En 1350, les statuts de l’Université de Paris fixaient les vacances d’été de la fête de Saint-Pierre et Saint-Paul le 29 juin jusqu’à la fête de la Croix Glorieuse le 14 septembre. Ainsi, la saison estivale était placée sous le patronage des deux colonnes de l’Église, et orientée dans une progression constante vers la croix du Christ.
Si depuis des siècles les écoliers étudiants interrompent leur travail en juillet et en août, ce n’était pas à l’origine pour leur épargner la peine de se concentrer sur leur leçon pendant les fortes chaleurs. C’est plutôt qu’ils étaient réquisitionnés par leur famille pour participer aux travaux de la moisson. Aujourd’hui, même si ce besoin a disparu, il ne reste pas moins que l’été est spirituellement un temps de récolte : c’est le moment où le fruit de ce qui a été semé durant une année peut arriver à son mûrissement.
Les parents sont souvent surpris de voir à quel point leurs enfants ont grandi à le retour de camps scouts, pour ceux qui ont la chance d’y participer. Ce n’est pas uniquement les quelques centimètres qu’ils ont pris pendant les activités au grand air qui donnent cette impression, sans doute, mais aussi la maturité humaine et spirituelle qu’ils ont acquise pendant un temps de vie fraternelle et d’approfondissement de leur foi chrétienne. Si nous sommes tous appelés à grandir en direction de la Croix du Seigneur, puisse ce temps d’été être, sous le patronage des Apôtres, non pas une saison de relâchement, mais un vrai mûrissement pour tous !
P. Charles A. Fogielman

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