Mois : février 2025

  • Convertissons-nous et marchons ensemble

    Le carême chrétien qui est une période de 40 jours avant Pâques débutera le mercredi 5 mars et s’étendra jusqu’au dimanche de Pâques, le 20 avril. Ce temps de purification pour « préparer nos cœurs et nous ouvrir à la grâce de Dieu », précède « le triomphe pascal du Christ-Seigneur, sur le péché et sur la mort », souligne le pape François. Cette résurrection, poursuit-il, est au cœur de la foi chrétienne, et « le garant de la grande promesse du Père qu’est la vie éternelle déjà réalisée en son Fils bien-aimé ». Dans son message de Carême publié ce mardi 25 février, le Pape François reprend le thème du Jubilé : «  pèlerins d’espérance », pour inviter l’Église toute entière à se convertir. Chaque chrétien doit prendre conscience de sa situation de pèlerin, et marcher avec les autres vers la « grande promesse » : la vie éternelle.

    L’espérance est le thème central de l’année jubilaire, le pape invite à l’espérance, ciblant la raison première de l’espérance pour les chrétiens. « La mort a été transformée en victoire, et c’est là que réside la foi et la grande espérance des chrétiens : la résurrection du Christ !», écrit-il.

    Pour le Souverain pontife, l’espérance, « l’ancre de l’âme », n’est pas une simple aspiration personnelle, mais pousse à agir. « Est-ce que je vis concrètement l’espérance qui m’aide à lire les événements de l’histoire et qui me pousse à m’engager pour la justice, la fraternité, le soin de la maison commune, en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte ?», convie-t-il chacun à s’interroger.

    Le pape procède aussi à une réflexion sur l’adverbe « ensemble ». « Marcher ensemble, être synodal, telle est la vocation de l’Église », souligne le Pape dans une référence au récent Synode. Sous l’impulsion de l’Esprit Saint, « les chrétiens sont appelés à faire route ensemble, jamais comme des voyageurs solitaires ». Pour le Carême de cette année, le Souverain pontife demande à chacun de s’interroger sur sa capacité à marcher avec les autres : « Demandons-nous devant le Seigneur si nous faisons en sorte que toutes les personnes se sentent faire partie intégrante de la communauté ou si nous les maintenons en marge. »

     

    Pour notre communauté à Bercy, voici quelques propositions :

    • Chaque dimanche de carême le Saint Sacrement sera exposé pendant 45 mn dès la fin de la messe de 9h jusqu’à 10h45. Chacun pourra offrir un temps de prière personnelle silencieuse devant le Saint Sacrement et cultiver une intériorité avec le Seigneur, avec la présence d’un prêtre et la possibilité de se confesser au besoin.

     

    • Chaque vendredi de carême, une méditation partielle des stations du chemin de croix sera proposée à 12h10 dans l’église et précèdera la messe de 12h30.

     

    • Le samedi 15 mars, dans l’après-midi, nous participerons à la marche du doyenné, à la découverte des cinq églises du 12ème, en partant des Quinze-Vingts pour terminer à l’immaculée Conception, en passant par Saint Eloi, Bercy et Saint Esprit.

     

    • La journée du pardon se déroulera le vendredi 28 mars de 18h à 22h au Saint Esprit.

     

    • Le prix des repas non-pris sera mis de côté pour participer à une œuvre de charité.

     

    P. Anatole DEDEGBE

  • Me voici, envoie-moi !

               Le prophète Isaïe écrit : « J’entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai-je et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie-moi. Il dit alors : Va […] ! ». Dans les versets précédents Isaïe trouve toutes sortes d’excuses pour dire à Dieu qu’il n’est pas qualifié pour faire le travail. Mais dans le royaume de Dieu, un appel est toujours plus fort qu’une compétence ! Ce qui compte, ce n’est ni l’expérience ni l’expertise, mais la disponibilité et la capacité à recevoir et à donner. « Si vous êtes prêt(e) à agir quand Dieu vous donne le feu vert, il vous emmènera dans des lieux inaccessibles pour y réaliser l’impossible. », disait un père blanc, missionnaire en Afrique pendant 40 ans.

    Abraham, Jacob, Joseph, Esther, Moïse, Samuel, David, Isaïe et Mathieu, tous ont un point commun. Tous ont dit : « Me voici ». N’est-il pas ironique de perdre autant de temps et d’énergie à imaginer comment aller là où Dieu veut que nous allions, alors qu’il nous suffirait de dire : « Me voici » ? C’est à Dieu de nous guider là où il veut ; c’est à nous de nous rendre disponibles. Tout comme pour un médecin ou un pompier appelé en urgence, c’est notre empressement à réagir que Dieu recherche. Ce n’est parfois qu’une simple incitation à rendre service au voisin. D’autres fois c’est un appel à aller plus loin, à parcourir le quartier, voire la moitié du globe… Mais tout commence par la prière avec ces deux petits mots : « Me voici » ; C’est ce que dit le disciple. C’est ce que Dieu veut que chacun dise aujourd’hui.

    Oui, Seigneur, envoie-moi ! Notre mission nous la recevons du Seigneur qui nous a appelés à le suivre. Nous savons que dans le contexte actuel la mission est difficile mais l’Esprit Saint est là pour nous guider et nous aider. Être missionnaire est d’abord le témoignage que nous pouvons donner. Soyons confiants, lucides et plein d’espérance. Voici pour terminer cet édito cette prière :


    « Dieu notre Père, donne-nous l’audace des prophètes.

    Sans regarder en arrière, avec confiance, nous voulons répondre avec joie :

    « Me voici, envoie-moi ! ». Ouvre nos oreilles et nos cœurs à ta Parole.

    Seigneur Jésus, aujourd’hui encore tu nous appelles personnellement :

    « Viens, suis-moi ! »

    Que l’Esprit Saint continue de nous fortifier,

    Que tous unis par un même baptême, nous soyons les témoins vivants de ton Amour. »


                                    P. Anatole DEDEGBE