Mois : juin 2022

  • Édito de l’été 2022

    Répondras-tu à l’appel du Christ et de la paroisse ?

    Cette fin d’année est pour nous tous l’occasion de rendre grâce pour tout ce qui a été vécu cette année. Chaque équipe fait son bilan et se projette dans l’année pastorale qui commencera en septembre, après une pause estivale méritée et salutaire !

    Parmi les événements marquants de cette année, il y aura eu nos très belles célébrations de l’accueil du nouveau curé, les grandes fêtes de Noël et de Pâques, avec l’accueil de nouveaux baptisés et confirmés, la première communion d’enfants du caté, la session des fiancés, la visite du vicaire général, Mgr François GONON, nos assemblées paroissiales, nos veillées de louange et de prières autour d’un bol de riz, nos journées d’amitié, le parcours biblique sur Saint Luc. Merci à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour que tout cela se passe bien !

    La prochaine année pastorale sera, elle aussi, riche en événements qui seront pour nous autant d’occasions de nous retrouver pour faire grandir en nous, entre nous et autour de nous l’amour du Christ. Il y aura les grands classiques et quelques nouveautés dont nous vous dévoilons l’essentiel progressivement. Le planning général qui vous sera communiqué sur un calendrier détaillera les propositions. Il y aura un programme pastoral commun à tous les enfants et leurs parents, un autre pour les jeunes et un autre encore pour les adultes de la paroisse.

    La liste des services qui ont besoin d’être pris en charge pour que notre paroisse reste dynamique, fraternelle et missionnaire figure sur notre livret paroissial actualisé. Je vous invite à vous poser sérieusement et en conscience la question de votre disponibilité pour le service de l’Evangile dans notre quartier : le Christ et l’Eglise ont besoin de chacun de nous, sans exception. Une paroisse, c’est une grande famille, dans laquelle tout est mis en commun et où tout repose sur l’engagement de chacun pour les différents services qui concourent au bien de tous. Je fais le catéchisme pour tes enfants pendant que tu t’occupes de préparer et d’animer la messe à laquelle j’assisterai avec les miens. Je prépare tes enfants au baptême, à la première communion ou au mariage pendant que tu accompagnes mes parents dans la maladie ou le grand âge. Je rends aux plus jeunes ce que j’ai moi-même reçu… Voilà ce qu’est une paroisse. Alors je compte sur vous tous pour répondre favorablement et généreusement à cet appel du Christ pour notre paroisse et vous souhaite une belle fin d’année scolaire et un bel été.

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito de la solennité du Saint-Sacrement, 19 juin 2022

    Eucharistie, présence de Jésus-Christ

    « Le Seigneur crucifié et ressuscité est vraiment, réellement et substantiellement présent dans l’Eucharistie et le demeure tant que subsistent les espèces du pain et du vin. On lui doit non seulement le plus grand respect mais notre culte et notre adoration. C’est là le Cœur de l’Eglise, le secret de sa vigueur ; elle doit toujours veiller avec un soin jaloux sur ce mystère et l’affirmer dans son intégralité. » (Jean Paul II, message au congrès eucharistique de Lourdes, 21 juillet 1983.)

    On parle de présence « réelle » parce qu’elle est substantielle, et que par elle, le Christ se rend présent tout entier par son corps, son sang, son âme et sa divinité. On ne peut absolument pas dire que cette présence réelle est un symbole. Les apparences sont les mêmes mais la substance (la réalité) a changé : ce n’est plus du pain mais le Corps du Christ qui renouvelle ou réactualise l’offrande de sa vie pour réparer nos péchés, nous sauver et nous donner la vie divine, qui est la vie éternelle : ce miracle se réalise à chaque messe au moment de la consécration !

    Quand l’Église nous invite à célébrer la fête du Saint-Sacrement, appelée aussi fête du Corps et du Sang du Christ ou encore Fête-Dieu, elle veut nous aider à affermir notre foi dans cette présence du Christ ; et parce qu’il est vraiment présent, chacune et chacun d’entre nous peut, lui aussi, devenir vraiment présent au monde et aux autres humains, comme quelqu’un qui est prêt à donner, pas simplement un réconfort moral ou partagé quelque sentiment de solidarité mais surtout quelque chose de ce qu’il reçoit du Christ qui se donne totalement.

    Que les enfants du catéchisme qui se sont bien préparés à cette rencontre eucharistique et d’amitié avec Jésus, et qui communient pour la première fois aujourd’hui, profitent, comme nous, de la grâce de la rédemption qui nous est offerte quand nous communion au corps et au sang du Christ.

    Que cette grâce produise en nous tous ses effets !

    Père Anatole Dédégbé

  • Édito de la solennité de la Trinité, dimanche 12 juin 2022

    « Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit »

    Ce dimanche, voici une grande fête au cœur du mystère chrétien qui vient célébrer l’unicité de Dieu mais aussi le mystère du Dieu Amour. En effet, elle exprime cette réalité mystérieuse d’un seul Dieu dans l’unité d’amour de trois personnes distinctes, égales et indivisibles.

    Le dogme de la Trinité a été tardivement instauré au XIIIème siècle, entre la Pentecôte et la fête Dieu ou du Saint Sacrement qui aura lieu le 16 juin.

    Mais il faut se souvenir que ce dogme n’est pas le fruit d’une élaboration philosophique. C’est la Révélation elle-même. Dès la prédication évangélique, la Trinité est au cœur de l’annonce. C’est ainsi qu’à la fin de l’évangile de saint Matthieu (Mt, 28, 19), le Christ ordonne aux apôtres : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ».

    En effet, la Sainte Trinité se manifeste dès notre baptême, par le signe de Croix, symbole et prière des chrétiens, mais aussi durant la liturgie eucharistique à plusieurs reprises. 

    Aujourd’hui, saint Jean nous interpelle en affirmant que l’Esprit de Feu, l’Esprit de Vérité, va venir sur nous pour que nous puissions faire l’expérience d’ entrer dans l’intimité de Dieu.

    Soyons à l’écoute et laissons-nous guider par l’amour de Dieu ; l’Esprit de Vérité nous fera entrer peu à peu dans le mystère de la foi, et en particulier dans celui de la Sainte Trinité.

    Cette quête de la Vérité doit nous permettre de nous abandonner dans les mains de Dieu avec confiance. Oui Seigneur, pas ce que je veux mais ce que tu veux !

    Alors, remplis de l’amour de Dieu, nous pourrons être féconds et poursuivre notre mission, notamment auprès de ceux qui ne connaissent pas encore notre Sauveur.

    Que l’Esprit de Vérité nous rende confiants et audacieux !

     Et que la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité nous aide à prier :

    « O mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible comme si mon âme était déjà dans l’éternité ; que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de vous, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre mystère ! Pacifiez mon âme. Faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là, tout entière, tout éveillée en ma foi, livrée à votre action créatrice ».

    François Lalau, diacre permanent

  • Édito du dimanche de la Pentecôte, 5 juin 2022

    La Pentecôte : promesse tenue ! 

    C’est la Pentecôte. Encore un pont pour certains mais surtout la fête du don de l’Esprit Saint promis par Jésus avant de s’élever au ciel. 

    La Bible pour dire la réalité de l’Esprit Saint parle de l’eau, du feu, du vent.  

    En un mot l’Esprit Saint est insaisissable bien que donné et inattendu bien qu’attendu.  

    L’Esprit Saint est présence et pourtant nous ne pouvons mettre la main dessus. On ne le retient pas, pas plus qu’on ne retient l’eau, le vent ou le feu.

    Quand les éoliennes tournent on sait que le vent est là. Là où est l’Esprit Saint cela se reconnait aussi. « Ici il y a un bon esprit entre vous » dit-on parfois d’une classe ou de tout autre groupe  L’esprit c’est ce qu’il y a « entre ».   

    Jésus, habité par l’Esprit est retourné auprès de son Père, mais sans nous laisser seuls aux risques de l’aventure humaine, à ses joies, à ses réussites, à ses ambitions mais aussi à ses errements, à ses doutes et à une finitude planétaire hypothétique.      

    « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » avait-il dit, en payant de sa personne sans se contenter de bonnes paroles ou de vaines promesses. 

    L’Esprit Saint qui unit Jésus à son Père vient nous ajuster à eux de manière profonde et creuser en nous le désir d’être et de vivre de manière heureuse et fraternelle. 

    Les fruits de l’Esprit Saint disent cela : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi.

    En un mot l’Esprit Saint est là quand je vis la rencontre : c’est à dire l’accueil de l’autre sur ma route dans le respect de ce qu’il est.

    L’Esprit Saint est là dans l’écoute : c’est à dire l’accueil de la Parole du Christ dans l’Ecriture, dans la communauté, les évènements qui me font signe. 

    L’Esprit est là dans le don de soi : c’est à dire dans l’attention multiforme aux appels des autres.

    L’Esprit Saint est invitation à faire servir nos talents, notre temps, au bien de tous. 

    L’Esprit Saint ne nous formate pas mais suscite notre liberté et nos initiatives pour la construction du monde, de l’Eglise et du Royaume de Dieu.

    Jésus a tenu sa promesse. L’Esprit Saint est toujours le bienvenu. 

    Père Édouard Bois