Souvent le mot « crainte » a dans nos esprits un sens d’abord négatif. Nous l’assimilons plus spontanément à la peur, c’est-à-dire à une réaction provoquée par un danger réel ou présumé qui menace notre vie. Il y a des peurs très localisée, liée à une situation précise (par exemple, la peur provoquée par la traversée inattendue de la route par un animal alors que je suis au volant d’une voiture). Ces peurs sont souvent très passagères. Mais nous pouvons aussi avoir des peurs que nous portons plus longtemps: la peur d’un échec, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur des foules, la peur de la souffrance, etc. Ces peurs sont mauvaises car elles sont paralysantes et nous empêchent de nous déployer dans notre humanité. Comment s’en libérer ?
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme. Jésus nous aide à nous en libérer en nous expliquant que ces peurs sont en fait relatives quand on sait qu’une partie de nous est inviolable: notre âme immortelle. Ainsi, celui qui s’appuie sur le Seigneur, même s’il traverse des tempêtes, est sûr d’être vainqueur. C’est ce que nous enseigne aussi le prophète Jérémie dans la première lecture : Le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable: mes ennemis trébucheront, ils ne réussiront pas (Jr 20, 11).
P. Anatole DEDEGBE

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