Jésus nous a promis l’Esprit qui sera avec nous pour toujours. Cet Esprit est la source de l’espérance que Pierre mentionne dans la 2e lecture de ce dimanche. Les disciples de Jésus se trouvent alors dans une situation difficile. On se moque d’eux, on les chasse des synagogues, on les persécute. Les gens voulaient savoir ce qui leur donnait le courage de faire face aux accusations qu’on portait contre eux. Pierre suggère simplement : «Soyez toujours prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous. Mais faites-le avec douceur et respect.» C’est ainsi que nous resterons des témoins.
Douceur et respect… c’est un bel idéal ! Cependant, malgré les progrès de la technologie, l’humain est resté humain. La haine demeure entre beaucoup de peuples, la barbarie ressurgit ici ou là. L’une des réalités qui reviennent le plus souvent dans l’actualité, c’est la violence : violence de la guerre et du terrorisme, de massacres d’innocents, d’enfants ou victimes d’abus de tous genres, violence conjugale, violence vis-à-vis les jeunes et les moins jeunes, violence gratuite qui font mal, violence économique au nom de la rentabilité. Nous n’en finissons plus de dresser le bilan des victimes de la violence… et cela dans un monde qui se dit civilisé, qui s’est donné des chartes des droits de la personne, des droits des enfants, des droits des handicapés, des droits de la femme, etc. Le cœur humain ne contient pas seulement des bons sentiments. Il cache aussi des orages et des tonnerres terribles. Pourtant, l’Esprit de Dieu est parmi nous.
Les disciples, un moment, croyaient avoir tout perdu à la mort de Jésus; ils se croyaient orphelins, sans guide vers le Père et sans lumière sur la route. Mais l’Esprit leur ouvrira les yeux. Avec Jésus, c’est toujours la vie qui est victorieuse. Ce qui nous fait vivre, ce qui nous fera vivre au cœur même des incertitudes, c’est de voir Jésus vivant, de le voir vivre près du Père et vivre en nous. Même s’il y a des moments difficiles, Jésus est notre paix, une paix de pécheurs pardonnés qui fait de nous des artisans de pardon, de réconciliation.
Pâques nous conduit à croire que par-delà toutes les morales, par-delà tous les échecs, par-delà tous les motifs de repentance, l’Esprit en nous permet de reconnaître que non seulement nous sommes aimés, mais que nous aussi sommes capables d’aimer inconditionnellement. C’est par notre façon d’agir que nous provoquons chez les autres les questions sur l’espérance qui nous motive.
P. Anatole DEDEGBE

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