Voici une courte invocation que chacun pourra s’approprier en ce début d’une année scolaire, académique et pastorale nouvelle. Elle indique un état d’esprit, à la manière de David, l’assoiffé de Dieu, l’auteur des psaumes.
La prière « Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi. » a pu être celle du roi David qui était un homme de prière, c’est certain. Mais elle est également celle de toutes les générations de croyants, à toutes les époques, depuis l’aube des temps, depuis Abraham, et jusqu’à la fin des temps.
Dans les périodes les plus dramatiques, (et Dieu sait qu’il y en a) la prière ne prenait que plus de force : pendant l’Exil à Babylone, par exemple, on a connu cette soif de l’âme ; « mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair » et on se remémorait les joies passées des célébrations au Temple de Jérusalem : « Je t’ai contemplé au sanctuaire, j’ai vu ta force et ta gloire. » Seul ce souvenir pouvait fortifier la foi et la volonté de rester fidèle dans ce monde, peu disposé à Dieu.
A Bercy, la gloire de Dieu se manifeste sans interruption dans son Temple consacré depuis 200 ans et nous en sommes aujourd’hui les bénéficiaires et les témoins. Mobilisons-nous pour fêter ce Bicentenaire le week-end 11-13 septembre !
A la suite de nombreux croyants avant nous, nous continuons de crier de toute notre âme : « Ton amour vaut mieux que la vie » : ce verset résonne particulièrement en ce dimanche où nous entendons Jésus dire à ses disciples : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. » (Mt 16,25).
P. Anatole DEDEGBE

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