Mois : mars 2026

  • DIMANCHE DES RAMEAUX ET SEMAINE SAINTE

    Des Rameaux à Pâques, la Semaine sainte conduit les chrétiens au cœur du Mystère pascal, à travers les grandes célébrations de la Passion, de la mort et de la résurrection du Christ.

    Le Dimanche des Rameaux marque le début de la Semaine Sainte et commémore l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Les fidèles célèbrent ce jour en agitant des rameaux et en créant une procession, imitant la foule qui acclamait Jésus en agitant des rameaux d’arbres et en déposant des vêtements sur son chemin. Cette célébration rappelle l’humble royauté de Jésus et invite les fidèles à accueillir le Christ comme leur roi. C’est également le jour où l’on lit la Passion du Christ lors de la messe, mettant en contraste l’acclamation joyeuse de la foule à son entrée à Jérusalem avec la trahison et la condamnation qui suivront peu de temps après.

    Le Triduum pascal est une période liturgique très importante pour les catholiques qui commence le Jeudi saint au soir et se termine le soir du dimanche de Pâques. Il s’agit d’un seul et même office liturgique réparti sur trois jours, célébrant la Passion, la mort et la résurrection du Christ. Ces trois jours forment un tout indissociable, donnant tout son sens à la fête de Pâques.

    Le Jeudi saint est le jour où les catholiques commémorent la Cène du Seigneur, lors de laquelle Jésus a institué l’Eucharistie. Lors de cette célébration, l’Église se souvient du dernier repas de Jésus avec ses disciples avant sa Passion. La liturgie du Jeudi Saint comprend le lavement des pieds, geste d’humilité et de service, en mémoire de l’enseignement de Jésus sur l’amour fraternel. C’est également lors du Jeudi saint, que Jésus a institué le sacrement de l’Eucharistie, demandant à ses disciples de faire cela en mémoire de lui.

    Le Vendredi saint est une journée de commémoration de la Passion et de la mort de Jésus sur la croix. C’est un jour de jeûne et d’abstinence où les fidèles se rassemblent pour participer à la liturgie de la Passion, méditer sur la souffrance de Jésus et sa grandeur d’amour pour l’humanité. Lors de cette journée, l’Église invite à la prière, à la méditation des stations de la croix et à la vénération de la Croix.

    Le Samedi saint (Vigile pascale) : lors de la veillée pascale, on célèbre la résurrection de Jésus-Christ. Cette célébration marque la fin du Triduum pascal et le passage de la mort à la vie. La veillée pascale comprend des éléments tels que la liturgie de la lumière avec le cierge pascal, la liturgie de la Parole retraçant l’histoire du salut, la liturgie baptismale pour les catéchumènes, le renouvellement de promesse de baptême et la liturgie eucharistique. C’est un moment de grande joie et d’allégresse pour les chrétiens, marquant la victoire du Christ sur la mort et le péché.

    Le dimanche de Pâques, les catholiques célèbrent la résurrection de Jésus-Christ. Cette fête est le cœur de la foi chrétienne, marquant la victoire de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort. Les fidèles se réjouissent de la bonne nouvelle de la résurrection du Christ, qui ouvre la voie au salut et à la vie éternelle. La liturgie de Pâques est empreinte de joie, d’allégresse et d’espérance renouvelée en la promesse de la résurrection.

    P. Anatole DEDEGBE

  • Le chemin de foi de Marthe

             Marthe est une femme dans l’évangile qui, face à la mort de son frère Lazare, fait un chemin de foi. Elle dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera » (Jean 11, 22-23). 

    Jésus a volontairement tardé à venir. Son absence, son silence ont ébranlé la confiance de Marthe. Tout se bouscule dans sa tête : Pourquoi n’es-tu pas venu plus tôt ? À présent il est trop tard ! Quoique peut-être… ! Alors Jésus, au cœur de son deuil, interroge son amie et lui révèle son identité : « Je suis la résurrection et la vie… crois-tu cela ? » Et Marthe confesse sa foi en son ami et Seigneur  dans une formule magnifique : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, celui qui devait venir dans le monde ».

    Mais cela ne suffit pas. Elle doute du projet de Jésus. En exprimant son hésitation : « Il doit sentir mauvais, car il y a déjà quatre jours qu’il est ici », elle se voit à nouveau interrogée par Jésus : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ». Elle abandonne toutes les objections pour oser la foi en son Seigneur qui est la résurrection et la vie pour qui rien n’est impossible. Marthe passe ainsi du doute à la foi. Son chemin peut être aussi le nôtre.

    P. Anatole DEDEGBE

  • Ouvre mes yeux

    Ouvre mes yeux, Seigneur
    Aux merveilles de ton amour
    Je suis l’aveugle sur le chemin
    Guéris-moi, je veux te voir

    Garde mon coeur, Seigneur
    Aussi dur que soit le chemin
    Je veux te suivre jusqu’à la fin
    Viens me prendre par la main

    Ouvre mes mains, Seigneur
    Qui se ferment pour tout garder
    Le pauvre a faim devant ma maison
    Apprends-moi à partager

    Fais que j’entende, Seigneur
    Tous mes frères qui crient vers moi
    A leur souffrance, à leurs appels
    Que mon coeur ne soit pas sourd

    Garde ma foi, Seigneur
    Tant de voix proclament ta mort
    Quand vient le soir et le poids du jour
    Ô Seigneur, reste avec moi

     

    Hymne et prière pour le carême

    Editeur : Studio SM – P: Michel Scouarnec – M : Jo Akepsimas

     

  • Si tu savais le don de Dieu…

            Flora est admise à être baptisée et confirmée lors de la messe de la nuit de Pâques dans notre paroisse. Accueillie dans le peuple des chrétiens, il nous faudra l’accompagner en ces jours qui nous préparent à Pâque et aussi pendant son néophytat pour qu’elle trouve sa place dans la communauté ecclésiale. D’autres continuent de frapper à la porte de l’Église, demandant à connaître le message du Christ et à faire partie de cette communauté des disciples de Jésus. Jade et Sacha sont en chemin chez nous ; Noémie et Tristan, déjà baptisés ont demandé et sont admis chez nous à recevoir la confirmation des mains de l’Archevêque à la Pentecôte… Nous nous réjouissons de leur démarche et les accueillons et accompagnons avec joie.

      Ainsi donc, dans un monde un peu déboussolé et désabusé, sans beaucoup de repères solides et où tout devient possible ; dans un monde qui cultive l’angoisse face à la guerre ou à l’avenir de la planète, le message du Christ pourrait-il donc encore toucher les cœurs et être accueilli comme une Bonne Nouvelle ? Je le crois fortement… et je me réjouis qu’il « accroche encore » aujourd’hui. Ce message, il est clair, il dégage des ondes positives et ouvre un avenir, il est lumineux. C’est Dieu qui nous aime sans restriction et qui nous parle en amoureux ; ce sont des frères et sœurs à aimer ; c’est l’amour plus fort que le mal et la mort. Le message a du sens et c’est de l’avenir donné à notre vie ; c’est l’espérance de notre victoire sur la mort ; c’est notre propre résurrection à la suite de celle du Christ. Ce message du Christ, l’Église a la responsabilité de le transmettre, de le vivre et d’en témoigner concrètement. Alors, notre communauté paroissiale, par sa vie et par chacun de ses membres est appelée à rester fidèle à sa mission et à sa vocation. Quel visage du Christ et de l’Évangile donnons-nous à voir à ceux qui frappent à la porte de l’Église ?

     

    P. Anatole DEDEGBE