Auteur/autrice : ParoisseNDB

  • Edito du 16 avril 2023

    « La paix soit avec vous ». 

    C’est la première parole de Jésus ressuscité aux apôtres et quelques autres enfermés à double tour, à Jérusalem, par peur des représailles politico-religieuses de l’occupant ou des notables religieux. 

    Enfermés, ils le sont sans doute aussi en eux-mêmes dans leur désespoir et honteux de leur manque de courage. 

    Les apôtres ne devaient pas en effet se sentir très fiers de se retrouver devant le Seigneur, après les événements qui venaient de se passer. 

    Ils avaient la plupart pris peur. Ils avaient trahi. Ils s’étaient faits bien discrets. 

    « La paix soit avec vous » leur dit Jésus. 

    La paix, dans la Bible, est un terme très riche de sens où il est question de salut, de justice, de réconciliation. 

    Jésus, leur adressant ce souhait, leur manifeste qu’il ne leur tient pas rigueur de leur attitude lors des événements tragiques qui viennent de se passer. 

    « La paix soit avec vous ». 

    En disant aux disciples, dans l’évangile de Jean ces premières paroles de Ressuscité, Jésus leur partage
    une fois de plus ce qu’il y a de plus profond au cœur de Dieu : la miséricorde à laquelle sainte Faustine et nos papes contemporains nous invitent à être attentifs. 

    La miséricorde, a dit joliment Pierre Talec, n’est pas une qualité de Dieu parmi d’autres. Elle est Dieu au cœur de lui-même. 

    La miséricorde divine se traduit ainsi par le pardon de Jésus à ses bourreaux. 

    La miséricorde de Jésus est présente aussi dans la rencontre de Jésus et des fuyards du Vendredi Saint, les apôtres et leurs proches. 

    Il y a un parfum de miséricorde qui flotte dans les récits des apparitions, dans ces retrouvailles inattendues bien que promises par Jésus. 

    « La paix soit avec vous »
    Ce n’est pas de la part de Jésus une simple consolation à l’égard de gens qui n’ont pas le moral. 

    « La paix soit avec vous » c’est un don de Dieu qui leur est fait. Le don de sa miséricorde et de sa vie. 

    Demandons-nous donc en ce temps pascal ce que nous mettons sous ce mot et quels autres mots nous utiliserions pour exprimer concrètement la miséricorde : bienveillance, compréhension, pardon, réconciliation ? 

    Que ce temps de Pâques nous fasse partager et vivre cette miséricorde et cette paix dans toutes nos relations. 

    « La paix soit avec vous ». Cette parole est dite aussi sur nos vies. 

    Un cadeau qui vaut bien des œufs de Pâques même les plus gros ! 

     Père Edouard Bois

  • Edito du 2 avril 2023

    La semaine dite « Sainte »



    Elle s’ouvre par le dimanche des rameaux et se termine par le dimanche de Pâques. Nous allons, en effet, suivre Jésus pas à pas depuis son entrée triomphale à Jérusalem jusqu’à la découverte de son tombeau vide le matin de Pâques. 

    Cette semaine ne se résume pas à une commémoration historique, elle rend présents les événements qui sont à l’origine de notre vie nouvelle avec le Christ. 

    Il ne faut pas passer à côté de cette occasion qui nous est proposée pour renouveler en profondeur la grâce du baptême que nous avons reçue ou que vont recevoir ceux qui s’y sont préparés.

    La première condition pour suivre ainsi le Christ durant cette semaine est d’en prendre la décision. 

    Cette décision ne dépend que de nous, elle consiste à nous efforcer de faire une place au milieu de nos contraintes extérieures, professionnelles ou familiales pour vivre ces jours pas comme les autres.

    Le dimanche des rameaux et de la passion a la particularité de nous faire entendre deux passages de l’Évangile : l’entrée triomphante de Jésus à Jérusalem et la passion du Christ. 

    Ces lectures nous rappellent l’ambiguïté de l’état d’esprit de ceux qui entourent Jésus.

    Le jeudi saint, nous célébrons l’instauration du sacerdoce et de l’eucharistie.

    Traditionnellement, c’est ce jour où nous célébrons l’instauration du sacerdoce qu’il est prévu que soit célébrée la messe chrismale durant laquelle les prêtres renouvellent les promesses d’obéissance à l’évêque, de fidélité à la prière de l’Église, et d’annonce de l’Évangile. 

    C’est aussi lors de cette célébration que sont consacrées les saintes huiles : l’huile des catéchumènes que l’on peut utiliser lors des célébrations qui accompagnent les catéchumènes qui se préparent au baptême, l’huile des malades qui est utilisée lors du sacrement des malades et le saint Chrême qui permet d’oindre les baptisés, les confirmés et les prêtres. 

    D’un point de vue pratique, l’habitude est prise à Paris de célébrer cette messe le mercredi saint.

    Nous célébrons aussi l’entrée dans le triduum pascal par la dernière cène du Seigneur où nous entendons le passage de l’évangile du lavement des pieds des apôtres. 

    Par ce geste, le Christ donne à ses apôtres la responsabilité de prendre soin des autres. Il instaure l’Eucharistie et demande aux mêmes apôtres de «faire cela en mémoire » de lui. 

    Puis cette célébration se poursuit dans l’adoration eucharistique : temps de veillée qui rappelle la prière des disciples à Gethsémani avec Jésus. 

    Les cloches de nos églises cessent alors de sonner.

    Le vendredi Saint, sachons rendre disponible notre corps par le jeûne et notre cœur par le silence et la méditation. 

    La liturgie de l’Eglise nous propose de suivre et de méditer le chemin de Croix. Le soir, l’office de la Croix nous invite à vénérer « le bois qui a porté le salut du monde ».

    Sachons ensuite entrer dans l’attente du samedi Saint, dans ce temps où le Seigneur repose au tombeau, nous pourrons alors goûter pleinement à la voie de la nuit de Pâques où la lumière a resplendi dans les ténèbres et où la Vie a définitivement vaincu la mort.

    Fructueuse et féconde semaine Sainte à toutes et tous !

    P. Anatole DEDEGBE 

  • Edito du 26 mars 2023

    Le passage vers la vie 

    Jésus cria d’une voix forte ; « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit… Beaucoup de juifs qui étaient venus et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui ». 

    La question de la foi qui est au cœur de cet évangile de la résurrection de Lazare est évidemment la question centrale du baptême. 

    Nous y serons invités au cours de la Vigile Pascale : nous devrons renouveler la profession de foi de notre baptême au Dieu Trinité, Père éternel, source de vie ; Fils unique égal au Père, envoyé en ce monde pour le salut des hommes ; Esprit de sainteté, Esprit d’amour qui construit le corps ecclésial à travers les siècles. 

    C’est le renouvellement de cette profession de foi que nous sommes invités à préparer par notre contemplation du Christ, la Résurrection et la Vie. 

    C’est le renouvellement de notre profession de foi en la capacité du Christ à nous délier de tout ce qui nous retient au
    tombeau. 

    C’est le renouvellement de notre profession de foi dans la puissance du Christ qui nous libère. 

    Telle est la question de confiance qui nous est posée par Dieu et par les hommes sur notre avenir : qu’allons-nous devenir ?

    Allons-nous devenir des morts ? Ou la foi nous introduit-elle pour toujours dans la vie ? « Celui qui croit en moi ne connaîtra pas la mort, même s’il meurt » ». 

    Et c’est cela la Pâque : le passage vers la vie. 

    Dieu, fais grandir notre foi en ton Fils ressuscité des morts pour que soit plus vive aussi l’espérance de notre propre
    résurrection et celle de nos défunts. 

    Père Anatole Dédégbé

  • Edito du 19 mars 2023

    Va te laver à la piscine de Siloé 

    Nous venons tout juste de passer la mi-carême et le printemps n’est plus loin au moins sur le calendrier des jours. 

    Il nous reste donc un peu de temps pour vivre ce carême si nous avions oublié de le faire. 

    Dans le carême il s’agit moins de faire des actions en plus et de vouloir arriver parfait le jour de Pâques mais plutôt de faire la vérité sur ce que nous sommes. 

    C’est là que nous rejoignent la mort et la résurrection du Seigneur. 

    La Journée du Pardon, la soirée paroissiale de rencontre et de prière et d’autres initiatives,  comme les trois panneaux dans notre église, sont là pour cela ainsi que les appels à la  solidarité et la méditation de la Parole de Dieu. 

    Ainsi ce dimanche nous sommes invités à méditer la rencontre de Jésus, avec un mendiant aveugle. 

    Un mendiant, qui est aveugle de naissance. 

    Il vit au bord d’une route. 

    Cela ne fait pas une belle carte de visite ! 

    Les gens le lui font sentir et le regardent de travers. 

    Pour cet aveugle le plus douloureux ce ne sont sans doute pas des conditions de vie matérielles médiocres mais ce regard des autres où il devine à travers telle ou telle réflexion saisie au vol un regard de suspicion et de jugement : s’il est comme cela c’est qu’il a péché
    lui ou ses parents ! 

    C’est un châtiment de Dieu ! 

    Mais voilà. Dieu ne raisonne pas comme nous. 

    Dieu a soif de nous et Jésus est passé par là. Il est attentif à tout et à tous et il repère ce pauvre homme aveugle. 

    Jésus entre en dialogue avec lui, écoute sa souffrance et son aspiration à vivre. Il lui barbouille les yeux et l’invite à aller se laver à la piscine de Siloé. 

    Mieux que cela, la relation que Jésus noue avec cet aveugle lui fait comprendre, à travers sa guérison, que Jésus vient lui partager une autre lumière : la lumière de la vie divine. 

    Quelque part dans ce carême, à un moment que nous ne pouvons prévoir, notre Dieu a rendez-vous avec chacun de nous et attend notre réponse, une réponse du fond du cœur et en vérité. 

    Alors comme nous y invite Saint Paul conduisons-nous en enfant de lumière. 

    Ainsi dit-il dans l’épitre aux Ephésiens la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité. 

    Sachons donc reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. 

    Un beau programme de carême. 

    Et si c’était nous qui disions aussi comme l’aveugle : Je crois Seigneur, tu es source de vie ! 

     Père Edouard Bois

  • Edito du 12 mars 2023

    Avons-nous conscience de l’immense soif de Dieu pour nous ? 

    Ce 3ème dimanche de carême, le thème qui traverse toutes les lectures est la vie divine apportée le Christ. 

    Dans l’Exode (17, 3-7), l’eau était déjà venue désaltérer le peuple accablé par la soif au désert. 

    Saint Paul, quant à lui, voit l’Esprit Saint répandu dans nos cœurs comme une source rafraichissante et bienfaisante. 

    Enfin, au 4ème chapitre de l’évangile de saint Jean, Jésus offre à la Samaritaine une eau  mystérieuse, « jaillissant en vie éternelle » (v.14). 

    Grâce à Jésus, la Samaritaine parcourt cet itinéraire, depuis le désert de mort jusqu’à la vie en plénitude. 

    Le Christ conduit la Samaritaine vers le désir de s’élever, d’adorer « en Esprit et en vérité » (v.24). 

    Le dialogue montre aussi la recherche intérieure de cette femme, animée par cette soif d’une véritable eau vive. 

    Comme pour la Samaritaine, Dieu veut répandre son Esprit en nos cœurs, obtenir de nous la foi comme réponse  confiante et nous donner la vie éternelle. 

    Le Seigneur connait notre faiblesse et nos existences blessées ; mais il n’arrête pas son attention sur nos seuls péchés, il vient les guérir. 

    Parallèlement, il existe un autre désir, bien plus profond, qui précède le nôtre de toute éternité : celui de Dieu. 

    Ce qui est premier, c’est la soif de Dieu pour tout homme qu’il a créé : il veut lui dire son amour, et être aimé en retour. 

    Jésus dit : « Donne-moi à boire » (v.10). 

    Tout ce passage témoigne de la patience du Christ pour obtenir la conversion de la Samaritaine. Jésus a soif de cette âme. Lorsque le Christ apparaîtra à Sainte Marguerite-Marie en 1673, il exprimera la même soif d’amour :

    « J’ai soif, d’une soif si ardente d’être aimé des hommes au Saint-Sacrement que cette soif me consume. » 

    Avons-nous conscience de cette immense soif de Dieu pour nous ? 

    C’est une perspective qui devrait changer notre prière. Dans son Testament spirituel, Mère Teresa exprime la même chose : « Jésus vous désire ardemment. 

    Vous lui manquez quand vous ne vous approchez pas de lui.


    Il a soif de vous. Il vous aime en permanence, même quand vous ne vous en sentez pas dignes. » 

    Une des propositions du conseil pastoral pour ce carême est de faire l’expérience de l’adoration « qui poursuit en nous l’œuvre de la messe », comme le souligne le Pape François. Accueillons la grâce et laissons-nous transformer par le Christ présent dans l’Hostie consacrée. 

    Comme
    lors de la rencontre avec la Samaritaine, le Seigneur dit à chacun : « j’ai soif » et « je suis avec toi ».

    François LALAU
    Diacre

  • Edito du 5 mars 2023

    Que la montagne est belle ! 

    Que la montagne est belle ! Les bénéficiaires des récentes vacances d’hiver ont pu le constater malgré parfois le manque de neige. 

    Cela doit évoquer aussi, pour beaucoup encore, la célèbre chanson de Jean Ferrat. 

    Mais c’est aussi ce que peuvent penser les lecteurs de l’évangile de ce 2ème dimanche de carême avec le récit de la Transfiguration sur le Mont Thabor. 

    Jésus en effet invite ses trois plus proches, Pierre, Jacques et Jean, à y venir prier avec lui.

    Il ne s’agit pas là dans doute d’une montagne aussi haute que les nôtres mais quand même.

    Les pèlerins de Terre Sainte qui y montent pour commémorer ce qui s’y ait passé le savent bien. 

    Mais là-haut encore faut-il ne pas oublier que, peu de temps avant, Jésus a annoncé à ses proches ce qui allait lui arriver et que les chrétiens commémorent dans la Semaine Sainte. 

    Les apôtres sont sous le choc. 

    Nous serons là pour te protéger avait même dit Pierre avant de se faire remettre à sa place. 

    Le cadre de la Transfiguration fait partie du message que Jésus veut alors leur donner. 

    La montagne dans la Bible est un lieu symbolique des plus importants dans la tradition juive. Ainsi le mont Sion qui porte Jérusalem, la cité de David et le Sinaï sur lequel ont séjourné Moïse et Elie et où ont eu lieu les révélations que l’on sait. 

    Que Moise et Elie, représentants la Loi et les Prophètes, soient là au moment de la Transfiguration de Jésus confirme bien ce qu’il avait dit : je ne suis pas venu abolir la loi et l’enseignement des prophètes mais l’accomplir c’est-à-dire les réaliser. 

    C’est ce qui se passe et que nous méditons tout au long du carême où il s’agit moins de se regarder que de regarder Jésus un peu mieux et un peu plus vivre ce qu’il doit vivre pour notre salut. 

    La réaction de Pierre souligne son attachement à Jésus mais aussi qu’il a encore du chemin à faire spirituellement pour entrer dans la démarche de Jésus et accepter les événements qui s’annoncent. 

    « Celui-ci est mon Fils bien aimé écoutez-le » ces paroles adressées aux disciples s’adressent aussi à chacun de nous et particulièrement dans les événements difficiles personnels ou de
    société voir planétaires que nous pouvons vivre et qui font parfois aussi de nous des mal-croyants. 

    Tout homme est aimé de Dieu, tout homme est une histoire sacrée, tout homme est à l’image de Dieu. Tout homme a en lui cette lumière de Dieu qui peut transfigurer sa vie. 

    Oui que la montagne a dû être belle ! 

     Père Edouard Bois

  • Edito du 12 février 2023

    Abolir ou accomplir ?

    « Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu abolir mais accomplir » dit Jésus dans l’évangile de ce dimanche. Une parole un peu énigmatique à rapprocher de la question que pose ailleurs Jésus à un scribe : quel est le plus important des articles de la loi ? 

    « Tu aimeras Dieu et ton prochain comme toi-même » lui est-il répondu suscitant ses félicitations.


    C’est là pour Jésus le cœur des 10 commandements de la loi de Moïse augmentés au fil des siècles par les autorités religieuses jusqu’à 613 préceptes qui devaient être respectés minutieusement. 

    Mais Jésus ne dit pas que la loi mosaïque serait insuffisante.

    L’enseignement des prophètes non plus. 

    Ce qui est essentiel c’est d’aimer Dieu et son prochain et de ne pas oublier que c’est Jésus qui nous sauve.

    « Accomplir » en effet dans l’évangile de Mathieu ne veut pas dire changer mais réaliser. C’est ce que fait Jésus au long de sa vie mais la loi et les prophètes restent, de bien des manières, des repères nécessaires.

    A nous donc de mettre nos pas dans ceux de Jésus. 

    En particulier à l’égard des malades sur lesquelles le pape François attire notre attention à l’occasion de la Journée des malades et de la santé. « La maladie, dit-il fait partie de l’expérience humaine. 

    Mais elle peut devenir inhumaine si elle est vécue dans l’isolement et dans l’abandon, si elle n’est pas accompagnée de soins et de compassion. 

    L’expérience de l’égarement de la maladie et de la faiblesse fait naturellement partie de notre chemin, souligne aussi  le Pape, ils ne nous excluent pas du Peuple de Dieu, au contraire, ils nous placent au centre de l’attention du Seigneur, qui est Père et ne veut perdre en chemin pas même un seul de ses enfants. 

    Et ajoute-il : « Nous sommes tous fragiles et vulnérables ; nous avons tous besoin de cette attention remplie de compassion qui sait s’arrêter, s’approcher, soigner et soulager. 

    Les personnes malades sont au centre du peuple de Dieu et de l’humanité où chacun est précieux et où personne n’est à exclure ». 

    Une attention que nous retrouvons dans notre communauté paroissiale chez les personnes et dans les groupes attentifs aux malades et aux souffrants. 

    « Prends soin de lui » recommande le Samaritain à l’aubergiste. Une recommandation que Jésus fait aussi à chacun d’entre nous.

    « Soyez bon et on vous croira » disait saint Vincent de Paul. 

    Père Edouard Bois

  • Edito du 5 février 2023

    La Journée mondiale du malade et le Dimanche de la santé : 11 et 12 février 2023 

    C’est depuis l’an 1992 que l’Église universelle célèbre tous les 11février, fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale du malade. 

    Cette Journée se décline, dans les diocèses français, en un Dimanche de la Santé, souvent le dimanche proche du 11 février, pour rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes et la préservation du don de santé sont des priorités évangéliques qu’il ne faut pas perdre de vue dans la pastorale globale des communautés de foi. 

    Le week-end prochain, nous sommes donc tous appelés à porter notre attention et notre prière sur le monde de la santé et sur ce qui se vit au nom de l’Église pour prendre soin des personnes malades, âgées ou handicapées, des proches-aidants, sans oublier les soignants. 

    Sur notre paroisse, la messe du samedi 11 février à 10 h sera dite à l’intention de tous nos malades, leurs proches, ceux qui les soi assistent et les soignent ; pendant la messe de 11 h le dimanche 12 février, ceux et celles qui se sont inscrits et qui ont été préparés par le père Bois, recevront le sacrement de l’onction des malades. 

    Prière pour le Dimanche de la Santé :

    Seigneur, 

    Tu veux pour moi la Vie, 

    Toujours plus de Vie avec toi, 

    Mais ma vie, à certaines heures est tellement complexe… 

    Que me dis-tu ? 

    A quoi Seigneur m’invites-tu ? 

    Chaque jour et chaque heure ? 

    Pour simplement garder vivante, quoi qu’il arrive, la lumière de ton
    amour, 

    Chantal Lavoillotte, une fidèle du Christ 


    Anatole DEDEGBE

  • Edito du 29 Janvier 2023

    « Faire entrer Jésus chez nous »

     Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Osée, Amos nous sont des prophètes bien connus. 

    Moins sans doute Sophonie dont la lecture, proposée ce dimanche, peut trouver cependant écho dans le cœur des chrétiens d’aujourd’hui : Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit ; il prendra pour abri le nom du Seigneur. 

    Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice ; ils ne diront plus de mensonge. 

    Beaucoup d’infidélités du Peuple de l’Alliance, de ses responsables religieux et politiques, avait conduit, en effet, du temps de Sophonie à la création d’un nouveau courant spirituel : les pauvres de Yahvé. 

    On peut penser que Marie et Joseph étaient habités par cette spiritualité et que l’enfant Jésus en a très tôt été imprégné. 

    Cela transparait dans son enseignement et particulièrement dans les Béatitudes que nous sommes invités à méditer, ce dimanche. L’une ou l’autre des Béatitudes a la préférence de chacun. 

    Mais comment prennent-elles forme dans nos existences est une question qui nous est toujours posée. Notamment pour les parents et familles qui ont fait, ces dernières années, baptiser un enfant et pour qui nous prieront  spécialement ce dimanche. 

    Les Béatitudes imprègnent-elles l’esprit familiale ? Comment et lesquelles plus particulièrement ? 

    Bien sûr, dans chaque famille, les parents font tout leur possible pour éduquer leurs enfants en les enseignant à vivre de manière saine, digne, fraternelle et heureuse mais sans oublier que Jésus est notre maitre de vie à tous. 

    Dans l’évangile de Mathieu, les Béatitudes sont en quelques sorte une introduction à l’enseignement de Jésus. 

    La mise en scène en témoigne. Jésus choisit le lieu de sa prédication : la montagne symbole divin par excellence. 

    Il s’assoit comme les sages pour s’adresser aux apôtres et à la foule qui l’a accompagné pour l’écouter. 

    Que cela soit dans la région de Capharnaüm, lieu de brassage des peuples et des cultures, n’est pas non plus sans signification. 

    Cela vaut pour nous aussi particulièrement à notre époque. 

    Jésus vient pour tout le monde. Son message est pour tous. 

    Même s’il y a moins de chrétiens qu’à d’autres époques, on est sans doute loin du petit reste d’Israël dont parle Sophonie et c’est à tous que les chrétiens doivent proposer, sans découragement, le message des Béatitudes.

     Heureux sommes-nous s’il en est ainsi dans nos familles et notre communauté paroissiale. 

    Heureux sommes-nous d’être invité au repas du Seigneur !

    Père Edouard Bois

  • Edito du 22 Janvier 2023

    Des ténèbres à la lumière 

    Les textes bibliques de ce dimanche nous parlent d’un monde complexe. 

    C’est le cas des territoires de Zabulon et de Nephtali au Nord de la Galilée. 

    Il faut savoir que c’est un lieu de passage proche des régions païennes. 

    On parle de “Galilée des nations” parce qu’elle est influencée et contaminée par le monde païen. 

    Cependant le prophète réagit ; il annonce que ces territoires vont bénéficier, eux aussi, du salut que le Seigneur prépare : “Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. 

    Sur les pays des habitants de l’ombre, une lumière a resplendi.” 

    C’est là, dans ce lieu de honte, que Jésus entreprend sa première évangélisation. 

    Tout commence loin de Jérusalem, dans un monde païen où l’on ne cesse de s’affronter et de se diviser. 

    Sa priorité va donc vers ceux qui sont le plus loin de Dieu, ces terres dites maudites, terres de péché et de ténèbres. 

    Jean Baptiste l’a désigné comme l’Agneau de Dieu, celui qui fait “sauter” le péché du monde.

    C’est un défi lancé au péché, au mal et au prince du mal. 

    Et c’est en même temps un acte de foi extraordinaire en l’homme. 

    Il aurait pu se dire qu’au point où ils en étaient, il ne pouvait pas compter sur eux. Or c’est exactement le contraire qui se passe : il va jusqu’à choisir ses premiers collaborateurs parmi  les habitants de cette région. 

    Il n’appelle pas des champions de la Bible ou de la liturgie mais des gens tout-à-fait ordinaires, de simples pêcheurs. Le Seigneur n’appelle pas les plus capables mais il les rend capables.
    Il nous appartient d’en tirer les conséquences pour notre foi : nous sommes tous appelés tels que nous sommes. 

    C’est la bonne nouvelle de l’Évangile : aucun être, aucune situation n’échappe à la proximité et à l’amour de Dieu. 

    C’est aussi l’appel que nous lance l’apôtre saint Paul à l’occasion de cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens. 

    S’adressant à la communauté de Corinthe, il leur rappelle que les rivalités missionnaires sont sans intérêt : il n’y a qu’un seul Seigneur qui envoie Apollos, Paul et Pierre. 

    Les divisions entre chrétiens restent toujours un contretémoignage. 

    En ce dimanche, nous entendons l’appel du Christ. 

    C’est avec lui et forts de son amour que nous deviendrons pêcheurs d’hommes. 

    Seigneur, « Toi qui es la Lumière du monde, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour. 

    Anatole DEDEGBE