Ce dimanche, le prophète Isaïe nous fait rêver : sur la montagne, le Seigneur prépare « un festin de viandes grasses et de vins capiteux » ; le psalmiste répond : « J’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours ». Et Jésus, dans l’Evangile, raconte cette histoire étrange d’un roi qui invite à la noce de son fils. Tout est prêt, mais personne ne vient ! Les invités, ceux qui avaient le carton d’invitation refusent : « Pas maintenant, j’ai autre chose à faire… ».
Alors le Roi envoie ses serviteurs « aux croisées des chemins », là où on trouve des gens qui ne s’attendaient à rien. Et la salle se remplit « des mauvais comme des bons ». Voilà l’Evangile : l’Eglise n’est pas une salle pour les gens biens, c’est une salle pour tous.
Vous qui avez fait des centaines de kilomètres depuis l’Aveyron pour venir jusqu’à nous, vous êtes à votre place à ce banquet. En Aveyron, une croisée des chemins, c’est Conques sur le chemin de Saint Jacques ; c’est là qu’on se rencontre. Jésus nous parle de festin et Isaïe a décrit le menu ; on pourrait dire aussi : de l’Aligot qui file et la saucisse avec le vin de Marcillac. Car faire la fête, c’est faire bien manger.
On sait que chez les Aveyronnais aussi, on ne rentre pas dans une fête sans apporter quelque chose : un coup de main, une histoire, un chant. Aujourd’hui, votre présence est ce vêtement de noce qui embellit notre assemblée.
P. Anatole DEDEGBE

Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.