Auteur/autrice : ParoisseNDB

  • Edito du 15 Janvier 2023

    Jésus, Agneau de Dieu 

    Dans l’Evangile de ce dimanche, Jean proclame, en voyant Jésus, que celui-ci est « l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde». 

    Dans la célébration eucharistique nous prions tous « Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, prends pitié de nous/donne nous la paix ». 

    Et le prêtre invite les fidèles à la communion en disant «Voici l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde».
    Lorsque Jean a dit «Voici l’Agneau de Dieu…», ses contemporains ont compris exactement ce qu’il voulait dire, puisque « Agneau » est une métaphore à caractère messianique qu’avaient utilisé les prophètes, surtout Isaïe, et qui était connu de tout Israélite.

     Par ailleurs, l’agneau est le petit animal que les israélites offraient en sacrifice pour commémorer la Pâque, la libération de l’Égypte ; le repas de Pâque consistait en un agneau.

     Aussi, les Apôtres et les Pères de l’Église nous disent que l’Agneau est un symbole de
    pureté, de simplicité, de bonté, de mansuétude, d’innocence… et le Christ est la Pureté, la Simplicité, la Bonté, la Mansuétude, l’Innocence. 

    Saint Pierre nous le dit : « Vous avez été affranchis (…) mais par un sang précieux, celui de l’agneau sans défaut et sans tache, le sang du Christ » (1P 1,18.19). 

    Le Christ est vraiment l’Agneau qui enlève le péché du monde, qui a été immolé pour que nous ayons la grâce. 

    Combattons donc le péché pour vivre toujours dans la grâce. 

    La beauté d’une âme en grâce de Dieu est telle qu’aucun trésor ne peut l’égaler. 

    Elle nous rend agréables et dignes d’être aimés. 

    C’est pour cette raison que dans le « Gloire à Dieu » de la Messe on parle de la Paix qui est
    propre aux hommes que Dieu aime. 

    Saint Jean Paul II nous exhortait à vivre dans la paix que l’Agneau a obtenue pour nous : «
    Engagez-vous à vivre en état de grâce. »

    Jésus est né à Bethléem précisément pour cela (…), vivre en état de grâce est la dignité
    suprême, c’est la joie ineffable, c’est la garantie de paix, c’est un idéal merveilleux ». 

    C’est bien Jésus, l’Agneau de Dieu, qui est offert en action de grâce par nos jubilaires pour exprimer leur reconnaissance au Seigneur et recevoir de nouvelles grâces. 

    Nous félicitons et souhaitons les bonnes grâces de Dieu pour nos heureux jubilaires. 

     Anatole DEDEGBE

  • Edito du 8 Janvier 2023

    « Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui ». (Mt 2, 2). 

    La fête de l’Epiphanie manifeste ce paradoxe : Dieu s’incarne dans une famille humble et cachée, loin du bruit du monde, dans le petit village de Nazareth. On pourrait dire qu’il cache sa divinité derrière son humanité. 

    Cette visite des Mages a dû bien surprendre Marie et Joseph ! En ce début d’année où les vœux sont multiples et traditionnels, adressons nos prières au Seigneur pour obtenir le don de la foi, réponse de l’homme à ce « Dieu caché » qui se révèle. 

    Prions aussi pour que tous les hommes de ce monde soient disposés à connaître le Seigneur. 

    Et nous, frères et sœurs de Notre-Dame de la Nativité, quelle joie ressentons-nous lors de la proclamation toujours nouvelle de l’Evangile ? Sommes-nous émus par l’humilité de Dieu comme les Rois Mages ? 

    Avons-nous conscience du salut apporté par Jésus ? 

    Notre cœur est-il rempli de joie lorsque nous partageons les Ecritures dans les différents groupes de la paroisse ou lorsque nous venons assister à la messe ? 

    Qui n’a pas fait l’expérience de la « résistance » à Dieu ? 

    Ce mystère traverse le cœur de chacun d’entre nous à un moment ou à un autre. 

    Apprenons à recevoir, à écouter, à persévérer dans notre Foi et surtout à nous mettre en marche dans la confiance, à l’image des Rois Mages. 

    Laissons-nous guider dans nos vies par le mystère de Celui qui est Lumière du monde. 

    La naissance de Jésus est à la fois l’accomplissement des signes et le commencement d’une nouvelle époque, celle du temps de l’Eglise, de l’annonce de l’Evangile. 

    Le mystère de l’Epiphanie nous invite à voir dans notre histoire personnelle, dans notre situation actuelle, les signes de la présence de Dieu dans nos vies. 

    En cette année si particulière, que notre communauté se mette en marche car nous aurons de beaux signes : bicentenaire de la 1ère pierre de l’église, retour de notre orgue, …. 

    Alors, chers frères et sœurs, que cette fête de l’Epiphanie nous apporte la vraie Lumière pour nous guider, celle qui émane du visage du Christ, plein de miséricorde et de fidélité. 

    Belle fête à tous ! François LALAU 

  • Edito des vacances de Noël

    BON NOEL ! BONNE ANNEE ! 

     Noël, c’est le mystère de l’enfant-Dieu ; ce mystère est si grand que chaque Noël est une occasion de le penser à nouveau, de le méditer (c’est-à-dire de laisser parler en nous les images de la crèche, de la
    Vierge Marie, de Joseph, des bergers, les mages, la vie des gens de l’époque, avec les guirlandes, les anges …) pour recevoir de Dieu des grâces (c’est-à-dire des aides spirituelles,  psychologiques et même physiques)  nouvelles, pour comprendre, petit à petit, le salut opéré grâce la divinisation de la nature humaine par le mystère de Noël.

    Car le salut, au sens salvifique du mot (sauveur) ne peut venir que de Jésus (qui signifie « Dieu sauve ») : c’est notre foi.


    L’évangile est sa parole, les sacrements sont ses gestes, toutes perpétrées par l’Eglise, en nos Eglises si différentes les uns des autres, mais avec un même fond ; c’est le sauveur : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison », avait dit Jésus à Zachée (Luc 19,9).

    Nous entrons donc dans les fêtes : Noël 2022 et Nouvel An 2023 !

    Puissent ces célébrations être pour tous une oasis de paix et, peut-être de réflexion pour retrouver le goût de reconstruire une fraternité, un vivre-ensemble heureux. 

    Que nos vœux soient aussi prière :

    Donne-nous, Seigneur, la joie de Dieu ; comme les bergers devant la crèche

    Remplis notre cœur de ta joie

    Donne-nous la paix de Dieu ; comme Marie et Joseph à la naissance de l’enfant

    Fais-nous goûter la paix de ta présence

    Jésus, tu es le Fils de Dieu ; ta naissance est un cadeau pour tous les habitants de la terre

    Guide-nous tout au long de l’année nouvelle !

    AMEN.
    Anatole DEDEGBE 

  • Édito du 3ème dimanche de l’avent, 11 décembre 2022

    Edito FIP dimanche 11 décembre 2022 

    Est-il celui qui doit venir ? 

    La question que Jean-Baptiste fait poser de sa prison à Jésus « Es tu celui qui doit venir ? », dont se fait l’écho, à quelques jours de Noël, l’évangile de ce 3ème dimanche de l’Avent, est particulièrement opportune tant de nos jours se pose à beaucoup la question du sens de la vie et de la gestion de la présence planétaire des humains.

    Autant dire que la proximité de Noël invite chacun, qu’il soit chrétien ou non, qu’il ait déjà la réponse ou non, à s’interroger sur le sens de son existence aujourd’hui.

    Quelle étoile me guide ? Que peut bien m’apporter la commémoration de cette naissance qui est quand même autre chose qu’une belle légende pour faire rêver les enfants et réveiller chez les adultes la nostalgie de la leur. Mais devenons-nous en attendre un autre ?

    Jésus est bien celui qui devait venir et qui est venu. Nous avons raison de ne pas en attendre un autre. Mais nous avons peut-être raison aussi de lui ouvrir autrement notre porte dans les temps qui sont les nôtres dans le monde et l’Eglise.

    Noël nous invite à regarder cela de près et à voir ce que Jésus et le message évangélique apportent comme réponse profonde aux attentes actuelles de l’humanité.

    Es tu celui qui doit venir ? Une question dans le secret de chaque cœur que les circonstances de rencontres fraternelles permettent, cela arrive, de partager ainsi que la réponse que nous y apportons.

    La question de Jean-Baptiste engage la responsabilité des chrétiens, leur manière de vivre cette fête de Noël.

    Trouver le Messie c’est en effet entendre Dieu nous adresser des appels, là où nous sommes, dans notre vie quotidienne comme les bergers eux-mêmes l’ont entendu.

    Trouver le Messie c’est sans doute aussi lâcher prise dans certains aspects de nos vies pour répondre à l’appel de Dieu et suivre le chemin que Jésus a inauguré.

    Es tu celui qui doit venir ?

    Personne ne peut répondre sans faire la vérité de sa vie. La paroisse y aidera de diverses manières.

    La halte « Prière et Pardon » qui vient de se tenir ce samedi en était une parmi d’autres.

    Oui la marche vers Noël a du sens.

    La joie profonde des chrétiens est à partager. Jésus est celui qui est venu et qui reviendra comme il l’a promis. 

    Père Edouard Bois

  • Halte de prière et de pardon

    Samedi 10 décembre 2022 – 15h-18h

    • Dans le temps de l’Avent, le samedi 10 décembre de 15h à 18h. en préparation à la fête de Noël, vous êtes invité à l’église Notre – Dame de la Nativité à vous associer à une halte de prière et de pardon.
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    • Le but de cette démarche spirituelle est d’offrir à chacun la possibilité de faire, avant Noël, un chemin intérieur pour se retrouver soi-même, vivre la rencontre du Christ en Eglise, accueillir, si on le veut, le signe de la Miséricorde de Dieu, être appelé à témoigner par toute sa vie de l’amour du Christ et éventuellement de la grâce du pardon reçu.
    • C’est aussi l’invitation faite à chacun de faire le point sur ses liens avec la communauté paroissiale, l’Eglise.
    • Y retrouver sa place par le pardon reçu et donné.
    • C’est un moment de prière personnelle pour la vie du monde et de l’Eglise
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    • En quoi va consister cette halte de prière et de pardon ?
    • L’Eglise sera ouverte pour cela de 15h à 18h.
    • Vous y serez accueilli chaleureusement au moment de votre choix et pour une démarche personnelle de votre choix): simplement venir prier, se retrouver soi-même, parler avec un prêtre ou un diacre, ou recevoir le sacrement du pardon.
    • Un livret vous sera proposé pour vous aider dans votre démarche.
    • Des prêtres seront là en permanence à votre disposition pour vous recevoir, vous écouter, vous conseiller et, si vous le désirez, vous permettre de recevoir le sacrement du Pardon.
    • Chaque démarche est personnelle mais vous n’êtes pas seul.
    • Les groupes paroissiaux, des communautés religieuses se relayeront dans l’église de 15h à 18h et, par leur prière silencieuse, soutiendront votre démarche de conversion et votre recherche. De plus, après votre rencontre éventuelle avec un prêtre ou la prière personnelle, vous pourrez déposer une veilleuse sur le chemin de lumière.
    • Ce sera l’un des signes de la dimension communautaire de cette halte de prière et de Pardon sur le chemin de Noël.
    • Un «point d’intentions de prière» vous permettra aussi de déposer vos intentions qui seront portées ensuite par la prière de la communauté paroissiale et de partager votre cheminement par cette halte de prière et de pardon.
    • Un «point partage» vous permettra, si vous le désirez, de faire un geste de solidarité en lien avec la conférence saint Vincent de Paul de la paroisse.
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    • A bientôt pour cette démarche de préparation à Noël.
    • Bonne fête de Noël.
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  • Édito du 2ème dimanche de l’avent, 4 décembre 2022

    Quelle communauté, quels croyants Jésus va-t-il trouver à sa naissance ?

    A la lumière de l’Evangile, nous savons que c’est Jésus le Roi idéal attendu par Israël dont nous parle Isaïe dans la première lecture de ce dimanche (Is, 11, 1-10), et que le Royaume appelé à s’étendre à tous les hommes, c’est l’Eglise. Saint Matthieu nous fait entendre la voix prophétique de Jean-Baptiste qui annonce la venue du Messie en citant l’exhortation d’Isaïe : « Préparez le chemin du Seigneur ». (Is 40, 3). Jean est ainsi fidèle à sa vocation de précurseur qui s’efface devant le Messie ; et les prophéties s’effacent devant la vérité. C’est exactement l’atmosphère de l’Avent où le temps des préparations va céder la place à celui de la naissance.

    Jean-Baptiste nous parle de « conversion » : ce terme nous dérange ; il semble exiger de nous des ruptures fortes, un « retournement » radical pour prendre une nouvelle direction. L’Avent, avec le Carême, est par excellence le temps de la conversion. En fait, il s’agit avant tout de changer de manière d’envisager les choses, d’avoir un regard neuf.

    L’apostrophe vigoureuse de Jean-Baptiste s’adresse aujourd’hui à nous tous, qui sommes déjà croyants et disciples de Jésus. Chaque année, chaque jour, il est nécessaire d’entendre son message pour ne pas nous croire « déjà convertis ».

    Mais ce discours est-il audible au XXIème siècle ? Nos contemporains peuvent-ils en percevoir l’urgence, la beauté et la nécessité ? Saint Jean-Paul II soulignait le problème : « L’homme d’aujourd’hui semble avoir plus de peine que jamais à reconnaître ses propres erreurs et à décider de revenir sur ses pas pour prendre le chemin après avoir rectifié sa marche ; il semble très réticent à dire : « Je me repens » ou « Je regrette ». (Réconciliation et pénitence, 1984, n°26)

    Jésus vient de nouveau à Noël. Quelle communauté, quels croyants va-t-il trouver à sa naissance ? Comment puis-je préparer mon cœur à le recevoir comme il le mérite ? Ma vie est-elle centrée sur la rencontre avec celui qui m’a aimé plus que tout et qui reviendra ?

    Ce chemin vers Noël est l’occasion d’une conversion toujours plus profonde.

    Notre paroisse propose une « Halte de Prière et de Pardon » le samedi 10 décembre pour faire une démarche spirituelle. Profitons de ce temps privilégié pour aller à la rencontre du Christ.

    En ce temps de l’Avent, laissons donc résonner les paroles de Jean-Baptiste en notre cœur pour y provoquer la conversion, afin de penser, vivre et agir différemment. Exprimons au Seigneur au moins notre désir de conversion, et c’est lui qui l’accomplira.

    François LALAU

    Diacre permanent

  • Édito du 29ème dimanche du temps ordinaire, 16 octobre 2022

    « A quoi cela sert-il que je Te prie Seigneur ? »

    Dans les difficultés multiples que nous rencontrons (santé, économie, situation internationale…), il nous est sans doute parfois arrivé de nous décourager en l’absence de réponse de la part du Seigneur alors que dans notre prière, nous Lui avions demandé de l’aide.

    Quand nous n’obtenons pas tout de suite ce que nous demandons, nous n’avons pas confiance en la puissance de la prière, et nous pouvons en arriver à nous écarter de Dieu.

    Que nous apprend cette pauvre veuve de l’Evangile sur l’attitude à avoir dans la prière ?

    La première condition pour participer au Royaume de Dieu, c’est de reconnaître notre pauvreté. Une des Béatitudes au chapitre 6 de Luc est d’ailleurs là pour nous le rappeler : « Heureux, vous les pauvres, le Royaume de Dieu est à vous ! ».  Et pour durer dans la prière, il est plus utile et efficace de s’appuyer sur notre faiblesse et notre pauvreté que sur nos capacités et richesses, humaines ou spirituelles.

    La deuxième condition, c’est d’avoir confiance en Dieu et de persévérer car le Seigneur est déjà présent ; il s’agit de nous tourner vers Lui et de demeurer le cœur et les mains ouvertes, prêts à L’accueillir. Moïse, pendant la bataille contre les Amalécites (première lecture), se tient au sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main. C’est sa foi qui donnera la victoire aux combattants, ses deux mains levées sans relâche vers le ciel et soutenues par ses frères. Prier, comme aimer, c’est un don et une expérience de relation. La prière augmente notre foi et notre espérance.

    Attendre et tenir bon, voilà ce qui nous est demandé ; les choses prennent du temps, les améliorations sont parfois imperceptibles, les échecs sont nombreux, la tournure des événements n’est pas ce que nous avions anticipé, et la foi est mise à rude épreuve. C’est pourquoi la persévérance dans la prière est un signe de foi et d’une véritable confiance.


    Enfin, la prière est un lieu de conversion. Celui qui sait garder la pauvreté et l’humilité de cœur saura accueillir ce que le Seigneur souhaite lui donner. Ayons en mémoire l’enseignement de Saint Augustin : « Ne t’afflige pas si tu ne reçois pas immédiatement de Dieu ce que tu Lui demandes ; c’est qu’Il veut te faire plus de bien encore par ta persévérance à demeurer avec Lui dans la prière ».

    La fidélité est la qualité essentielle pour celui qui s’engage sur le chemin de la prière. On pourrait presque dire qu’il n’est pas difficile de commencer à prier, mais que la difficulté commence lorsqu’il faut persévérer dans la prière. Alors courage !

    François Lalau, diacre.

  • Édito du 29ème dimanche du temps ordinaire, dimanche 09 octobre 2022

    Ta foi t’a sauvé !

    L’épidémie du Covid n’est pas encore si loin que chacun ait oublié qu’elle nous a éloignés les uns des autres pour éviter la multiplication des contaminations. Il en est de même dans l’Évangile de ce dimanche mais au sujet de la lèpre. Il y est question en effet d’une dizaine de lépreux. A cette époque, ils étaient tenus à l’écart de la société et devaient se déplacer en se signalant avec une clochette ou en criant impur ! impur ! La maladie, croyait-on, avait une dimension religieuse. Ils devaient donc aller aussi se montrer aux prêtres pour se faire reconnaître guéris quand cela arrivait. Jésus curieusement envoie les dix lépreux dont il s’approche se montrer aux prêtres sans être guéris. Ils le seront en cours de route. Un seul, parmi les dix, revient alors immédiatement vers Jésus reportant à plus tard son passage chez les religieux.  Si tant est qu’il y aille puisqu’il est un samaritain. Seul ce samaritain semble avoir vu en Jésus plus qu’un guérisseur. Mais la parole de Jésus : « ta foi t’a sauvé » est un peu malgré tout énigmatique. C’est autre chose de dire : « va, tu es guéri » ou « ta foi t’a sauvé ». Ce samaritain semble avoir mis sa confiance en Jésus mais aussi il rend gloire au Dieu dont Jésus se fait le porte-parole. La guérison qu’apporte Jésus n’est pas une pure guérison du corps, laissée depuis longtemps, le plus souvent, à la science, elle est fondamentalement une guérison spirituelle. Ce que semble avoir perçu ce samaritain et ce que les chrétiens appellent « le salut ». Cette scène nous pose donc la question du sens et de la place du salut chrétien dans la vie humaine.  Qu’est-ce que cela change pour moi de me savoir sauvé ? Avons-nous besoin d’être sauvé ? pensent beaucoup de nos contemporains. Être sauvé, c’est bien plus que de dire à son médecin après une grave maladie : « Merci docteur vous m’avez sauvé la vie ! ». Ne perdons donc pas de vue la double dimension du salut apporté par le Christ qui est à la fois divinisation et libération.  « Va ta foi t’a sauvé ». Chaque être humain est invité à donner sens à sa vie mais la connaissance de Jésus et la confiance en lui donne à cette vie une autre dimension par l’ouverture salvifique qu’elle reçoit de lui. N’oublions pas que ces guérisons ont eu lieu sur la route de Jérusalem où Jésus se rend pour donner sa vie pour le salut du monde. Va ta foi t’a sauvé ! La foi chrétienne est la forme la plus élaborée de l’existence humaine. « Fais-nous voir, Seigneur ton amour et donne-nous ton salut » (Ps 84). 

    Père Edouard Bois

  • Édito du 27ème dimanche du temps ordinaire, 02 octobre 2022

    La foi et la fidélité dans le service

    Le passage d’Évangile proposé ce dimanche se compose de deux parties bien distinctes : un court dialogue entre Jésus et ses apôtres sur la foi (v. 5-6) et une parabole de Jésus au sujet du service (v. 7-10).

     La première partie couvre la question des apôtres qui demandent à Jésus d’augmenter leur foi (v. 5) et la réponse du maître : « la foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde… » L’image sous-jacente est celle d’une réalité quantifiable et mesurable. La représentation visuelle qu’on peut s’en faire ne rend évidemment que d’une manière imparfaite la réalité de la foi ; cependant la formule exprime bien le désir des apôtres d’entrer toujours plus profondément dans le mystère de Jésus. Est-ce aussi mon désir de voir grandir ma foi ? Et s’il se réalisait, en quoi une foi à transporter les montagnes serait-elle utile à la communauté ? Saint Paul n’écrivait-il pas : Quand j’aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien (1 Corinthiens 13,2).

    On comprend alors que Jésus enchaîne son propos au sujet de la foi avec la parabole du maître et son serviteur. L’évangéliste a réuni les deux propos de Jésus de telle manière que la parabole apparaît comme l’explication de l’énoncé du v. 6. Comme dans la parabole de la brebis perdue (Luc 15,4), Jésus met directement en cause ses interlocuteurs en les faisant entrer dans l’histoire qu’il raconte : Qui d’entre vous ayant un serviteur… (v. 7). La scène racontée se situe dans le contexte des relations sociales communément admises entre maître et serviteur. Le serviteur doit accomplir certaines tâches, et il n’a pas à attendre de son maître une récompense spéciale pour avoir fait simplement ce qu’il avait à faire. Le fait d’avoir rempli ses obligations ne lui confère aucun droit spécial ni aucun privilège. De même, les apôtres qui sont les serviteurs de Dieu et de la communauté ne doivent pas souhaiter de privilèges. Ils trouvent leur récompense dans l’accomplissement même de leur service. Ils sont inutiles (v. 10) non parce que ce qu’ils font est sans importance, mais parce que chacun doit accepter de s’effacer derrière le service qu’il est appelé à rendre. Ce qui est premier, c’est que le service soit assuré au sein de la communauté et les serviteurs doivent faire passer leurs attentes personnelles au second plan.

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 25ème dimanche du temps ordinaire, 18 septembre 2022

    Parlons du caté

    La catéchèse, c’est la formation donnée aux enfants, aux adolescents et aux adultes (dans ce cas, on l’appelle le catéchuménat des adultes) qui se préparent à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne que sont le baptême, la confirmation et l’Eucharistie.

    Au caté, les enfants découvrent la Parole de Dieu. Pour cela ils peuvent étudier un texte d’Évangile puis l’illustrer par le dessin, le découvrir en vidéo, par le jeu ou le mime. 

    Le caté c’est aussi rencontrer d’autres croyants, des témoins, découvrir ensemble l’histoire de la vie d’un saint, ou de mouvements chrétiens agissants au quotidien. C’est aller voir une exposition, visiter une église, participer à la messe avec les familles et tous les paroissiens. C’est vivre des temps fort solidaires.

    Le caté c’est découvrir la prière, la méditation et la vie en église ; les enfants développent leur intériorité, le goût du silence. Ils sont invités à participer à des rassemblements et à prier ensemble.

     Au caté, les enfants expérimentent la richesse de la tradition chrétienne, ses fêtes, les temps liturgiques et leurs célébrations. Avec d’autres, ils grandissent dans la foi et sont initiés aux sacrements.

    Le caté, ou le catéchisme, ne se réduit pas à la transmission d’un savoir. Il permet aux enfants de faire une expérience de Dieu, de rencontrer Jésus, de découvrir qu’ils sont aimés du Christ tels qu’ils sont. 

    Les parents sont invités à inscrire leurs enfants sans trop tarder. Les portes de notre paroisse sont grandes ouvertes ; prêtres, paroissiens et catéchistes vous donnent rendez-vous pour « faire Eglise » ensemble. « Laissez venir à moi les enfants », dit Jésus.

    Sommes-nous prêts à entrer dans cette démarche ?

    Père Anatole Dédégbé