« Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. » nous dit Jésus dans l’Evangile de ce dimanche. En ce temps pascal, cette invitation du Christ à ses disciples revêt une importance particulière. En effet, entre le jour de Pâques et celui de la Pentecôte, en ces temps où nous sommes, tous les récits d’apparitions du ressuscité ont pu faire passer les disciples de la crainte à la confiance, du trouble à la Foi.
Nous sommes souvent, comme les disciples, effrayés et découragés. Notre espérance et notre foi sont bien fragiles. Il est vrai qu’il y a des jours où tout paraît dur et même trop dur, du fait de difficultés diverses de la vie : maladies ou blessures de toutes sortes (professionnelles, affectives ou familiales…). Il nous est parfois bien difficile de croire : le sens et la valeur de la vie chrétienne n’apparaissent pas toujours clairement. Peut-être, disons-nous, que croire ne facilite pas toujours l’existence. Nous connaissons l’histoire de Job qui a été bien éprouvé dans sa santé comme dans sa dignité ; la petite Thérèse de Lisieux a été, elle aussi bien éprouvé pendant son séjour au Carmel avant de mourir à 26 ans. Mais, de telles épreuves ne les ont pas empêchés de demeurer héroïquement fidèles à leur vocation de croyants. Thérèse demeura fidèle jusqu’à son dernier souffle avec une charité qui brûlait son cœur et mourra en murmurant : « mon Dieu, je vous aime. » Ce qui a fait dire à certains spécialistes de Thérèse de l’enfant Jésus, que c’est sa charité qui a sauvé sa foi.
Comme Job, comme Thérèse de l’Enfant-Jésus, plus les ténèbres sont épaisses, plus il nous faut renouveler notre acte de confiance en Dieu qui nous aime, et rester fidèle à la parole du Seigneur qui nous demande de nous aimer les uns les autres.
P. Anatole DEDEGBE

Leave a Comment