Christ dans l’Ecriture, dans la communauté, les évènements qui me font signe. 

    L’Esprit est là dans le don de soi : c’est à dire dans l’attention multiforme aux appels des autres.

    L’Esprit Saint est invitation à faire servir nos talents, notre temps, au bien de tous. 

    L’Esprit Saint ne nous formate pas mais suscite notre liberté et nos initiatives pour la construction du monde, de l’Eglise et du Royaume de Dieu.

    Jésus a tenu sa promesse. L’Esprit Saint est toujours le bienvenu. 

    Père Édouard Bois

  • Édito du dimanche 29 mai, 7ème dimanche de Pâques

    De l’Ascension à la Pentecôte, allons à la rencontre de l’Esprit de Dieu !

    Apprends-nous Seigneur, jour après jour, à désirer ton Esprit Saint pour notre vie de communion avec toi et avec nos frères. Que le chemin vers la Pentecôte nous aide à être des instruments de paix et à gravir joyeusement la montagne de la sainteté. Nous te prions de continuer d’envoyer ton Esprit Saint sur chacun de nous, sur nos familles et sur notre communauté :

    Veni Creator

    Viens, Esprit Créateur, 
    Visite l’âme de tes fidèles, 
    Emplis de la grâce d’En-Haut 
    Les cœurs que tu as créés. 

    Toi qu’on nomme le Conseiller, 
    Don du Dieu Très-Haut, 
    Source vive, feu, charité, 
    Invisible consécration. 

    Tu es l’Esprit aux sept dons, 
    Le doigt de la main du Père,
     L’Esprit de vérité promis par le Père, 
    C’est toi qui inspires nos paroles. 

    Allume en nous ta lumière, 
    Emplis d’amour nos cœurs, 
    Affermis toujours de ta force 
    La faiblesse de notre corps. 

    Repousse l’ennemi loin de nous, 
    Donne-nous ta paix sans retard, 
    Pour que, sous ta conduite et ton conseil, 
    Nous évitions tout mal et toute erreur. 

    Fais-nous connaître le Père, 
    Révèle-nous le Fils, 
    Et toi, leur commun Esprit, 
    Fais-nous toujours croire en toi. 

    Gloire soit à Dieu le Père, 
    au Fils ressuscité des morts, 
    à l’Esprit Saint Consolateur, 
    maintenant et dans tous les siècles. Amen.

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 6ème dimanche de Pâques, 22 mai 2022

                            Le don de la paix qui se transforme en joie

    Les paroles de Jésus rapportées dans l’évangile de ce dimanche nous orientent vers ce qui rend belle et précieuse la vie en église avec Jésus : la paix reçue et partagée entre nous et autour de nous. « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas  bouleversés et effrayés ».

    Une paix qui n’est pas le confort béat et le laisser faire. C’est une paix remplie de présence, d’attention et de partage. Une paix qui assume les deuils et les départs, les craintes et les échecs et qui engendre la joie ; une joie qui ne se câble pas sur les possessions et les sentiments uniquement, mais une joie qui vient du fond de l’âme qui aime, où Dieu est toujours présent, où il demeure. « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ». Laissons notre cœur s’ouvrir à ce don de la paix tout particulièrement aujourd’hui au moment de l’échange d’un signe de cette paix que nous recevons du Seigneur dans chaque Eucharistie lorsque le célébrant nous dit, plus d’une fois, dans la célébration : « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous » et lorsqu’il nous invite à transmettre autour de nous cette paix reçue du Seigneur par une signe ou par un geste : regard, sourire, accolade, salutation etc.

    Prions l’Esprit Saint de nous garder dans la bonne voie et de nous inspirer le bon geste à faire et la bonne attitude à avoir dans notre vie de tous les jours pour répondre avec générosité et fidélité aux appels du Seigneur. Qu’avec les cinq enfants du catéchisme ( Lucas, Lysa, Mathis, Nelson et Vadim) qui reçoivent, ce dimanche, le baptême, ainsi que la petite Louane, leurs parents, parrain et marraine ainsi que notre communauté rassemblée autour de la Parole de Dieu, de l’Eau baptismale, autour du Pain et du Vin, Corps et Sang de Jésus, nous nous laissions emporter dans le mystère de l’Église, Corps du Christ, en union avec Lui qui est toujours vivant et intercédant pour nous dans la gloire du ciel.

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 5ème dimanche de Pâques, 15 mai 2022

    Faire silence

    Ce dimanche, à Rome, Charles de Foucauld sera reconnu saint par l’Eglise au regard de son chemin de foi et des fruits spirituels que sa vie a portés de bien des manières.

    Tout le monde ne connait pas tous les détails de cette vie. Mais personne n’ignore l’importance pour lui qu’a été la rencontre d’un prêtre à l’église Saint Augustin et de sa vie d’ermite à Tamanrasset, ultime étape tragiquement achevée d’une vie marquée par bien des recherches, des doutes, des événements qui nous le rendent très contemporain. 

    Tout le monde n’est pas ermite mais n’oublions pas que vivre au désert veut dire faire silence pour aller à la rencontre du Christ. Il y a bien des exemples de cela sans aller dans un désert ou dans un monastère. 

    Faire silence c’est savoir vérifier où est l’essentiel de nos vies.

    Jean-Louis Etienne, qui a traversé seul le pôle Nord, le disait fort justement :« Nous sommes trop sollicités dans ce monde qui va trop vite. Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter, de faire silence pour qu’enfin nous puissions nous poser la question de savoir si la vie que nous menons est bien accrochée à l’essentiel »

    Telle est bien la question qui a été la recherche de Charles de Foucauld toute sa vie et qui devrait être la nôtre aussi. Pourquoi pas dans le métro sinon dans des temps d’adoration ou de prière à l’église, à la sortie du travail ou autre. 

    Aujourd’hui vérifions notre capacité à faire silence en faisant nôtre, au-delà de la curiosité, la belle prière de Charles de Foucauld : « Mon Père je m’abandonne à toi…fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi je te remercie. Je suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toute tes créatures, je ne désire rien d’autre mon Dieu , je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur parce que je t’aime et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre tes mains sans mesure avec une infinie confiance car tu es mon Père. »

    Père Édouard Bois

  • Édito des 2ème et 3ème dimanches de Pâques

    Rien ne sera plus comme avant

    Il arrive qu’après des événements personnels ou sociétaux nous disions : rien ne sera plus comme avant !

    Ainsi en est-il, devraient dire les chrétiens, de Pâques célébré il y a peu. 

    Les Évangiles des dimanches qui suivent font le récit des rencontres du Ressuscité avec ses anciens amis : Marie-Madeleine, Thomas puis les pêcheurs au bord du lac et d’autres encore comme les disciples d’Emmaüs.

    Après les événements que l’on sait, chacun était sur ses gardes. Les disciples s’enfermant par peur des juifs ou repartant à leur travail de pêcheurs au bord du lac.   Thomas partit on ne sait où. Les disciples d’Emmaüs retournèrent chez eux.

    Mais Christ est ressuscité. Tout est bouleversé. Rien ne sera plus comme avant.  Le tombeau est vide, les fenêtres s’ouvrent, la pêche devient étonnante. 

    Il faut bien se rendre à l’évidence. Quelque chose a changé qui va bouleverser la vie  des proches de Jésus et, la surprise et le doute passés, les remplir de joie.  

    Une joie qui touche à l’amour avec Marie-Madeleine, à la foi avec Thomas. A la vie ordinaire avec les pêcheurs sans parler de la miséricorde que les Papes nous invitent à ne pas oublier particulièrement le 2ème dimanche de Pâques.

    Cette joie est pour nous tous, comme elle l’a été il y a peu pour les nouveaux baptisés de la nuit de Pâques. 

    Cette joie profonde et intime liée à la résurrection, c’est bien autre chose que la recherche de petits plaisirs ou que de se faire plaisir , aussi légitime cela soit-il.

    La résurrection change tout et il nous est demandé comme aux apôtres et aux premières communautés de partager cette nouvelle sans pareille que secrètement le monde attend au-delà des apparences.

    Jésus a confié le soin de cela à ses disciples les laissant libres, avec son Esprit, de construire l’Église, selon les circonstances. Avec bien des recommandations, cependant dont celle de ne pas faire ce que  Jésus a reproché maintes fois au premier peuple de l’Alliance et à ses responsables religieux. Ce n’est pas pour rien ainsi que l’Église entière est actuellement en conversation synodale. Pour que rien ne soit plus comme avant. 

    Père Édouard Bois