Auteur/autrice : ParoisseNDB

  • Édito du 33ème dimanche du temps ordinaire, 14 novembre 2021

    Journée mondiale des pauvres

    C’est, ce dimanche, la Journée mondiale des pauvres dont le pape François a choisi le fil conducteur : « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous. » (Mc 14,7)

    Mais à quoi peut bien servir une telle journée tant ce mot « pauvre » recouvre une immensité de tragiques réalités que l’actuelle pandémie n’a fait qu’amplifier.

    Et si tout simplement, une fois encore, et avant tout, cette journée avait pour but de réaffirmer le droit, trop oublié, de tout humain au développement ?

    La question multiforme de la pauvreté de beaucoup ne peut donc laisser personne indifférent et concerne chacun de bien des manières. La paroisse Notre-Dame de la Nativité par la conférence saint Vincent de Paul, la visite des malades et bien d’autres engagements encore de chacun y apporte modestement mais bien réellement des éléments de réponse. Sans parler à cet égard des nombreuses initiatives diocésaines dont Hiver Solidaire et l’ouverture récente de la maison Bakhita n’en sont pas les moindres.

    La pauvreté a bien sûr une dimension politique car plus que jamais les humains vivent en interdépendance et le monde devient une réalité complexe et fragile.

    Mais l’attention de chacun à ses proches est loin d’être négligeable sans oublier que les pauvres se prennent eux-mêmes aussi en charge à leur manière. Le mouvement « ATD 1/4 monde » en est un bel exemple.

    La question de la pauvreté concerne donc tout le monde. Chacun doit s’interroger sur son sens du partage et les limites qu’il met à l’accumulation des biens et la recherche de son plaisir.

    « Des pauvres vous en aurez toujours avec vous. » Jésus a prononcé ces paroles dans le cadre d’un repas où une femme lui versa un parfum précieux, sans prix, sur la tête. En acceptant ce geste, qui surprend les convives, Jésus fait comprendre que c’est lui le pauvre et que c’est au nom des pauvres qu’il accepte le geste de cette femme.

    Et ajoute le Pape « Notre engagement ne doit pas consister seulement en des actions ou des programmes de promotion ou d’assistance ; Ce que l’Esprit suscite n’est pas un débordement d’activisme mais avant tout une attention à l’autre qu’il considère comme un ami. Cette préoccupation amicale est le début d’une véritable préoccupation pour sa personne à partir de laquelle je désire effectivement chercher son bien »

    A bon entendeur salut !                                                             

    Père Edouard Bois

  • Édito du 32ème dimanche du temps ordinaire, 7 novembre 2021

    Elle a tout donné

    Les textes de ce dimanche nous parlent du don généreux de ceux qui n’ont pas grand-chose. Le geste d’une païenne et une fille d’Israël, deux pauvres femmes, est mis en exergue. Elles ont donné tout ce qu’elles avaient pour vivre. Voilà deux magnifiques témoignages en un jour comme dimanche, consacré à celui qui a donné sa propre vie pour notre salut.

    La première lecture nous parle de la veuve païenne. Elle n’a rien à manger et son enfant va mourir. Et quand le prophète lui demande “un petit morceau de pain”, l’épreuve est rude. Son petit pain ne sera pas pour son enfant, elle le donne au prophète.

    L’Évangile nous présente aussi une veuve pauvre mais particulièrement généreuse. Cela se passe sur le parvis du temple de Jérusalem. Jésus s’est assis en face de la salle du trésor et il observe les gens qui déposent leurs offrandes. Il voit des riches qui donnent beaucoup, et c’est très bien. Mais voilà qu’arrive une veuve très pauvre. Elle n’a rien mais elle donne tout. Elle se moque de ce que pèsent ses deux petites pièces. Le plus important est ailleurs : elle aime Dieu ; elle aime le temple où il vit depuis des siècles ; elle respecte les prêtres et les scribes qui parlent de lui. C’est tout son cœur, tout son amour qu’elle met dans le tronc. Alors Jésus affirme qu’elle a donné plus que tous les autres. Son amour pour Dieu pèse bien plus que tout l’or du monde.

    En écoutant ces deux récits, comment ne pas penser à cette autre veuve, Marie debout au pied de la croix de son fils ! L’admiration de Jésus pour ces femmes vient de ce qu’il est justement celui qui livre sa vie. Il a été dépouillé de ses vêtements. Il vient de donner sa mère à son disciple et, à travers lui, à chacun de nous. “Lui qui était de condition divine, n’a pas jugé bon d’être traité à l’égal de Dieu. Mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur”. (Philippiens 2, 6-7)

    Pour bien comprendre toute la portée de l’Evangile de ce dimanche, nous nous tournons vers la croix du Christ. Nous comprenons alors qu’il a tout donné jusqu’au bout. Et il continue à se donner pour chacun de nous. La lettre aux Hébreux nous rappelle que la Passion du Christ a changé l’histoire. En lui, tous les hommes sont sauvés. Cet évangile nous appelle donc à apprendre à vivre sous le regard de Dieu et non celui des hommes. Il nous provoque surtout à réviser le critère de notre générosité : Ce qui prime ce n’est pas la quantité de ce que nous donnons mais le dépouillement effectif de ce à quoi nous tenons le plus. En donnant, on a parfois l’impression de perdre, de se perdre. Or, donner c’est gagner mieux en retour.

    Restons unis aux autres et au Seigneur et demandons à Dieu le don d’un cœur pauvre, mais riche d’une générosité joyeuse et gratuite.

    Père Anatole Dédégbé.

  • Edito du 30ème dimanche du temps ordinaire, 24 octobre 2021

    « Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous
    avons vu et entendu »

    Telle est la phrase des Ecritures Saintes (Ac 4, 20) choisie cette année par le Saint
    Père pour la Semaine Missionnaire Mondiale et sur laquelle nous sommes
    invités à méditer en ce dimanche qui la clôture.
    Si en effet l’Evangile est vraiment Bonne Nouvelle pour nous, si nous
    croyons que le salut du monde passe par le Christ, nous ne pouvons rester
    muets et devons aller vers celles et ceux qui ne connaissent pas notre
    Seigneur. Inviter quelqu’un hors de son cercle habituel à connaître Jésus
    d’une manière ou d’une autre, voilà notre mission : peut-être que cette
    personne entrera dans une relation d’amitié avec Jésus. Nous n’en verrons
    sans doute pas les fruits mais au moins, nous lui aurons permis de choisir
    de répondre ou non à l’appel du Christ. Malgré la foule qui cherche à faire
    taire Bartimée, c’est ce que les disciples et l’assemblée de celles et ceux
    qui suivent déjà le Messie ont fait en lui disant dans l’Evangile de ce jour :
    « Confiance, lève-toi ; Il t’appelle ! » (Marc 10, 49). En effet, le mendiant
    aveugle a besoin d’être encouragé même si de son côté, il a déjà l’intime
    conviction que Jésus de Nazareth peut accomplir quelque chose pour lui
    puisqu’il L’implore à deux reprises.
    Nous aussi, puissions-nous relayer l’appel lancé par le Seigneur afin que
    tout homme sur la Terre puisse reconnaître son amour et répondre en
    liberté à Son désir d’entrer en relation avec Lui.


    PRIERE proposée par les Œuvres pontificales missionnaires pour
    cette année :
    Dieu notre Père,
    Tu as donné à Pierre et aux autres apôtres
    Le courage de témoigner de Ton Fils,
    Mort et ressuscité pour révéler ton Amour.
    Ils ne pouvaient pas taire ce qu’ils avaient vu et entendu.
    Nous Te prions d’envoyer de nombreux missionnaires
    Afin que Jésus soit connu et servi dans le monde entier.
    Répands sur nous Ton Esprit,
    Qu’il fasse de nous des témoins de ta Parole,
    Joyeux et audacieux.

    François Lalau, diacre

  • Édito du 29ème dimanche du temps ordinaire, 17 octobre 2021

    Qui sera le plus grand ?

    Qui sera le plus grand ? Cette question est, parmi bien d’autres, au cœur de l’actualité avec l’élection présidentielle qui approche et les sondages qui s’en font le reflet.

    Qui sera le plus grand ? C’est aussi une question qui préoccupait les disciples surtout après l’annonce, une nouvelle fois par Jésus de son départ.

    On discute ferme parmi les disciples pour savoir qui va avoir les premières places auprès de Jésus. Jacques et Jean les fils de Madame Zébédée jouent des coudes pour cela ?  Mais que veut dire être le plus grand ?  

    La grandeur est-ce de dominer ?  Est-ce d’être au-dessus des autres ?

    La grandeur est-ce d’avoir des sujets, une foule à ses pieds, du pouvoir ?

    « L’humain n’a jamais pu comprendre autrement la grandeur que sous la forme de la domination » dit Maurice Zundel

    C’est cette grandeur-là qui est la tentation de Jésus au désert. « Saute du haut du temple et tu auras les foules à tes pieds » lui dit Satan. 

    Jésus laisse donc Jacques et Jean et les autres parler entre eux de la place de chacun dans l’avenir. Le ton monte. Les apôtres sont quand même bien gênés quand Jésus se mêle à leur conversation. Jésus ne leur reproche pas d’avoir parlé de cela et à ce moment-là où l’avenir s’assombrit pour lui. 

    Simplement le plus grand doit se faire le serviteur de tous. Il se doit de respecter les autres, ne pas se croire supérieur. Le lavement des pieds des apôtres par Jésus dans l’évangile de Jean dira avec force la même chose. 

    Jésus leur montre, et nous montre où est la véritable grandeur. Il ne dit pas qu’il ne faut pas avoir d’ambition, qu’il ne faut pas faire fructifier ses talents, prendre des responsabilités. Les vocations sont diverses. Mais dans le Royaume de Dieu si quelqu’un veut être le premier qu’il se fasse le serviteur de tous. 

    Evidemment, avec les événements qu’elle traverse, on ne peut pas ici ne pas penser à l’Eglise et à l’attitude de ses responsables quels qu’ils soient et particulièrement ceux qui ont reçu mission de manifester qu’être chrétien cela se reçoit du Christ qui déjà nous rassemble et invite à se faire serviteur les uns des autres. (Rm1/1-7).

    « Que ton amour Seigneur soit sur nous comme notre espoir est en toi ! » (Ps.32)

    Père Édouard Bois

  • Édito du 28ème dimanche du temps ordinaire, 10 octobre 2021

    « Jésus posa son regard sur lui et il l’aima… »

    Les Évangiles font plusieurs fois mention des regards du Christ. André présente son frère Simon à Jésus : Celui-ci « le regarda » (Jn 1, 42). Pierre vient de renier son Maître : Celui-ci, « s’étant retourné, fixa son regard sur Pierre », et Pierre pleura amèrement (Lc 22, 61). Un jeune homme vertueux demande au Christ le chemin de la Vie éternelle : « Jésus le regarda et l’aima », nous dit l’évangile de Marc aujourd’hui.

    Jésus, à l’instar de ce jeune homme de l’Évangile, nous regarde avec amour. Son regard n’est pas un regard « conditionné » par ce qu’il faut faire ou être. C’est un regard d’amour désintéressé, sans limite avec, aussi bien nos qualités que nos défauts, nos péchés… Un amour qui nous saisit tel que nous sommes, au plus profond de nous-mêmes, envers et contre tout. C’est une qualité de regard et d’amour qui n’existe qu’en Dieu. Et qui s’appelle : amour inconditionnel toujours offert même s’il peut parfois nous arriver d’éprouver le sentiment de devoir produire quelque chose ou d’être digne de cet amour.

    Pécheurs et imparfaits, Dieu, le Parfait, le Juste, le Saint nous aime de manière inconditionnelle et nous invite à une vie plus belle, plus convertie, plus pure, plus joyeuse et plus utile.  C’est pourquoi je veux continuer de bénir ce Dieu, de le glorifier et de lui rendre son amour, si imparfait soit-il.

    C’est ce Dieu d’amour qui nous demande de toujours trouver des raisons d’aimer, d’accepter les autres malgré le fait qu’ils nous chicanent, car nous sommes tous compagnons de route vers la perfection.

    « Et le monde verra l’amour que nous nous portons les uns aux autres »

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 27ème dimanche du temps ordinaire, 3 octobre 2021

    « C’est l’os de mes os et la chair de ma chair ! »

    En ce dimanche, nous célébrons la fin du temps de la Création pour cette année 2021. La saison se terminera plus exactement demain le 4 octobre, jour de la fête de St François d’Assise.

    Comme le dit la Parole de Dieu dans la Genèse, Dieu est à l’origine de tout et il se manifeste en toute chose. En créant le monde c’est un acte d’amour que fait Dieu. 

    Après la création du ciel et de la terre, Dieu crée l’homme et la femme à son image. Dieu l’a établi dans son amitié.

    L’homme et la femme sont voulus par Dieu l’un pour l’autre. Le texte d’aujourd’hui nous le fait entendre : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que Je lui fasse une aide qui lui soit assortie ».  (Gn 2,18) La femme que Dieu façonne de la côte tirée de l’homme et qu’Il amène à l’homme, provoque de la part de l’homme un cri d’admiration, d’émerveillement, une exclamation d’amour et de communion : « C’est l’os de mes os et la chair de ma chair ! ».(Gn 2,23).

    Aujourd’hui donc l’Eglise nous invite à réfléchir sur la Création.

    Le Pape François s’inscrit dans cette réflexion avec l’encyclique « Laudato Si » en nous invitant à convertir notre regard comme celui de l’homme qui s’émerveille en voyant la femme.

    Au Conseil pastoral, nous avons commencé à entamer une réflexion sur la création : Quelle est la place de la création dans notre quotidien mais plus largement, quelle est la place de la création dans la liturgie et dans notre vie de prière ?

    La saison de la création est un temps très favorable pour redécouvrir la joie de célébrer la création mais pas le seul ! À nous de nous en saisir, personnellement, et mieux encore en communauté !

    François Lalau, diacre

  • Edito du 26ème dimanche du temps ordinaire, 26 septembre 2021

    Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de
    prophètes !

    Les mots de Moïse en ce dimanche de notre rentrée paroissiale résonnent
    comme un défi à relever : « Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple
    un peuple de prophètes ! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! »
    Voilà ce qu’il nous incombe de restaurer dans la vie de notre paroisse : que
    nous vivions pleinement notre mission d’être au cœur de ce quartier-village
    de Bercy des prophètes, c’est-à-dire des baptisés qui proclament, qui
    annoncent la Bonne Nouvelle qu’est la vie chrétienne par leur vie, leurs
    paroles et leurs actions.


    L’extrait du livre des Nombres, proposé en première lecture, privilégie un des
    aspects de l’Evangile de ce dimanche. Comme Moïse, Jésus se réjouit de voir
    que les dons de Dieu ne peuvent se restreindre à quelques privilégiés, ils sont
    étendus à tous, et donc nous aussi. C’est pourquoi, dès notre baptême, nous
    sommes marqués de l’huile sainte, le chrême (Chrême-Christ, c’est la même
    racine). Et ce geste liturgique est accompagné de cette parole : « Vous qui
    faites maintenant partie de son peuple, Dieu vous marque de l’huile sainte
    pour que vous demeuriez éternellement les membres de Jésus-Christ, prêtre,
    prophète et roi ». Quelle belle vocation !


    Les résistances pour accomplir sa vocation de prophète ne manquent pas et
    les critiques non plus. Sans compter les contre-témoignages qui blessent la
    communauté ecclésiale, perpétrés par des ministres ordonnés et des baptisés
    qui ont rompu, voire trahi, la cohérence et la beauté de la vie chrétienne. En
    dépit de cela, le Seigneur continue de nous regarder avec miséricorde et nous
    invite à accueillir son Esprit et orienter nos regards vers l’avenir. Il nous tend la
    main pour nous pardonner, nous relever, nous restaurer et faire briller sur
    nous l’éclat que nous confère le titre de fils et filles de Dieu.


    Dans cette aventure avec le Christ, le conseil pastoral a encore reconduit pour
    cette année deux axes qui avaient retenu notre attention l’année dernière : la
    fraternité et l’écologie. La récente lettre pastorale de monseigneur Michel
    AUPETIT, « La fraternité au service de la mission » nous donne quelques pistes
    que nous prendrons le temps d’explorer pour trouver les moyens de vivre une
    fraternité missionnaire dans notre communauté et une célébration dimanche
    prochain sur la création nous permettra de réveiller et de maintenir en nous
    notre désir de nous émerveiller devant la création, de ce qu’elle nous offre à
    entretenir dans la durée.


    Que nos paroles, nos gestes et toute notre vie, imprégnés de la force de
    l’Esprit Saint, nous permettent de réaliser au mieux notre vocation de
    prophète pour ce monde qui nous est donné.

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 25ème dimanche du temps ordinaire, 19 septembre 2021

    Proposez le caté !

                                                            Animez le caté !

    En ce temps de rentrée, je lance un appel vigoureux pour que partout dans notre quartier la catéchèse soit proposée aux enfants et aux adolescents. Pour être fidèle au cri d’appel de Jésus: « Allez donc, de toutes les nations, faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28, 19-20), la proposition de la catéchèse doit pouvoir être faite à tous. Pourquoi ?

    D’abord, c’est un encouragement aux familles : les parents qui transmettent la vie sont les premiers éducateurs de la foi de leurs enfants, comme ne cesse de le rappeler l’Église. C’est dans les familles que peut se vivre un premier éveil à la connaissance de Jésus, les premiers pas dans la prière et une première expérience de vie chrétienne. Que les parents n’hésitent pas à demander conseil à d’autres familles ou au curé pour parler de Jésus aux tout petits et se lancer dans la prière familiale.

    Ensuite, c’est un soutien à tous les catéchistes : quelle belle mission d’être aîné(e) dans la foi pour des plus jeunes ! Si vous avez répondu oui à l’appel de Jésus pour aider les enfants, merci ! Ne cherchez le moteur de cette action que dans cet appel personnel de Jésus Christ, qui fait grandir aussi votre foi à mesure que vous la partagez aux enfants et aux jeunes. Que du bonheur !

    Enfin, c’est toute la communauté chrétienne qui est concernée par cette proposition de la catéchèse. La présence des enfants lors de nos célébrations dominicales est un cadeau dont il faut prendre soin, par des propositions de liturgie de la Parole adaptée à leur âge. Soyons toujours heureux d’accueillir les enfants ou les collégiens à la paroisse, notre maison commune.

     En ce début d’année, je souhaite que nous soyons tous invitants pour les enfants et les adolescents pour des temps de catéchèse ou d’aumônerie alors que tant d’autres priorités risquent de faire passer à la trappe ce temps essentiel d’éveil et de formation chrétienne des jeunes générations. Le catéchisme, ce n’est pas comme les autres activités : piano, danse, opéra, le sport ou le foot… C’est juste différent.

    Inscrire un enfant au catéchisme, c’est lui permettre de rencontrer Jésus et de découvrir qu’on est aimé de Dieu. Le catéchisme cherche à faire grandir l’enfant dans une vraie relation avec Dieu, en lui présentant qui est Jésus, pourquoi l’Église et pourquoi le monde, en lui apprenant à prier, à vivre des sacrements et à se comporter en chrétien en progressant dans l’amour de Dieu et des autres.

    Il n’y a pas besoin d’être baptisé pour venir au catéchisme. Si le baptême n’a pas encore été reçu, cela permet à l’enfant de se poser la question de sa réception et de préparer avec les autres la première communion et le sacrement du pardon. Le catéchisme se poursuit par des activités proposées à l’aumônerie.

    Venez avec nous, il y a de la place ; il y a de la joie !

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 24ème dimanche du temps ordinaire, 12 septembre 2021

    La cérémonie de prise de fonction

    Par décision de notre Archevêque, monseigneur Michel AUPETIT, uni à son conseil épiscopal, me voici désigné et nommé curé à la tête de cette église du 12è arrondissement de Paris : Notre-Dame de la Nativité de Bercy, bientôt bicentenaire.

    Au mot « curé » le glossaire du site de l’Église de France nous dit ceci : « Prêtre catholique placé à la tête d’une paroisse« . Sur Internet, Wikipédia précise davantage : « un prêtre catholique qui est chargé de la cure, c’est-à-dire qu’il a « charge d’âmes » (en latin, cura animarum), ce qui veut dire qu’il a la responsabilité spirituelle de tous les habitants du territoire paroissial. Il est nommé par l’évêque diocésain, dont il est le représentant et le délégué dans la paroisse. » Enfin, le Code du droit de l’Eglise met au clair les trois fonctions importantes du curé et prescrit la cérémonie de prise de fonction par l’évêque ou son délégué : 

    Le canon 519 du Code de droit canonique prescrit que : « le curé est le pasteur propre de la paroisse qui lui est remise en exerçant, sous l’autorité de l’évêque diocésain dont il a été appelé à partager le ministère du Christ, la charge pastorale de la communauté qui lui est confiée, afin d’accomplir pour cette communauté les fonctions d’enseigner, de sanctifier et de gouverner avec la collaboration éventuelle d’autres prêtres ou de diacres, et avec l’aide apportée par des laïcs, selon le droit » . Il y a là la référence explicite des activités légitimes que doit exécuter le curé et veiller avec attention à leur exécution pour le bien de la communauté paroissiale, avec la coopération de prêtres ou de diacres ainsi que de groupes de laïcs selon les prescriptions du droit.

    Le canon 527 § 1  du même Code précise que celui qui est promu à cette charge de curé « la reçoit et est tenu de l’exercer dès le moment de sa prise de possession » ; c’est la célébration qui est désignée sous le terme « installation du curé » que nous vivons aujourd’hui sur notre paroisse.  Le nouveau curé professe la foi catholique, renouvelle ses promesses sacerdotales et la liturgie prévoit des gestes qui symbolisent les trois fonctions.

    Dans cette mission de curé, je me confie à votre prière. Je vous demande de prier aussi, pour le père Edouard Bois qui reste un bras secourable important, malgré son grand âge, pour le curé et pour notre communauté paroissiale. Portez également dans votre prière le diacre François LALAU et sa famille ainsi que tous les responsables à divers niveaux de la vie paroissiale ; c’est avec eux que la communauté témoigne du Christ et accomplit sa mission. Qu’à ce nouveau départ pour la paroisse, chacun, chacune, puisse, avec moi, renouveler son appel à faire une communauté de frères et de sœurs, vivante et missionnaire au sein de ce beau quartier de Bercy à Paris.

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito du 25ème dimanche du temps ordinaire, 5 septembre 2021

    « Ouvre-toi »

    C’est le temps de la rentrée. Un moment où chacun fait des projets, prend des décisions. Un moment aussi de reprise des contacts aussi bien pour les jeunes que pour les adultes. Avec au cœur des souvenirs d’été je l’espère heureux.

    La paroisse va aussi peu à peu retrouver son rythme de vie habituelle avec la joie de revoir des visages familiers et de reprendre la vie des groupes et les célébrations qui jalonnent la vie chrétienne. Avec la perspective aussi d’accueillir fraternellement un nouveau curé, le père Anatole. 

    Mais ce dimanche nous pouvons déjà nous demander comment les textes que nous propose la liturgie de la messe peuvent éclairer cette rentrée pour la vivre chrétiennement.

    Dans la première lecture le prophète Isaïe nous dit que c’est la vengeance qui vient. Dieu se venge !  Il y a de quoi être surpris en entendant cela. On se venge quand on nous a causé du tort, quand on nous a fait perdre la face. Alors on rend : je te le rendrai, je te le vaudrais…tu ne l’emporteras pas au paradis…

    Mais Dieu quand même… et le nôtre ! Il se vengerait ?

    C’est vrai, il a peut-être des choses à reprocher à l’humanité dans la manière dont nous gérons sa création ou son Eglise. On lui fait, à notre Dieu, par moment, perdre la face. C’est probable…mais de là à se venger…de là à rendre… Alors comment Dieu se venge-t-il ? Dieu ne se venge pas en répondant au mal par le mal. C’est tout le contraire nous dit le prophète : les muets parlent, les aveugles voient. Dieu ne se contente pas de promettre.  Il réalise. Il tient sa promesse. Dieu sauve. Dieu libère. Ce qui est annoncé, par Isaïe, Jésus l’accomplit.

    D’où cet appel que Jésus adresse à ce sourd-muet et par lui à nous aussi :« Effata ». C’est à dire « Ouvre toi ! » Il ne s’agit pas là seulement de déficience physique mais de tout l’être…Ce sourd muet représente l’état de l’humanité qui bégaye sa vie. On ne le voit que trop aujourd’hui. Jésus vient la sauver et la libérer.

    De même, dans la deuxième lecture, Saint-Jacques invite sa communauté, et la nôtre, à faire le lien entre sa foi et son agir. Et chacun de nous aussi.  Dans notre vie terrestre mais aussi quand nous nous rassemblons en disciples du Christ.

    Bonne rentrée à tous et à toutes.

    Père Édouard Bois